Non, je ne pense pas, car mémoire et pensée m’ont l’air de natures différentes. Même si effectivement, dans la machine elles sont codées avec des zéro et des un. Mais ça c’est dans la machine.
Si vous vous intéressez à l.A. je ne peux que vous conseiller la lecture de Dasgupta. En effet, ce dernier présente ses hypothèses sur l’apprentissage de la langue. Il y présente notamment le concept de « galerie » de trois ou quatre personnes grâce auxquelles l’enfant apprend ses premiers mots, en faisant une association entre chaque nouveau mot appris et une figure de la galerie. Ce qui permet de constituer le noyau langagier de l’enfant.
Eh bien à mon avis, les réseaux de neurones en TAL (Traitement automatique du langage) gagneraient en efficacité à être organisés en tenant compte de ce paradigme.
Ne vous inquiétez pas, je ne les maîtrise pas non plus. Il m’a parut cependant pertinent de les introduire aux lecteurs profanes.
« Forme et fond » à la rigueur, mais pas « buts et moyens » je pense. Ou peut-être mon « stratégie et tactique » était-il foireux, aussi.
En fait ce qui est important, c’est que dans toute réalité humaine, il y a forcément les deux.
Le fait notamment que même dans les tribus amazoniennes il y ait une diglossie entre langue courante et langue mystique est une fait important. Contrairement à ce que pensait Chomsky, ce n’est pas la capacité récursive qui est le propre de la langue humaine. C’est en fait la diglossie.
Mouais j’ai peut-être écrit un peu vite en parlant d’antagonisme, mais « complémentarité » ne me va pas non plus, car l’un ne va pas sans l’autre. Le terme le plus précis serait peut-être dualité, un peu comme la dualité esprit/matière. Or dualité nous ramène à « duel », si bien qu’« antagonisme » m’a paru un bon compromis.