Voilà à mon sens de bonnes pistes pour améliorer la situation. Et je le redis, parce que ça me parait le plus important : « récompenser le travail bien fait ».
Et vous croyez vraiment que l’entreprise américaine SAS peut être comparée à un service public ?
En plus si vraiment ce que vous tirez de mon commentaire c’est que je souhaite transformer l’entreprise en service public vous avez une vision très idyllique du service public... beaucoup, beaucoup, plus que la mienne. Je parle de productivité et de rentabilité, qui ne sont pas, à entendre les opposants au service public, des préoccupations de ce dernier.
En fait, je me demande si vous avez pris la peine de lire ce que j’ai écrit.
Votre réaction est typique. Vous vous posez en désaccord sur un commentaire qui critique le fait qu’un modèle soit érigé en principe de la société, vous présupposez que votre interlocuteur veut mettre son modèle à la place, et vous vous placez en personne raisonnable qui veut que les deux modèles existent, et terminez sur une remarque un rien condescendante montrant bien que quand même, les gens qui disent qu’ils ne recherchent pas le bien matériel sont soit hypocrites soit idiots.
Moralité, si on lit bien les deux interventions, c’est votre interlocuteur qui veut que les deux modèles co-existent, et c’est vous qui voulez vous en tenir au votre. Alors s’il vous plait n’essayez pas de passer pour un modéré qui raisonne un extrémiste.
Je crois que là est toute la clé du débat. Si les entreprises étaient au service de leurs clients et attentives à leurs salariés au lieu de ne s’intéresser qu’à leur rentabilité et leurs actionnaires, les choses seraient bien différentes.
Et comble du comble, rêve de capitaliste, je pense qu’elles seraient en définitive beaucoup plus performantes et rentables. Avec des employés confiants, concernés, et responsables, la productivité s’en trouverait en effet sans doute décuplée. Incroyable non ?
Effectivement si je songe à m’expatrier ce n’est pas par admiration béate envers le modèle libéraliste qui sévit ailleurs, mais parce que je pense trouver un climat tout autre dans les entreprises elles-mêmes. Un climat où tous les employés sont responsabilisés, mobilisés pour la réussite de l’entreprise et le meilleur service au client, et récompensés de leurs efforts, et non une reproduction miniature de l’appareil politique français : une progression hiérarchique guidée par la popularité en lieu et place des compétences, des luttes de pouvoir, le flicage des employés, une politique de maintien au niveau des concurrents, suffisant tant qu’on les critique par ailleurs sur des défauts que l’on partage, le nivellement des salaires par le bas et j’en oublie...