Au temps où la France était encore
effectivement une République, le terme américain « lobbying » se
traduisait par « corruption » et plus précisément par "corruption
active". Le lobbying vise à la substitution de groupes de pression dont
l’influence est proportionnelle au montant de leurs capitaux, à l’expression publique
de tous les citoyens. En pratique le lobbying s’apparente ainsi à un suffrage
censitaire indirect. Il inclut le pouvoir politique dans la sphère du pouvoir
d’achat.
La liberté politique se voit ainsi réduite à la liberté d’acheter,
qui est une « liberté proportionnelle » (si tant est que ce terme ait un sens) au pouvoir d’achat.
Est-ce le monde que nous voulons ?
D’autre part, il faut reconnaître que c’est, dans sa base même, le régime de
l’Union Européenne.
L’article ci dessus de Cleroterion comporte une erreur de logique qui invalide son propos.
En effet : Cleroterion affirme que l’article 3 de la Constitution ne serait pas démocratique
parce qu’il parle de représentants du Peuple et de référendum.
Or Cleroterion ne critique pas ici le référendum. Cleroterion
critique la représentation populaire par élection et milite
pour s’en remettre au hasard.
Cleroterion n’a donc pas réalisé que l’article 3, qu’il cite pourtant,
ne parle que de représentation populaire et non du mode de
désignation de cette représentation.
Si, comme Cleroterion le prétend, la représentation populaire n’est pas
démocratique, alors la représentation populaire par des représentants tirés
au sort n’est pas plus démocratique que tout autre mode de
représentation populaire.
Ainsi Cleroterion condamne toute représentation populaire pour justifier ensuite la
représentation populaire par tirage au sort. Ce qui est absurde.