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  • AtomicBoy44 16 juillet 2013 17:43

    "La France ne connait pas l’intermittence
    En revanche, la différence est étonnante au niveau de la production : 75 milliards de Kwh produits par an par le parc renouvelable Outre-Rhin ; 410 milliards par le parc nucléaire français. 13% de la consommation du pays d’un côté (600 Twh) ; 74% de l’autre (550 Twh) Ainsi la moitié de la puissance installée fournit Outre-Rhin un septième de la production ; en France les trois -quarts... La différence s’explique par l’intermittence : les capacités de production renouvelable fonctionnent 1200 heures par an (sur les 8760 que compte une année), donc restent inutilisées 87% du temps ; pendant que les capacités nucléaires tournent à plein régime- 6500 heures par an, soit 75 % du temps."

    http://www.latribune.fr/blogs/cercle-des-ingenieurs-economistes/20130603trib000768087/les-couts-caches-des-energies-renouvelables-nouvelles.html



  • AtomicBoy44 15 juillet 2013 23:55

    Les photopiles rentables toutes seules et sans transports ? Je suis curieux de lire votre démonstration ! Non parce que je ne vois pas pourquoi TOUS LES PAYS EUROPÉENS ont adopté le système de « la parité réseau » !?
    En effet s’ils n’y avaient pas eu besoin des réseaux, pourquoi les producteurs se sont ils tous battus pour être les premiers a y connecter leurs installations ?
    Vous en avez trop dit ou pas assez. hélas, je crains déjà trop connaitre la réponse a ma question.

    Les photopiles sont ce qui a rapporté le plus, mais ça va changer sans les subventions. il suffit de voir les producteurs allemands se casser la gueule les uns après les autres ...Dés que les subventions (payées sur nos factures et obligeant EDF a emprunter a la place des producteurs eux mêmes. Et nous savons tous qu’un emprunt n’est pas gratuit !)

    Je voudrait tout de même vous rappeler que si le vent et le soleil sont « gratuit » les extracteurs convertisseurts ne le sont pas. Le pétrole naturel et le gaz naturel sont aussi gratuits. C’est juste qu’il faut payer pour les trabnsporter et les stocker et es raffiner, et les trouver ...etc
    Même chose pour le charbon !
    Car je vous le répète, personne n’a payé pour que se forme le pétrole, le gaz, le charbon, es forêts, les montagnes ...etc
    Pas plus que pour le soleil ou la terre, ou l’atmosphère ou encore la supernova qui a explosé avant de permettre la naissance du système solaire !



  • AtomicBoy44 15 juillet 2013 23:27

    "Interressant, je pense que nous sommes d’accord sur le mix, mais dire que les ENR et l’éolien sont chers par rapport aux fossiles, cela est de moins en moins vrai et encore plus dans le futur il ne faut pas se le cacher la CRE (indépendant) l’a très bien expliqué ces derniers mois.« 

    D’accord, faut le dire vite ! moi je veux plus de nucléaire, vous moins. Je ne peux pas écrire que nous sommes d’accord.
    Si, si, ils sont chers ces miroirs aux alouettes. L’électricité va augmenter pour plusieurs raisons, mais en 2012, après avoir regardé plus de 15h d’auditions sénatoriale sur le prix de l’électricité, qui a d’ailleurs donné lieu a un rapport controversé au sein même des décideurs qui se sont désolidarisés de l’auteur, tout en publiant tout ce qui a été dit. Après avoir regardé ces auditions, disais-je donc, il est très clairement ressorti, qu’il existait b el et bien un cout caché des électroENR. J’insiste sur le mot »électro« comme additif, car les lecteurs qui lisent »ENR« n’ont pas bien conscience des ordres de grandeurs. Et souvent ils pensent éoliennes ou panneau photovoltaïques comme ressources majeur d’’énergie, alors qu’il ne s’agit QUE d’électricité !
    Je vous rappelle, donc a vous comme aux lecteurs, que l’électricité ne représente que 22% de la conso énergétique du pays. Le reste ce sont des combustibles fossiles, dont l’uranium ne fait pas parti d’un point de vue strictement physique. Oui, car l’uranium naturel est un MINÉRAL, certes dont l’extraction est limitée dans le temps, mais son utilisation dépasse le millénaire avec les réacteurs a neutrons rapides ou les réacteurs ADS...
    Ce que je veux vous dire, c(’est que vous anticiper une baisse dans le futur, mais risque vous comparez une technologie a une autre, vous devez aussi intégrer que l’autre technologie est susceptible d’évoluer. Conclusion, comparer les ENRs du futur avec le nucléaire du futur, sinon, ce n’est pas une comparaison, et cela n’a pas de sens.

    Votre mot entre praenthèse qualifiant la CRE d’indépendante reste a vérifier.
    Cette comission reste une comission étatique, et je vous rapelle que le plus gros actionnaire d’EDF est l’état a plus de 85% ! Pensez vous réellement que l’état veuille a tout prix perdre de l’argent ?
    Moi, je vous assure qu’EDF est une bonne vache a lait bien grâce et docile pour l’état.
    Mais, il y a encore a dire. Indépendant ne veut pas dire NEUTRE. Je dis ça parce qu’on nous bassine sans arrêts les avis de la CRIIRAD sur toute la toile comme des arguments de poids juste parce qu’elle serait »indépendante". Mme Rivasi est-elle Neutre dans la présentation de ses mensonges honteux pour son simple désir d’exister publiquement et politiquement ?
    Moi, je vous dit que la CRIIRAD est indépendante mais NON NEUTRE.
    Ne pas confondre NEUTRALITÉ et indépendance !

    "L’augmentation du prix de l’électricité en 2013 est essentiellement due pour la CRE à l’augmentation du prix des combustibles et des charges de personnel.« 

    Vous avez mal lu. D’abord il faut rappeler ce que veut dire CRE : Commission de Régulation de l’ÉNERGIE.
    Vous faites donc erreur en parlant UNIQUEMENT de l’électricité et de son augmentation. Non les CRE a dit le pricnipal facteur d’augmentation des prix de l’ENERGIE (22% SEULEMENT d’électricité toussaaaaa) est l’augmenation du prix des combustibles. Oui, mais dans combustible, vous pouvez ici enlever augmentation du prix de l’uranium pour la simple et bonne raison que l’uranium a baissé en 2012 et baisse encore en 2013 !
    Non, la CRE dit au contraire que ce sont les combustibles fossiles qui ont fait exploser le prix de l’énergie dans le pays. Et c’est logique car notre pays importe 99% de ses combustibles fossiles (pétrole, gaz et charbon (100% pour ce dernier, car nous n’avons plus de mines !))

     » tandis que le cout de production des renouvelables baisse.« 

    C’est faux. Si nous parlions maintenant des couts cachés des électro ENR ?
     »Le photovoltaïque, c’est pas si fantastique" > Solaire - Enerzine.com

    Les Eoliennes, Du Vent ?

    Je vous rappelle encore une fois que plus vous mettez de productions intermittentes, plus vous êtes obligé de mettre des moyens de démarrage rapides derrière, or ces moyens sont aux combustibles fossiles ET/OU hydrauliques. Donc ceux qui ne comptent pas tout depuis le début, ce sont les producteurs spéculateurs rapaces a la recherche de subventions étatiques qui rabâchent des mensonges aux politiciens locaux qui y voient eux une rentrée d’argent, leur permettant de faire des investissements communaux pouvant leur assurer la réélection...Cherchez ou est la démocratie la dedans... Moi je ne vois pas !

    Nous avons la chance d’avoir a peu près 15 GW (de mémoire) de puissance installée en hydroélectricité (première ENR du pays et de loin !), nous pouvons grâce a ces barrages éviter le pire lors des pics et aussi ne pas allumer les centrales fossiles. Les allemands ne peuvent pas en dire autant, soyez en certains !

    EDF produit essentiellement avec le nucléaire, c’est certains, mais les 58 réacteurs et 19 centrales ne sont pas la totalité du parc d’EDF, loin de là.

    « Rien que pour la maintenance cela représente 3,7 milliards par an (http://www.futura-sciences.com/fr/news/? tes_36447/) et la France a déjà investit plus de 188 milliards d’euros pour cette filière selon la Cour des Comptes.’

    Vous lisez et reprenez ce qui vous arrange dans le rapport de la CDC a ce que je vois.
    D’accord mais quel est le chiffre d’affaire et le bénéfice d’EDF avec son parc électronucléaire ?
    Combien doit il donner a crédit aux producteurs d’électroENR ? Vous n’avez pas vu les 4 milliards qu’EDF a du emprunter pour payer des petits producteurs résultant de la spéculation.

    Par ailleurs, combien d’EPR l’allemagne aurait pu construire avec les 300 milliards cumulés dans le solaire et l’éolien pour produire moins de 5 % de son électricité et émettre 7 fois plus de CO2 que nous pour produire les mêmes électrons dans les fils ?
    188 milliards ce n’est pas juste la production électrique, il y aussi la recherche, la médecine...
    Ce n’est pas tant que ça depuis les années 50 ! Ce que vous n’avez pas dit en donnant ce chiffre.

    Mais encore, si vous cherchez la cause principale des augmentations du prix du KWh, cherchez la ligen CSPE sur votre facture EDF, vous verrez. D’ailleurs, il serait tout de même normal que les autres aussi payent cette CSPE, or ce n’est pas le cas !
    CSPE : la facture d’électricité s’annonce salée pour 2013

     »Dans le même temps, ces énergies fossiles et leur extraction polluent et dégradent la planète de jour en jour : Gaz à effet de serre (ex pétrole ...) ; déchets radioactifs ; risque de catastrophe nucléaire ; menace des sols pour les gaz de schistes... A contrario les ENR ne posent pas les mêmes problématiques qui sont plus liées à l’esthétique, aux choix d’implantation pour le respect de la faune, ou à leur intégration sur les réseaux par exemple pour l’éolien."

    1 Utiliser de l’énergie c’est dégrader l’environnement. La dose qui fait le poison, encore une fois...Alors a moins de retourner dans les cavernes se chaufer au feu de...bois, jusqu’a ce qu’il n’y en ai plus, je ne vois pas ! les déchets radioactifs, ne sont pas un pb. Ce sont les antinucléaires qui veulent que ce soit LE PB. or les cendre de combustion du charbon, sont aussi un pb. les allemands, danois, polonais, EU, Chine ont-ils demandés avant de nous envoyer toute leurs saloperies qui se dégagent quand ils brulent les milliers de tonnes de lignite chaque jours ?
    Et les déchets nucléaires ne sont pas LE pb a mes yeux. Non les déchets chimiques ÉTERNELS EN MILLIONS DE TONNES qui s’accumulent, et pour certains aussi nocifs voir plus nocifs, m’inquiètent bcp plus.

    2 Les éoliennes posent plus de pb que l’esthétique comme je vous l’ai montré dans les liens que j’ai posté plus haut...

    3 Les réseaux ce n’est pas une broutille, et le RTE avec ErDf nous ont clairement indiqué qu’il faut 50 milliards d’ici a 2020. Ou va t-on les prendre alors que mollande et ayrault veulent réduire les dépenses de partout tout en faisant un déficit de 80 milliards rien que cette année !?

    Je vous répète, qu’il suffit de regarder les mix électrique des pays qui ont investit massivement dans l’éolien et le solaire pour comprendre que plus ils y mettent de l’argent, donc de la puisance installée, plus ils se rendent dépendant des combustibles fossiles et donc émettent du CO2. Par exemple, l’Espagne, le Danemark, la grande Bretagne, et bien sur l’allemagne.
    Même le patron de GDF-Suez le dit : l’éolien c’est super, l’éolien c’est génial, l’éolien faites en plein ! Pourquoi a votre avis ????
    Pour perdre du chiffre d’affaire ? des clients ?
    Alors ça marche jusqu’à une certaine limite quand on a des ressources sur son sol, comme la GB ou l’allemagne, mais l’Espagne ? L’italie ? Le Portugal ? L’Irlande ? la limite de ces trois derniers, c’est la dette !

    Constatez vous même ici en regardant les mix et les émissions de ces pays : http://www.tsp-data-portal.org/



  • AtomicBoy44 15 juillet 2013 19:57

    « on a pas de mines d’uranium en france. »

    C’est faux et archi faux. Vous devriez plutot ecrire, nous n’avons pas de mines EN EXPLOITATION ACTUELLEMENT en france. Ce qui ne signifie absolument pas que nous n’en auront jamais ...

    Toutefois, si c’est pour dire que nous ne sommes pas plus indépendant, je vous laisse faire des maths pour mieux comprendre pourquoi la fission nucléaire nous apporte plus d"indépendance que les éoliennes et les cellules solaires fabriquées dans l’atelier du monde : la chine !
    Quand vous aurez compris le facteur 100 000 avec un litre de pétrole (lui même d’un facteur 50 (jambes) a 100 (bras) par rapport a la force musculaire humaine) et que vous vous serez renseigné sur nos 4 ans de stock d’uranium sur notre sol rien que pour la fission actuelle, vous comprendrez pourquoi ces machines, pure produit du génie humain et de la compréhension de la nature a travers la matière par l’homme seront inévitables et même indispensables. Pas que pour la France, non pour l’humanité toute entière !

    Parlons maintenant de prix : Lesantinucléaires sont assez illogiques dans leur raisonnement : Ils voudraient que le prix de l’uranium monte alors qu’ils pensent que le monde va sortir de cette énergie ...Ou est la logique ? Dans quel monde vivent-ils ? Ont-ils oublié que nous vivons dans une économie de marché ou la loi de l’offre et de la demande est la règle de gestion du prix de la ressource ?
    Si vous voulez voir par vous même  : U3O8 Prices

    « les déchets couteront cher sur des siècles »

    Faux, encore une fois ...La cours des comptes a démontré avec l’ANDRA et leurs homologues dans d’autres pays que le cout sur le MWH est minime. Car oui, c’est le cout au KWh qu’il faut compter cher Mr foufouille antinucléaire. mais ça, ça vous échappe avec votre lavage de cerveau qui ne vérifie pas par lui même !
    Alors évidement si nous ne cherchons pas de solutions pour réduire a la fois, leur toxicité, ; leur volume et leur durée de vie, là, oui ça coute cher !
    Mais au fait qui sont les énergumènes qui ne veulent pas que nous cherchions ds solutions ? Les antinucléaires pardi ! C’EST TROP RISQUE qu’ils disent... Trop risqué pour eux de perdre une argument a mon avis !

    C’est aussi pour ça, a mon avis, qu’ils veulent faire arrêter les EPR, alors même que ceux ci permettraient de réduire le volume de plutonium stocké en l’utilisant comme combustible MOX a 100% dans les réacteurs. La encore, une économie de combustible énorme et une réduction du risque de prolifération (par simple réduction de volume stocké) tout en produisant de l’électricité !

    Les antinucléaires ne veulent pas trouver de solution, c’est leur choix, mais il me semble que ce point de vue est tout a fait paradoxal par rapport a la doctrine qui devrait être la leur quand on veut protéger l’environnement.

    Voila un article qui résume bien la situation :
    « Nucléaire ou biologie de synthèse : débats impossibles ?

    http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2013/05/nucl%C3%A9aire-ou-biologie-de-synth%C3%A8se-d%C3%A9bats-impossibles-.html

     » L’annulation d’une de ses réunions, voire de toutes celles qui sont prévues si les opposants à la tenue de ces débats s’y déplacent et y font obstacle physiquement, serait le signe de ce que ces opposants ne souhaitent pas l’échange d’opinions sur le sujet. Que ce soit par crainte de ne pas emporter la conviction des participants ou par tactique rhétorique - empêcher un débat de se tenir pour pouvoir continuer à dire qu’ils ne sont pas écoutés.« 

     »Enfin, le discours opposé à l’électro-nucléaire souhaite répéter l’argument « il n’y a pas de solution de gestion pour les déchets, donc il faut arrêter d’en produire ». Toute participation à un débat sur une éventuelle solution affaiblit l’argument, il faut donc l’éviter."

    Quand une autre solution moins chère et plus sûre est proposée (Déchets HA VL dans du verre, le tout dans un conteneur en INOX), lesquels conteneurs seront stocké en profondeur avec un accès unique et sous contrôle. C’est une avancée par rapport a la surveillance humaine, mais les antinucléaires bornés et obscurantistes font tout pour que ce projet soit abandonné, alors même que les français sont a plus de 54% POUR la préservation du parc actuel , soit 75% d’électronucléaire ! Ce n’est pas ça la démocratie ! Ce ne peut etre une minorité fanatique et régressioniste qui force les représentants a décider selon le bon vouloir de ces gens, bien plus par pure idéologie que par logique et raison.
    Autre article sur le sujet :
    http://www.sauvonsleclimat.org/articles-selectionneshtml/les-dechets-radioactifs-une-raison-pour-sopposer-au-nucleaire/35-fparticles/1352-les-dechets-radioactifs-une-raison-pour-sopposer-au-nucleaire.html

    Et pourtant :
    Synthése du projet ASTRID

    Réacteurs nucléaires de 4ème génération : produire de l’hydrogène avec le nucléaire

    Le projet MYRRHA : l’avenir de l’humanité passe par la transmutation des déchets nucléaires

    Réacteur Myrrha : réduire la toxicité des déchets radioactifs !

    MYRRHA home - SCK•CEN

    L’accélérateur de type ADS pour le projet MYRRHA (PDF)

    N’oubliez pas, la parc électronucléaire Français a déjà produit plus de 22 000 milliards de KWh, et en produira encore autant , sinon plus ...

    Ce qui vous empêche de chercher par vous et de réfléchir, c’est la peur. Elle est utilisée par les antinucléaires dans les mass-médias complices, car ces derniers font de l’audience grâce aux émotions.
    Apprenez donc a maitriser vos peurs en allant chercher par vous même au lieu de réciter vos leçons antinucléaires produites par des ONG plus qu’opaques dans leur financement.

    Pourquoi les antinucléaires sont dangereux ?
    ou du même auteur :
    Le discours de la méthode (XII) : remettre les ONG à leur place !



  • AtomicBoy44 15 juillet 2013 19:16

    « le prix du nuke ne comprend pas la fin de vie des centrales. »

    C’est faux, la cours des comptes l’a clairement dit et démontré depuis janvier 2012 dans son rapport !
    je cite :
    « Première audition :
    http://videos.senat.fr/video/videos/2012/video12449.html
    Compte rendu :
    http://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20120319/ce_electricite.html#toc3
    Dernier résumé :
    http://videos.senat.fr/video/videos/2012/video13337.html

    Extrait du compte rendu :
    J’en viens à la question des coûts futurs, lesquels peuvent être discutés.

    S’agissant des coûts de démantèlement, aucun opérateur, à ce jour, n’a démantelé un parc de plusieurs dizaines de réacteurs du même type. Aujourd’hui, trois méthodes peuvent être envisagées pour évaluer ces coûts.

    L’ancienne méthode des coûts de référence, dite PEON, consistait à appliquer un pourcentage au coût complet des investissements. Le montant des charges ainsi calculées représentait 16 % du coût, puis 15 %. On ne comprend pas très bien sur quoi elle était fondée.

    Une deuxième méthode, appliquée par EDF, la méthode dite Dampierre, consistait à analyser, à partir du cas d’une centrale type, ce que coûterait chacune des opérations de démantèlement. Cette méthode nous a paru solide. Elle a déjà été actualisée, mais elle gagnerait à l’être une nouvelle fois, car les paramètres varient dans le temps. Sur le fond, c’est en tout cas une approche cohérente, contrairement à la précédente.

    Enfin, comme personne ne sait réellement comment de telles opérations se dérouleraient dans la réalité, nous nous sommes penchés sur les études menées dans les autres pays.

    L’extrapolation des études internationales au coût du démantèlement du parc d’EDF amène à situer l’évaluation d’EDF, soit 18,4 milliards d’euros, tout en bas de la fourchette. L’un des opérateurs allemands estime le coût du démantèlement à 62 milliards d’euros. D’autres évaluations sont proches de celle d’EDF, comme celle de la Suède -20 milliards d’euros -, qui est probablement l’un des pays ayant le plus exploré ce sujet. D’autres encore avancent des chiffres plus de deux fois supérieurs, soit 44 milliards d’euros ou 46 milliards d’euros.

    Nous avons donc étudié, à titre indicatif, quel serait l’impact du doublement des charges de démantèlement sur le coût : il entraînerait une augmentation de 5 % de celui-ci.

    Le stockage profond des déchets représente une deuxième source d’incertitudes.

    Il existe des désaccords importants à ce sujet entre les exploitants, qui estiment le coût de ce stockage à une quinzaine de milliards d’euros, et l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, l’ANDRA, en principe seul expert en la matière, qui l’évalue à quelque 35 milliards d’euros. Cet écart provient de différences d’appréciation de chaque coût, mais également d’une diversité d’approches, s’agissant notamment de la réversibilité.

    La Cour des comptes n’est pas compétente pour donner un avis sur ce point. Elle évalue la sensibilité du coût à un doublement du devis du stockage profond des déchets à 1 %. En effet, la période considérée étant extrêmement longue, l’actualisation ramène le coût à un niveau peu élevé.

    Enfin, nous nous sommes interrogés sur le taux d’actualisation. Si nous avons constaté que le taux retenu par EDF était dans la moyenne des autres opérateurs, cette moyenne n’est pas mathématique. Un point de variation du taux d’actualisation aurait un impact de 0,8 % sur les coûts.

    Voilà ce que l’on peut dire, au total, sur les coûts futurs et leur sensibilité à une variation des paramètres.

    Je voudrais à présent aborder la question importante de la durée de fonctionnement des réacteurs.

    C’est l’un des sujets qui nous a le plus interpellés. En pratique, la décision de l’Autorité de sûreté nucléaire d’autoriser la prolongation de trente à quarante ans de la durée de vie de deux réacteurs nucléaires a donné lieu à de vifs débats. L’âge moyen du parc actuel est de vingt-cinq ans ; vingt-deux réacteurs, soit 30 % de la puissance installée, auront quarante ans de fonctionnement avant la fin de 2022.

    Si, juridiquement, les réacteurs, à deux exceptions près, ont une autorisation de fonctionnement pour trente ans, l’amortissement comptable que pratique EDF porte sur quarante ans, conformément aux règles de la comptabilité qui préconisent, à tort ou à raison, de retenir la durée de vie la plus probable. En réalité, EDF table, comme en témoignent des déclarations aux analystes financiers et certains articles parus récemment dans le quotidien Le Monde sous la signature d’Henri Proglio, sur une durée de vie de cinquante à soixante ans. À titre indicatif, aux États-Unis, le fonctionnement de ce type de réacteurs est autorisé pour soixante ans ; cela ne signifie pas que les Américains ont raison : c’est un constat.

    Quoi qu’il en soit, si l’on devait remplacer les vingt-deux réacteurs que j’évoquais à l’instant avant la fin de 2022, compte tenu des délais de mise en oeuvre de sources d’énergie alternatives ou de réalisation d’économies d’énergie correspondantes, l’effort à fournir serait comparable à un effort de guerre. À supposer que l’on continue à recourir à l’énergie nucléaire, une dizaine d’années séparent la décision de construire un réacteur EPR de l’entrée en service de celui-ci. Nous sommes en 2012 : il faudrait donc construire une douzaine de réacteurs EPR - leur puissance étant plus élevée que celle des réacteurs actuels - d’ici à 2022. Cela me paraît hautement improbable, mais vous êtes mieux placés que moi pour en juger.

    La mise en oeuvre de sources d’énergie alternative n’est pas non plus immédiate. C’est un élément important à garder à l’esprit.

    Par conséquent, il est vraisemblable - mais pas certain : les Japonais ont arrêté l’essentiel de leur parc nucléaire sans préavis - que les dépenses de maintenance, qui s’assimileront à des dépenses de prolongation de la durée de vie, vont fortement augmenter. Leur incidence est supérieure à celle des dépenses futures.

    Les dépenses pour investissements de maintenance d’EDF étaient en moyenne de 800 millions d’euros par an entre 2003 et 2008. En 2010, elles atteignaient 1,75 milliard d’euros. Le programme d’EDF, avant l’audit réalisé par l’ASN à la suite de l’accident de Fukushima, prévoyait un budget de 50 milliards d’euros à ce titre pour la période 2011-2025, soit 3,4 milliards d’euros par an. Je précise que les dépenses mises en oeuvre aboutissent à la fois à maintenir les équipements en bon état de fonctionnement et à prolonger de vingt ans leur durée de vie.

    En même temps que le Gouvernement demandait à la Cour des comptes un rapport sur les coûts de l’électricité nucléaire, il chargeait l’Autorité de sûreté nucléaire d’étudier les précautions supplémentaires à prendre après l’accident de Fukushima. Le programme de l’ASN n’a pas été formellement chiffré. L’ordre de grandeur avancé par l’ASN comme par EDF est de 10 milliards d’euros. J’ai été frappé par leur convergence de vues au cours des auditions que nous avons menées. Ils s’accordent également sur le fait que la moitié de ces dépenses sont déjà plus ou moins prises en compte dans le programme de maintenance d’EDF. Le surcoût est donc de l’ordre de 5 milliards d’euros pour la période 2011-2025, sachant que ces dépenses seront concentrées en début de période.

    M. Jean Desessard, rapporteur. - S’agissant du chiffrage du programme de l’ASN, vous avez recoupé les chiffres fournis par EDF avec d’autres, mais vous n’avez pas procédé à vos propres calculs ?

    M. Gilles-Pierre Lévy. - La Cour des comptes n’a pas pu effectuer de tels calculs. Les conclusions de l’ASN ont été remises au mois de janvier 2012, en même temps que notre rapport. Nous en avons discuté avec les équipes d’EDF et avec l’ASN : il est frappant de constater que, alors qu’ils ne suivent pas forcément la même logique, ils arrivent à des conclusions analogues. Des appels d’offres en vue de réaliser des chiffrages détaillés sont lancés ; un délai de six mois a été prévu.

    M. Ladislas Poniatowski, président. - Nous avons tous été surpris de constater que les estimations étaient analogues. Le fait que la moitié des dépenses soit déjà intégrée dans les travaux de maintenance, en revanche, ne fait pas l’objet d’un consensus.

    Mme Michèle Pappalardo. - Nous avons vérifié qu’une partie de ces 10 milliards d’euros était bien prise en compte dans le programme de maintenance. Nous ne saurions préciser si elle s’élève à 4 milliards, à 5 milliards ou à 6 milliards d’euros, mais les ordres de grandeur présentés nous ont semblé tout à fait acceptables. Nous savons quelles sont les grandes masses issues de l’évaluation de l’ASN ; certaines d’entre elles figurent effectivement dans le programme de maintenance de 50 milliards d’euros.

    S’il y a un organisme en lequel on peut avoir confiance pour ce qu’il dit et pour surveiller de près les comptes du pays, c’est bien la cours des comptes, encore plus que Bercy qui ne bouge pas des masses contrairement aux ministres qui y défilent. »

    Au lieu de croire les sornettes des anti-tout, et surtout des antinucléaires financés on ne sait comment et par qui, vous feriez bien de réfléchir et surtout de vous informer plutôt que de calomnier.

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