J’ai publié « Quiproquo sur Dieu » aux éditions Editas (mai 2009). Il s’agit d’un essai historique dans lequel je démontre que le « Dieu » d’Abraham n’avait probablement pas grand chose de divin...
Merci à André Serra pour son billet ! Étant l’auteur du livre Quiproquo sur Dieu, permettez-moi d’apporter
quelques précisions sur les commentaires émis :
@ Forest : Une majorité de spécialistes sont convaincus
qu’il est illusoire d’espérer pouvoir recenser des « preuves » en partant d’un texte si évasif et imprécis. Toutefois, il faut
reconnaître que personne ne les a jamais sérieusement étudiés sous l’angle
que je propose. Voilà pourquoi, selon moi, on les dit pleins d’incohérences et issus
de tradition orale. L’objet de ma démarche vise précisément à démontrer qu’en utilisant la
bonne grille d’interprétation, ces textes peuvent, et doivent être interprétés
comme des archives historiques. Les preuves sont alors nombreuses et
étonnamment précises. De plus, les apparentes incohérences se transforment comme
par magie en éléments de solution…
@ Mourey : En effet, lorsque l’on accepte l’idée que Yahvé n’était qu’un
homme puissant, ce qui reste de la religion d’Abraham dans le texte n’occupe plus
qu’un second rôle. Elle apparait néanmoins en tout point compatible avec celle d’Ougarit
: Abraham vénère simplement le dieu El, comme tous ses semblables. Par contre, Yahvé n’était pas Égyptien (c’était effectivement mon
hypothèse de départ !). Il se révèle plutôt être Hammourabi, ce grand roi de
Mésopotamie. Le récit des Patriarches raconte la relation qui unit ces
deux hommes de pouvoir. Le lien avec l’Égypte demeure. Je démontre notamment
comment les descendants d’Abraham, don’t Jacob et Joseph, deviendront les fameux Hyksôs.
@ Sampiero : En toute modestie, j’espère que mes recherches vont
permettre de relancer le débat sur la nature historique des Patriarches. Mais
plutôt que de s’efforcer à traquer les vestiges de simples bergers parcourant
le désert, ou les traces de leur pensée fondatrice, il conviendrait de jeter un
regard neuf sur les textes, les statues, les effigies, les ruines et les
fresques du Bronze moyen à la recherche de nouveaux indices pouvant témoigner
de leur rôle de puissant gouverneur de la région de Canaan et de la relation qui
les unis à la dynastie amorrite de Babylone.