Oui, il est clair que l’UNADFI est une sorte de chien de garde de l’orthodoxie de la pensée. Veillant pour que rien ne bouge. Il n’est pas uniquement question de la scientologie ici, mais de toute tentative de penser différemment, tout ce qui « n’est pas catholique » comme on disait ! D’ailleurs, si l’on se penche sur les origines de l’UNADFI on trouve pas mal d’inspiration catholique (bientôt rejoint par des laïcs et francs-maçons). Il ne s’agit pas de critiquer qui que ce soit mais de mettre en avance la protection d’idées acquises et bien installées contre toute tentative de rénovation. Ce n’est pas nouveau dans l’histoire : il s’agit de la protection des dogmes. De la réalité consensuelle. Et du petit plaisir mesquin d’être « comme tout le monde ». Alors s’étonner qu’un état par essence réactionnaire (qu’il soit de gauche ou de droite) finance une association visant à veiller sur la normalité des citoyens et des intérêts acquis de certains, c’est tout à fait attendu. Jusqu’au moment où le vent change, où la contestation d’hier devient la normalité d’aujourd’hui, et que de nouvelles idées apparaissent et doivent être combattues par ceux même qui encore hier étaient combattus. Et ainsi servent des mouvements comme l’UNADFI, éternels mouvement de chasse aux déviants, protecteurs du dogme, quel qu’il soit.
Avant, on envoyait les gens faire leur devoir : mourir s’il le fallait pour la patrie, comportement citoyen ! Et maintenant, le comportement citoyen c’est d’obéir aux diktats de la médecine officielle, prendre des « précautions ». Sécurité à tout va.
Bien sûr, rien n’est absolu. Mais je parle du côté business. Les pratiiciens de la santé sont souvent probes mais ils sont aussi influencés par le pub des labos. Il y a des pathologies complètement inventées. Je parle de ça. Pas des gens réellement malades. Je parle des gens qui vivent les aléas de la vie, et que des choses qui dans le passé étaient des comportements humains comme la tristesse, la timidité, la peur, l’anxiété qui devaient être dépassées par le fait de simplement vivre et y faire face, sont devenus des marchés et donc des pathologies in the big book, avec des pilules pour y faire face ! Je suis angoissé dans le boulot : une pilule... Ma femme regarde un autre mec : une pilule Mes enfants sont turbulants et ça me prend la tête. Une pilule pour eux et une pour moi, plus un accompagnement psychologique. Il ne s’agit pas de progrès mais d’assujétissement. Bon, j’exagère, je suis d’un milieu éduqué donc je ne marche pas dans les combines, pour ploucs et pour pauvres qui sont les vrais clients des labos. Chez les gens comme moi, c’est plutôt l’homéopathe, l’ostéopathe, l’acupuncteur et le psychanalyste. Mais on est des planqués. On va pas au front. C’est les pauvres qui bouffent les médocs, et c’étaient les pauvres qui allaient se faire déchirer dans les tranchées. Les marchands de canons, ils étaient dans leur villa au bord du lac Léman. Vous croyez que les patrons de labo consomment ce qu’ils vendent ? Que dalle, eux ils se soignent sûrement avec des homéopathes et des phytothérapeutes.