"Bref le progrès en question est en fait le droit de laisser tomber
l’autre, de ne pas faire les efforts et concession envers son conjoint
pour faire durer le couple et la primauté de l’égoïsme sur les
responsabilité paternelles ou maternelles.«
Si comme vous dite le progrès c’est le rétablissement des »devoirs« , la mise en place d’un système de protection du plus faible (conjoint et enfant) comment pouvez vous le refuser à des couples qui demandent justement à pouvoir accéder à cette institution ??
Toute votre argumentation est bien belle mais vous refusez de l’appliquer à une situation similaire de fait (un couple d’hommes ou de femmes qui élève un ou plusieurs gosses). Et ne revenez pas sur cette histoire de fécondité qui concerne la biologie... pas la »parentalité« et le »couple institutionnalisé« .
Finalement vous défendez moins les enfants que le mariage tel qu’il existait, un »mariage idéalisé« à un tel point que vous oubliez les nombreux problèmes qu’il pouvait »également" engendrer : déni, violences intra-famililale, domination masculine...
Je ne sais pas à qui vous vous adressiez mais la patrilinéarité c’est le terme pour décrire le système mis en place pour protéger l’enfant parce que « justement » on ne pouvait prouver la paternité « biologique ». C’est exactement ce que je décrivais si vous avez suivi la discussion. Nous sortons donc de la biologie... ce que je m’évertue de faire depuis le début en séparant « conception/reproduction » biologique de la parentalité (l’éducation des enfants).
@Aldous : Mélanger « reproduction » et « parentalité » limite en effet le débat. Si vous ne dissociez pas les deux on ne pourra jamais se comprendre.
Quant à votre histoire de femmes célibataires elle est à la limite du délire... si la loi a changé c’est en faveur de la Femme... ça faisait belle lurette (avant, justement) que les pères pouvaient ne pas assumer quoi que ce soit. Avant il n’existait aucune loi pour protéger un gamin né de l’adultère... Bref si vous partez du principe que c’était mieux avant, mieux avant les grandes lois de la fin du 20ème siècle... ce n’est plus du conservatisme... c’est le moyen age.
je ne vois pas comment répondre parce que vous vous évertuez à définir le mariage « tel qu’il est » alors que je pars du principe qu’il pourrait s’ouvrir sur des situations « similaires » (de fait, qui existent). Vous parlez de « reproduction » (biologie) alors que je parle de « parentalité » (sociologie). La reproduction est « une manière » d’accéder à la parentalité... mais la parentalité n’est pas fermée sur la « reproduction ». Le géniteur n’est pas le parent... il est très souvent le parent mais pas forcément le parent. Le mariage (le mariage civile, celui décrit par le code civil) peut très bien s’appliquer à un couple de même sexe avec des enfants. Toutes les sections des articles du code civil qui concernent le mariage peuvent s’appliquer en dehors de ce concept d’1 homme et d’1 femme.
Vous n’arrêtez pas de parler d’infécondité... mais l’infécondité n’a rien à voir avec le mariage. L’infécondité est un fait naturel incontesté mais qui peut être dépassé (PMA, adoption...).
Le mariage a évolué (et encore depuis les dernières lois des années 70), il n’est pas une institution éternelle et immuable.
@JL : ce que j’appelle « droit à l’enfant » (non pas dans un sens juridique cela va de soit), c’est le fait que tout Homme (et Femme) s’octroie (de fait) le droit d’avoir un enfant en pensant d’abord « égoïstement » à lui : puisqu’il ou elle part du principe qu’il est à même d’apporter tout le nécessaire à l’enfant. Je ne sais pas comment être plus précis.
Je ne parle pas de reproduction puisque ce droit à l’enfant s’applique également dans l’adoption ou dans les cas de PMA/GPA.
Je ne confond pas les notions droit à / droit de l’enfant mais je considère que ces derniers découlent des adultes (et donc dépendent des droits « supérieures » du parents).
Je préfère ne même pas m’attarder sur votre phrase finale... j’ai décidé de ne pas user de l’insulte parce que je suis auteur de l’article.