« gros con pitoyable », c’était ironique dans sa bouche.
J’ai eu plusieurs vies conjugales, et j’ai choisi depuis un certain temps la vie en solitaire ; non pas la solitude, mais un célibat volontaire et assumé, ce que j’ai trouvé de mieux pour échapper à la lente et assassine érosion du « quotidien » !
Ne pas être obligé de se farcir les humeurs ou les travers de l’autre et ne pas imposer les siens propres, pour ne prendre et ne donner que le meilleur.
Bien sûr, plus trivial mais fondamental, ça suppose que chacun soit autonome, y compris sur les questions ménagères !...
Macho :
Gros con pitoyable dont on a dit depuis trente ans tout le mal possible,
mais aussi : mâle pudique à l’ancienne qui respectait sa mère,
protégeait sa femme et se sentait responsable de ses enfants, soit le
contraire de la demi-fiotte actuelle, si fragile et toujours à sa propre
écoute, dont les femmes avouent avoir de plus en plus de mal à se
satisfaire…
Extrait de Abécédaires de la bêtise ambiante, d’Alain Soral.