Vous pouvez fanfaronner tant que vous voudrez avec vos collègues, l’abstention est < 50%, en net recul par rapport aux dernières cantonales.
Les abstentionnistes sont comme les vaches dans les prés, elles regardent les trains passer et terminent à l’abattoir.
En attendant...
FDG —> 6%
FN —> 26% sans aucun sortant !
Score historique du FN dans une élection nationale. En progression par rapport aux Européennes 2014. En tête dans 43 départements sur 98. Présent dans plus de 1.000 cantons...
Lorsque le FDG atteindra le niveau des écolos, le temps sera venu de vous retrouver dans l’étale d’une boucherie...
« Les sondages donnent le FN tout juste en tête avec 30%, talonné par l’UMP, donc rien n’est joué pour la place de premier parti de France » Non. Le FN est talonné par une alliance de plusieurs partis politiques (UMP, UDI & DVD). Nuance !
« S’il fallait une preuve que les partis politiques œuvrent malheureusement pour leur stratégie personnelle et non pas pour le bien commun, nous en avons là, la preuve irréfutable. » Au risque de vous surprendre, les partis de gauche et de droite n’œuvrent plus pour le bien commun et les intérêts de la France depuis longtemps.
Pour le 3ème tour, « quelle sera l’attitude des élus UMP, certains seront-ils tentés de s’allier au FN » Cela est également valable pour le PS. Du reste, il ne s’agit pas d’une alliance, mais d’un engagement formel et acté à respecter certaines mesures pour le bien commun en échange des voix des élus FN pour la présidence du département.
Je ne le pense pas, le contexte a énormément changé. Si je devais résumer mon propos, leur « création » leur explose au nez.
Longtemps camouflée par les médias, Tonton et ses acolytes avaient à l’époque élaboré une stratégie pour faire diversion sur le virage néolibéral pris par le parti socialiste en 1983 avec le tournant de la rigueur. Une France aspirée dans le processus de globalisation avec les étendards socialistes que sont Jacques Delors et Pascal Lamy (Acte unique, Maastricht, OMC...).
C’est là que les stratèges se sont souvenus du discours de George Marchais à Montigny-les-Cormeilles en 1981, le premier secrétaire du parti communiste français. Il y dénonçait le début d’une immigration massive et ses conséquences désastreuses sur la classe ouvrière. Ne pouvant diaboliser leurs alliés communistes, le FN a été médiatisé pour porter ce discours. La pirouette socialiste l’a transformée en propos xénophobe, raciste et fasciste. Le tour de passe-passe s’appuyait sur la création de SOS racisme en 1984 (Attali, Dray, Désir, BHL, Halter, UEJF...). La LICRA et tous les crétins de gauche se sont chargés de judiciariser les opinions avec la lutte contre le « lepénisation des esprits ». Le parti socialiste s’est trouvé un électoral tout neuf pour remplacer la désertion des couches populaires.
La manœuvre présentait un autre bénéfice pour le PS. Faire monter le FN en le diabolisant interdisait toute alliance avec la droite républicaine pour éviter la bérézina aux législatives de 1986. Cette tactique a fonctionné pendant plus de vingt ans avec le front républicain, autrement dit l’alliance des obédiences maçonniques de « droite » et de « gauche ».
Leur « création » leur explose au nez, car comme je l’indiquais dans mon commentaire précédent, chaque Français dispose à présent du recul nécessaire pour constater les échecs des politiques menées par les deux partis de gouvernement.
« Cela dépendra en premier lieu de la volonté et du désir des électeurs de l’Hexagone, de vouloir prendre ou non, l’audace ou le risque d’oser... »
Puisque vous évoquez les présidentielles de 2017, la règle électorale en France pour les millions d’électeurs-râleurs est de saisir une occasion de mettre une claque aux deux formations politiques à tour de rôle. Ils élisent leur représentant par défaut. Un partage démocratique du pouvoir par la sacro-sainte règle de l’alternance, un bipartisme sanctifié par consentement du peuple en toute légitimité. Les Français ne sont plus ni audacieux, ni téméraires et encore moins courageux, ils sont biberonnés par la propagande médiatique du « vote utile » et du « vote efficace ». La situation aurait changé depuis longtemps si tel n’était pas le cas. De la même façon, Marine Le Pen accédera au pouvoir le jour où les électeurs-râleurs auront décidé de mettre une claque à l’UMPS. Chacun dispose à présent du recul nécessaire pour constater les échecs des politiques menées par les deux partis de gouvernement.