Je n’ai pas dit que je soutenais inconditionnellement Hugo Chavez. Ce que je remarque, sans être un connaisseur particulièrement émérite du Venezuela, c’est que ce pays, ex-nain politique insignifiant, est aujourd’hui un acteur majeur en Amérique latine où il s’est imposé comme puissance régionale. Le Vénézuela a acquis un statut de puissance régionale, et ça, ce n’est pas aux ennemis de Chavez qu’on le doit.
Je constate aussi que le Vénézuela est désormais un acteur majeur dans le processus d’émacipation nécessaire de l’Amérique latine vis-à-vis de son grand frère américain
Non Chavez n’est pas parfait, mais qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, il faut lui reconnaître un sacré charisme et une audace hors norme. Personne n’est tiède face à Chavez : on l’adore ou on le hait, mais cet homme est un leader, un vrai. Peut-être qu’à vos yeux il va mener le Venezuela à la catastrophe, moi je constate simplement qu’il a fait d’un simple satellite des USA un pays désormais incontournable dans la région.
Quant à la relation entre le national socialisme et le socialisme, vous savez tout autant que moi que la plupart des articles « socialistes » du programme du NSDAP de 1920 n’ont jamais été mis en pratique, qu’Hitler avait besoin du grand patronat allemand pour prendre le pouvoir, qu’il lui a donc fait d’importantes concessions et qu’il a massacré les partisans d’une seconde révolution nazie qui aurait été une révolution sociale pronée par Ernst Röhm (la fameuse nuit des longs couteaux), qu’il a d’ailleurs habilement réduit au silence l’aile « gauche » du parti nazi(je pense notamment aux frères Strasser), et que son régime a finalement bien plus profité aux grandes entreprises allemandes. D’ailleurs, les ouvriers n’étaient pas les plus fervents partisans du nazisme qui, s’il recrutait partout, réalisait ses meilleurs scores chez les artisans et les petits commercants.
Et vous savez tout aussi bien que moi, que si le nazisme a des comptes à rendre à l’histoire, ce n’est pas pour son côté « socialiste », mais bien parce que le nazisme a été d’abord un régime au racisme obsessionnel, expansionniste (le fameux Lebensraum) et qu’il a été le premier régime de l’histoire à mettre au point un système génocidaire « industriel ». Si le régime nazi a été condamné par l’histoire, c’est aussi pour avoir mis l’Europe à feu et à sang, pour son mépris total des populations civiles, particulièrement à l’ESt de l’Europe, et s’il a été condamné par l’histoire, c’est aussi parce que le nazisme rêvait d’une Europe Unie sous sa botte dont la puissance aurait pu faire de l’ombre à l’hégémonie américaine. Si les Américains sont intervenus en Europe, ce n’est pas seulement par générosité face à la bête immodne mais bien pour des intérêts stratégiques qui leur commandaient d’éviter la création d’une Europe unie, qu’elle soit sous la botte communiste ou national socialiste.
Sur ce, je vous salue et vous remercie de votre précédente réponse
Je suis abasourdi par le torrent de haine vomi sur Mr Maugis.
Il est vrai que ces courageux malpolis anonymes n’avancent pas l’ombre d’un argument et se cantonnent à une haine dégoulinante de médiocrité.
On peut être d’accord avec Mr Maugis ou pas. En tous les cas, lui, a tenu bon et surtout, il a pris le temps d’argumenter face à un Daniel Duquenal qui semble éprouver quelque difficulté à croiser le fer sans chercher systématiquement à rabaisser son interlocuteur. L’interlocuteur n’a rien compris, il est hors sujet,il ne conaît pas le Vénézuela, il écrit mal, il aime Chavez, il n’a pas lu la constitution vénézuélienne, il n’est pas blond aux yeux bleus et et une petite b.... (oups je m’égare) blablabliblablabla.
S’il-vous-plaît, Mr Duquenaladmettez que tout le monde ne pense pas comme vous, et surtout pas la majorité des Vénézuéliens C’est ce qu’on appelle la démocratie
Vous sous-estimez grandement l’intelligence de Nicolas Sarkozy pour prétendre qu’il pourrait se faire berner comme un bleu par Hugo Chavez.
Sarkozy est tout sauf un benet ou un naïf, quoiqu’on en pense (il a réussi l’exploit politique d’écraser d’un coup de talonnette à la fois le PS, le centre sauce Bayrou et le FN)
D’ailleurs, si Sarkozy s’était fait berner par les fausse promesses de Chavez, croiriez-vous vraiment qu’il demanderait maintenant au Président Uribe de maintenir le dialogue avec Hugo Chavez après la décision colombienne de rompre l’intercession chavienne ?
Sarkozy a totu simplement compris que la meilleure chance d’obtenir quelque chose des FARC était de passer par Chavez. Et puis, quoique vous semblez en penser, on ne perd jamais son temps à déjeûner avec le président d’un des pays figurant parmi les plus grands producteurs de pétrole.
Qui orseraient contester, que du Liban à l’Afrique, ne passant par l’Indochine, les Français ont acquis une redoutable expérience des négociations difficiles. Dans ce sens, vouloir faire croire que Sarkozy aurait pu se laisser berner par un Chavez, réincarnation christiano-marxiste de l’axe du mal (un nouvel axe du mal héhéhé), c’est soit être un brin naif, soit vouloir sciemment tromper son lectorat.
Je vous concède par contre que Chavez a un petit côté italien, non pas par sa ressemblance avec le Duce, comme vous le suggérez dans votre blog, mais plutôt avec Silvio Berlusconi (! !!) J’explique cette comparaison provocatrice : les deux hommes ont en commun qu’ils adorent être beaux parleurs et promettent parfois bien plus qu’ils ne sont sûrs de pouvoir tenir. Les urnes ont sanctionné Berlusconi, peut-être qu’elles feront de même pour Chavez, on verra bien. Mais soyons honnêtes : si Chavez est arrivé les mains vides, c’est sans doute surtout parce que les FARC n’ont pas été à même d’obtenir les preuves (problèmes de liaisons sans doute avec leurs fronts nord et sud. Quant on mène une guerilla avec 15000 hommes contre des centaines de milliers de militaires équipés par les USA, inutile de préciser que les communications peuvent être compliquées, qui plus est lorsqu’il faut traverser la jungle
Ceci dit, vous savez très bien que le coup de fil au chef d’état major colombien n’était qu’un prétexte d’Uribe pour sortir Chavez des négociations. Uribe est imprévisible, mais c’est aussi un homme intelligent : il s’inquiète de toute cette publicité faite autour des FARC. Ce qui dérange sans doute beaucoup Mr URibe, c’est que Chavez ait reçu un émissaire des FARC au palais présidentiel, ce qui est équivaut à leur reconnaître un statut de belligérants là où Mr Uribe, fidèle à la réthorique américaine, voudrait ne voir dans les FARC qu’un ramassis de narco traficants terroristes.
Evidemment, si votre analyse politique se base sur le postulat Hugo Chavez = Benito Mussolini (voir votre blog), la discussion risque de se bloquer définitivement.
Et, pour terminer, si vous nous disiez ce que vous avez pensé du coup d’état mené contre Hugo Chavez ? Je vous demande ça parce que je vous avoue que je commence à avoir des doutes sur votre amour inébranlable de la démocratie. Jaimerais savoir, si vous le permettez, si votre amour de la démocratie vous fait condamner la tentative de coup d’état contre le président démocratiquement élu du Venezuela sans équivoque ou si, à l’instar des Américains qui sont sans doute vos maîtres à penser, la démocratie est chez vous une notion à géométrie variable.
D’avance, je me réjouis de vous lire et vous souhaite une excellente journée
Je trouve ce coup de gueule intéressant et pertinent.
Ceci dit, le phénomène du commentaire insultant est tout sauf une nouveauté. De tout temps, les rédactions ont reçu des courriers bourrés d’insultes, de critiques débiles, de menaces allant jusqu’aux menaces de mort (avec parfois une balle de 9 mm dans une enveloppe). Bref, le phénomène des insultes anonymes n’est pas nouveau et a de tout temps accompagné celui dont l’avis était retranscrit et diffusé.
En résumé, le journaliste, amateur ou professionnel, n’échappe pas aux insultes dans une démocratie. Dans une dictature, les conséquences sont un peu plus radicales.
Mais la différence, c’est qu’avant, les insultes et autres propos vomitifs des courageux anonymes parvenaient dans les rédactions et finissaient à la poubelle. Personne, outre le rédacteur et le rédacteur en chef (la police parfois si c’est des menaces de mort) n’avait connaissance du contenu. Avec Internet aujourd’hui, n’importe quel plouc peut arroser d’insultes n’importe qui, qu’il soit journaliste ou simple participant à un forum, et ces insultes seront en libre lecture pour des millions (milliards selon la langue) d’internautes. C’est ça à mes yeux, la grande différence avec la situation antérieure....