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Auteur de "L'homme qui a défié Masson", fils d'un démon et d'une princesse Hyrkanienne, le puissant Asp Explorer naquit un soir d'orage dans les hautes terres de Darakhnor. Son couffin jeté dans un torrent de montagne parcourut bien des lieues avant que le nourrisson ne fut recueilli par un sage centaure et trois dryades... blabla blablabla...

Tableau de bord

  • Premier article le 20/12/2006
  • Modérateur depuis le 07/08/2007
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Derniers commentaires



  • Asp Explorer Asp Explorer 29 juillet 2008 23:02

    Non, sérieux, le type qui a inventé l’interface d’agoravox, c’est comme celui qui a inventé les élastiques à paupiettes et les boîtiers de CD, il faudrait rétablir la peine de mort rien que pour les malfaisants de cette sorte

    ***Que faire ?

    Différents cas de figure ont été envisagés mais l’abandon définitif du traité de Lisbonne (et le retour au Traité de Nice) ou la renégociation générale du Traité semblent des options irréalistes et inadaptés aujourd’hui.***


    Le TCE/Lisbonne a été rejeté par référendum dans trois des 27 pays de l’union, ce qui est suffisant pour qu’on ne rejette pas d’un simple revers de main l’application de la simple décence démocratique.

    ***Nous nous dirigeons plus vers l’octroi de clauses dérogatoires aux Irlandais (opting out) comme cela avait été le cas pour le Traité de Nice en 2002 pour les questions de défense.***

    Et pourquoi pas l’opting-out pour les Français et les Néerlandais ? Ah oui, j’oublie, ce n’est pas du TCE que nous parlons, mais du traîté de Lisbonne qui a été tout à fait démocratiquement ratifié, par une nuit froide et sombre, dans une assemblée de godillots que le respect des libertés publiques n’étouffe visiblement pas.

    ***Les responsables européens veulent accélérer la ratification dans les autres pays en espérant qu’une fois que les 26 autres auront accepté le Traité, les Irlandais, qui ne représentent que 4,4 millions d’habitants, ne voudront pas s’exclure de l’Europe et accepteront de revoter moyennant quelques dérogations.***

    Est-ce que j’ai rêvé ? Ce traité ne devait-il pas être adopté à l’unanimité  ?

    ***Un blocage de la Présidence Française du Conseil de l’UE ?

    Sur le plan institutionnel, il y aura évidemment une perte de plusieurs mois pour les renégociations et la mise en ?uvre du nouveau traité ne pourra sans doute pas se faire d’ici à janvier 2009. Cependant, ce rejet ne remet pas en cause de manière drastique les ambitions de la Présidence française car ses priorités sont assez indépendantes de la date d’application du traité. De plus, le programme français est plus que jamais pertinent car il répond aux préoccupations des citoyens en cherchant à répondre aux défis globaux qui nous préoccupent tous comme la hausse des prix alimentaires, les flux migratoires, le réchauffement climatique, l’approvisionnement énergétique ?***

    Compte-tenu de la qualité intellectuelle et morale du personnel politique Français à l’heure actuelle, on ne peut que déplorer qu’il puisse travailler en paix.

    ***Si l’on regarde plus en détails, les quatre priorités de la présidence française devraient souffrir différemment du retard dans l’entrée en vigueur du Traité.

    En ce qui concerne le changement climatique et la réforme de la PAC, cela ne nécessite pas de nouvelles bases juridiques donc nous pouvons espérer des avancées. Pour le pacte sur l’immigration, la France va tenter de faire adopter le plan Hortefeux sur l’immigration avant que ce domaine ne soit communautarisé (et démocratisé) par le Traité de Lisbonne. En effet, la France va tenter d’imposer sa vision de l’immigration en activant son réseau diplomatique avant que cela ne soit rendu plus difficile par la fin de l’intergouvernementalisme et la communautarisation de ces questions.***


    La question de l’immigration est emblématique des problèmes de l’Europe. La plupart de nos voisins considèrent que l’immigration est une excellente chose, qui dynamise l’économie, stimule la croissance et permettra à terme de payer les retraites des vieux. En France, c’est différent : suite à la vague massive des années 60-70 et de problèmes d’intégration dont on n’est toujours pas sortis, on ne peut plus voir les immigrés en peinture pour diverses raisons, légitimes ou non, et en outre, la bonne natalité française permet de relativiser les problèmes de retraite. Alors, on fait quoi ? On tente d’imposer notre vision des choses à nos voisins, en fermant les frontières, en expulsant massivement les clandestins, en faisant la chasse aux patrons indélicats et aux marchands de sommeil ? Ou bien on accepte une ouverture des frontières que la population vomit ? D’autant plus que, lors du référendum de Maastricht, on avait vendu aux Français le fait que l’espace Shengen serait une citadelle inviolable, en omettant de leur signaler que nos partenaires européens n’en avaient peut-être pas tout à fait la même vision des choses.



  • Asp Explorer Asp Explorer 29 juillet 2008 23:00

    ***Quelles leçons en tirer ?***

    Qu’il faut changer l’Europe ? Non, ce serait trop simple :

    ***La critique d’une Europe trop éloignée des citoyens et de leurs préoccupations doit amener les responsables européens à faire un effort considérable de communication.***


    Car le problème, ce n’est pas l’Europe, ce sont les citoyens, qui sont bêtes et qui ne comprennent rien à rien. Il faut les éduquer. C’est un problème de pédagogie. Et SURTOUT ne pas remettre en cause les institutions de l’UE qui comme chacun sait, sont un pays merveilleux de douceur et d’harmonie, où justice et abondance coulent comme le miel...

    ***L’information sur les bienfaits de l’Europe, sur ses impacts concrets dans notre vie de tous les jours, doit être accessible et démultipliée. Jacques Barrot affirme ainsi « qu’il faut montrer sans cesse et sans relâche les bienfaits européens ». L’Europe doit être expliquée, des efforts doivent être faits en termes de pédagogie, de lisibilité et de communication.***

    Qui a dit "propagande" ? Qui a cité Goebbles ? Oh, les mauvais esprits !

    ***Il faut casser le préjugé d’une Europe technocrate qui ne s’occupe pas des citoyens et qui serait « business as usual ». Les responsables politiques nationaux doivent prendre leurs responsabilités, cesser de communautariser les problèmes internes et faire la promotion du projet européen et de ses grands acquis tels que la PAC, le marché commun, la libre circulation ou la résolution des crises internationales.***

    Parlons-en de la PAC, qui est en voie de démantèlement pour cause d’OMC. Parlons-en de la résolution des crises internationales, qui consiste surtout à bavasser, à jacasser, à émettre des protestations... et à appeler l’oncle Sam aux secours quand il faut vraiment faire quelque chose.

    ***Ce « non » ne doit pas stopper le projet européen mais il doit au contraire aider à s’attaquer aux préoccupations majeurs de notre temps à savoir la croissance, le chômage, l’inflation, l’environnement, la sécurité énergétique, l’immigration ? Les européens ne représenteront bientôt que 5% de la population mondiale, il est urgent qu’ils s’unissent pour faire face aux défis futurs car les nations sont trop petites pour y répondre seules. Le projet européen doit être plus visible pour les citoyens qui doivent comprendre que l’Europe est une chance dans la mondialisation et peut nous aider à faire valoir nos idées et valeurs dans le monde.***


    De grandes idées bien belles et bien simples. Et probablement bien fausses. S’il y a une "taille critique" à partir de laquelle une nation est viable, j’aimerais que vous m’expliquiez en quoi elle est proche de 450 millions, et pas de 800 millions, ou de 65 millions, ou de 10 millions ? Après tout, la planète est pleine de pays qui d’ont pas le considérable privilège d’être membres de l’UE, et qui ont l’air d’y survivre.



  • Asp Explorer Asp Explorer 29 juillet 2008 22:59

    ***Comment expliquer ce rejet ?

    Il semble que plusieurs facteurs aient joué.

    Tout d’abord, comme cela avait été le cas en France, le référendum n’a pas porté que sur la nature du traité mais plutôt sur des questions de politique intérieure.***


    Et rebelote... C’est pas qu’on l’attendait un peu celle-là... Et quels éléments probants avez-vous à apporter à l’appui de cette thèse cent fois rebattue ? Vous rendez-vous compte qu’en colportant ces bavardages de café du commerce sur "les gens qui ne répondent pas à la question posée", vous déniez toute légitimité à la pratique du vote - et pas seulement à celle du référendum ? Car après tout, aux élections régionale, on vote beaucoup en fonction d’éléments de politique nationale, est-ce que les conseils régionaux sont pour autant illégitimes ?

    ***Ce fut un vote sanction à l’égard du gouvernement de Brian Cowen. Les Irlandais connaissent en effet un certain ralentissement après quelques années de croissance extraordinaire et de quasi plein-emploi. Les Irlandais n’ont pas vu les bienfaits que leur avaient apportés l’UE et n’ont retenu que l’image d’une administration européenne jugée distante et bureaucratique.***

    Source ? A part de vagues sondages, bien sûr, dont la provenance et la pertinence sont sujettes à caution. En outre, vous vous emmêlez les pinceaux dans votre argumentaire : si les électeurs n’ont "retenu que l’image d’une administration européenne jugée distante et bureaucratique", c’est bien qu’ils ont voté à propos de l’Europe, et non de petites affaires irlandaises !

    ***De plus, dans un pays qui n’a acquis sa pleine souveraineté qu’au début du XXe siècle, l’argument d’une perte de souveraineté porté par les « nonistes » a eu un effet dévastateur. Il y a eu des dérives et surenchères nationalistes autour des questions de défense, de politique agricole, de fiscalité et d’avortement notamment.***

    Oserez-vous contester que le TCE/Lisbonne institutionnalise des pertes de souveraineté nationale ? Et accessoirement, vous noterez que là encore, les électeurs qui n’ont voté que "sur des questions de politique intérieure" ont en fait, selon vos propres dires, bien répondu à la question qui leur était posée !



  • Asp Explorer Asp Explorer 29 juillet 2008 22:58

    Ah, bordel d’interface de merde... Je reprends...

    ***Le « non » irlandais ne doit pas plonger l’Europe dans une nouvelle crise, elle souffre déjà de trop de désamour de la part de nombreux citoyens européens. Ce « non » est évidemment un choc pour les défenseurs du Traité, choc qui suscite beaucoup de déception, de tristesse et d’incompréhension à travers l’Europe. En effet, depuis son adhésion en 1973, l’Irlande est un des pays ayant reçu le plus de subventions de l’Union Européenne.***


    En vertu de quoi, vu qu’on leur a donné plein d’argent, n’ont-ils pas le droit d’avoir un avis critique sur la question institutionnelle ? Dont acte. Avaient-ils conscience qu’avec cet argent, on achetait leur silence ?

    ***On estime en effet à près de 58 milliards d’euros la somme reçue, soit près de 800 euros par irlandais. Cependant, comme l’a très justement fait remarquer Jean-Perre Jouyet « il faut prendre acte de la décision du peuple irlandais et la respecter tout en la regrettant ».***

    58 milliars divisé par 800, ça fait 72 millions d’Irlandais. Je sais que ce pays a le record d’Europe de la fertilité, mais j’ignorais que c’était à ce point.

    ***C’est un coup dur pour l’Europe politique car le traité de Lisbonne a été pensé pour créer un cadre institutionnel adapté à une Europe à 27 et ainsi faciliter la prise de décision pour les sujets qui nous concernent tous. C’est un traité équilibré entre les États membres et totalement égalitaire entre petites et grandes nations.***

    Ça ne coûte rien de l’écrire, mais force nous est de constater qu’au cours des campagnes référendaires successives, les partisans du TCE/Lisbonne ont échoué à en convaincre leurs peuples. Peut-être, tout simplement, faute d’argument valable...

    ***Il vise à rendre l’Europe plus efficace mais aujourd’hui l’unanimité nous stoppe et impose un moment de réflexion à l’Europe. Malgré cela, nous pouvons continuer à avancer et cela est même indispensable car nous ne pouvons pas nous permettre de baisser les bras alors que le reste du monde avance à grands pas.***

    Et revoici la tarte à la crême classique : des milliards de Chinois vont déferler sur nos campagnes et nous forcer à bouffer le cassoulet avec des baguettes ! Seule l’Europe peut nous protéger contre ces hordes barbares... Mais tout cela n’est qu’un fantasme légèrement xénophobe brandi commodément par tous les démagogues pour justifier tout et n’importe quoi. Un fantasme qui restera longtemps à l’état de fantasme, car la Chine, quoi qu’en pense la presse parisienne, reste dans son ensemble un pays du tiers-monde, misérable, attardé, et confrontée à des défis économiques, politiques, sociaux et environnementaux qui feraient se dresser les cheveux sur la tête aux plus courageux des énarques.



  • Asp Explorer Asp Explorer 29 juillet 2008 22:54

    Une petite réponse en plusieurs bouts :

    ***Le « non » irlandais ne doit pas plonger l’Europe dans une nouvelle crise, elle souffre déjà de trop de désamour de la part de nombreux citoyens européens. Ce « non » est évidemment un choc pour les défenseurs du Traité, choc qui suscite beaucoup de déception, de tristesse et d’incompréhension à travers l’Europe. En effet, depuis son adhésion en 1973, l’Irlande est un des pays ayant reçu le plus de subventions de l’Union Européenne.***

    En vertu de quoi, vu qu’on leur a donné plein d’argent, n’ont-ils pas le droit d’avoir un avis critique sur la question institutionnelle ? Dont acte. Avaient-ils conscience qu’avec cet argent, on achetait leur silence ?

    ***On estime en effet à près de 58 milliards d’euros la somme reçue, soit près de 800 euros par irlandais. Cependant, comme l’a très justement fait remarquer Jean-Perre Jouyet « il faut prendre acte de la décision du peuple irlandais et la respecter tout en la regrettant ».***

    58 milliars divisé par 800, ça fait 72 millions d’Irlandais. Je sais que ce pays a le record d’Europe de la fertilité, mais j’ignorais que c’était à ce point.

    ***C’est un coup dur pour l’Europe politique car le traité de Lisbonne a été pensé pour créer un cadre institutionnel adapté à une Europe à 27 et ainsi faciliter la prise de décision pour les sujets qui nous concernent tous. C’est un traité équilibré entre les États membres et totalement égalitaire entre petites et grandes nations.***

    Ça ne coûte rien de l’écrire, mais force nous est de constater qu’au cours des campagnes référendaires successives, les partisans du TCE/Lisbonne ont échoué à en convaincre leurs peuples. Peut-être, tout simplement, faute d’argument valable...

    ***Il vise à rendre l’Europe plus efficace mais aujourd’hui l’unanimité nous stoppe et impose un moment de réflexion à l’Europe. Malgré cela, nous pouvons continuer à avancer et cela est même indispensable car nous ne pouvons pas nous permettre de baisser les bras alors que le reste du monde avance à grands pas.***

    Et revoici la tarte à la crême classique : des milliards de Chinois vont déferler sur nos campagnes et nous forcer à bouffer le cassoulet avec des baguettes ! Seule l’Europe peut nous protéger contre ces hordes barbares... Mais tout cela n’est qu’un fantasme légèrement xénophobe brandi commodément par tous les démagogues pour justifier tout et n’importe quoi. Un fantasme qui restera longtemps à l’état de fantasme, car la Chine, quoi qu’en pense la presse parisienne, reste dans son ensemble un pays du tiers-monde, misérable, attardé, et confrontée à des défis économiques, politiques, sociaux et environnementaux qui feraient se dresser les cheveux sur la tête aux plus courageux des énarques.

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