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  • BMD 30 juillet 2007 23:59

    @Linda,« La France n’est pas un champion de l’énergie renouvelable » ; en ce cas, l’Allemagne l’est encore moins puisque les renouvelables y contribuent deux fois moins qu’en France à l’approvisionnement énergétique. La France produit en particulier beaucoup plus de bois-énergie( elle est dans ce domaine la première en Europe) et d’hydroélectricité que l’Allemagne. A force d’entendre sempiternellement rabâcher les mêmes âneries sur l’éolien et le solaire, les Français ont fini par s’imaginer que le renouvelable, ce n’était que celà.C’est vrai que nous faisons moins d’éolien que l’Allemagne, mais pourquoi diable devrions-nous développer à outrance une électricité qui est chère et dont nous n’avons pas besoin.La situation est différente en Allemagne et au Danemark, où l’électricité est surtout produite à partir de charbon ; Il est ainsi possible à ces pays de diminuer( un peu) leur dépendance au charbon et la terrible pollution qui l’accompagne( à ce sujet, consultez donc le lien proposé par Thibaut, http://www.ornl.gov/info/ornir... Vous y verrez qu’à puissance égale, une centrale à charbon envoie dans son environnement environ 100 fois plus de radioactivité qu’une centrale nucléaire.Mais comment les écologistes peuvent-ils donc s’obstiner à garder le silence sur cette question et se regarder encore dans la glace ?).mais en même temps, ils se lient au charbon pour très longtemps. Et il n’y a pas que les enfants gâtés qui s’opposent en France à un développement trop important de l’éolien ; il y a aussi les physiciens, qui savent que ce développement nous conduit tout droit à la construction de nouvelles centrales à charbon pour compenser l’intermittence du vent. Consultez par exemple à cet égard www.sauvonsleclimat.fr. Quant au choix du diesel léger par les constructeurs français, l’argument est que le diesel est bien moins coûteux et plus efficace que l’hybride sur les trajets routiers.C’est vrai, mais l’hybride est plus efficace en ville.Cela dit je pense comme vous que c’est une erreur sur le long terme. Les constructeurs français sont d’ailleurs en train de virer leur cuti et s’y mettent , ainsi d’ailleurs que d’autres sociétés. Le paysage devrait changer d’ici peu.Mais leurs objections resteront valables tant que l’on ne passera pas au véhicule hybride rechargeable sur le secteur (VHR), qui permettrait de substituer de l’électricité aux carburants dans d’importantes proportions.Mais attention,si le VHR permettra d’économiser de manière importante des carburants pétroliers cela aura aussi aura pour effet d’augmenter considérablement la consommation de charbon, ainsi que des émissions de gaz à effet de serre et des terribles pollutions qui l’accompagnent dans les nombreux pays où l’électricité est produite à partir de charbon. Par contre là où l’électricité est principalement d’origine nucléaire ou hydraulique comme c’est le cas chez nous, le VHR permettra de diminuer considérablement l’effet de serre et la pollution dues aux véhicules sans augmenter celles dues à la fabrication d’électricité.En France, nous n’aurions donc pratiquement plus d’effet de serre et de pollution due aux véhicules, et nous avons déjà très peu de pollution et d’effet de serre dus à la fabrication d’électricité. Cet exemple montre que le nucléaire a le potentiel de lutter non seulement contre l’effet de serre et les pollutions créés par l’usage du charbon , mais aussi contre ceux créés par les véhicules. Pourtant le seul message que l’opinion , qui est simplificatrice,retient actuellement des écologistes est l’antinucléarisme. La lumière s’est cependant faite chez certains et non des moindres : Lovelock, Moore( Greenspirit).Il existe même maintenant en France une Association des Ecologistes pour le Nucléaire ( AEPN).



  • BMD 30 juillet 2007 15:44

    @Thibaut, merci pour ce lien qui confirme malheureusement mes craintes au sujet du charbon et dont je recommande la lecture à Madame Lepage.



  • BMD 30 juillet 2007 15:35

    @ Madame Lepage, je trouve extrêmement positif que vous vous exposiez à la critique sur un site comme celui-ci.Mais encore faut-il écouter les critiques et leur répondre avec précision. 1 Je ne comprend pas bien ce que vous appelez la soutenabilité de l’énergie nucléaire. S’il s’agit du problème des réserves, la question se pose effectivement et il ne faut pas l’éluder, et ce n’est évidemment pas le cas des constructeurs de centrales car la durée de vie d’une centrale nouvelle sera probablement de 60 ans.Il ne sert donc à rien d’en construire une si l’on ne peut pas l’alimenter pendant 60 ans.Vous pouvez trouver pages 17-22 du numéro 55 de la revue « clefs » du CEA une discussion sur ce sujet, d’où il ressort qu’en l’état actuel des réserves connues, il est possible de doubler la puissance de nucléaire installée dans le monde dans les 30 ans qui viennent. La référence au pétrole ( votre point 3 ) n’est pas très pertinente. S’il est exact que le plafonnement des capacités de production qui nous attend à brève échéance ( le fameux « peak oil »)a été superbement ignoré par les politiques et les économistes alors que les géologues pétroliers les avaient prévenus il y déjà 20 ans,et que les compagnies surestiment volontairement leurs réserves pour diverses raisons depuis quelques années,les réserves ont été au contraire sous-estimées jusque vers 1980 . L’exploration de l’uranium a été arrêtée il y a bien des années et commence tout juste à reprendre, et nous sommes donc pour l’uranium dans la situation de sous-estimation plutôt que de celle de sur-estimation.Mais surtout le développement des réacteurs surgénérateurs de la Génération IV règle ce problème des ressources en combustibles nucléaires pour 1000 ans. Je remarque que vous n’avez fait aucun commentaire là dessus. Pourquoi ? Vous trouverez également dans ce n°55 de « clefs » un état des lieux à ce sujet, qui montre que la recherche a été très active sur ce sujet depuis pas mal d’années dans plusieurs pays et qu’elle avance à bon rythme.On peut espérer un développement industriel important dès le milieu du siècle, c’est-à-dire nettement avant la fin pour l’instant prévue des ressources en uranium ; D’autre part l’uranium 238 que nous accumulons actuellement comme sou-produit de nos centrales deviendra un combustible, et cela nous rendra indépendant des approvisionnements extérieurs. Vos craintes sur Khadafi, qui n’en a pas ? Mais sur le point précis de la fourniture d’un réacteur pour le dessalement de l’eau de mer, j’ai essayé de faire comprendre mais visiblement sans succès que cette technologie n’était pas proliférante. Il est en effet impossible de faire une bombe atomique avec l’uranium enrichi à 4 ou 5 %utilisé dans ce type de réacteur. Et il est impossible de faire une bombe au plutonium avec les combustibles usés parce la composition isotopique de ce plutonium ne le permet pas . Si elle l’avait permis il aurait fallu de toute façon disposer d’une usine de séparation du plutonium qu’il est impossible de cacher( c’est bien pour cela que les iraniens essaient la voie de l’enrichissement de l’uranium avec des centrifugeuses, beaucoup plus discrète). Si ce réacteur est suivi par l’IAEA ce qui sera certainement le cas,un bilan des entrées et sorties de matières nucléaires sera rigoureusement suivi.Quant aux bombes sales, il n’y a pas besoin de dérober de matières nucléaires de ce réacteur.Il y en a suffisamment qui peuvent être achetées bien plus discrètement par ailleurs. Les ingénieurs lybiens verront s’accroître leurs compétences en contribuant à faire fonctionner ce réacteur. Mais ils peuvent également pour cela aller au Pakistan, ce qu’un certain nombre a dû déjà faire ! 2-En ce qui concerne l’industrie française, vous critiquez la prééminence du nucléaire sur les autres industries. C’est vrai qu’il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier.Mais cette prééminence est-elle vraiment le cas ? EDF a effectivement la première capitalisation du CAC 40, mais Total a la seconde et AREVA ne s’y trouve pas.Presque toutes les compagnies industrielles qui y figurent n’ont rien à voir avec le nucléaire. 3- Vous vous demandez ce que représente le nucléaire à l’échelle planétaire ? Ce n’est pas énorme, mais c’est quand même 16 % de l’électricité mondiale, autant que l’hydroélectricité ,presqu’autant que le gaz, 30 fois plus que l’éolien et le solaire photovoltaïque réunis, mais 2,5 fois moins que le charbon. 4- A propos justement du charbon,vous ne faites aucun commentaire sur les risques qu’il fait courir ( j’ai indiqué de l’ordre de 100 000 morts PAR AN), sans même parler de l’effet de serre. Or le charbon est pour de très nombreuses années la seule véritable alternative au nucléaire pour la production d’électricité:le pétrole s’épuise,le gaz a l’inconvénient d’être devenu trop cher,est d’approvisionnement risqué, et sera épuisé très vite après le pétrole, l’éolien et le photovoltaïque, énergies intermittentes, ne pourront représenter que peu de chose tant que l’’on ne saura pas stocker l’électricité.Un doublement de la contribution du nucléaire, ce sera d’autant moins d’électricité qui sera produite à partir du charbon. Que pensez-vous de cette question, sur laquelle vous êtes bien silencieuse ?



  • BMD 30 juillet 2007 11:01

    @Simond,le risque politique est évident, mais raisonner en maltraitant le bon sens ne mène à rien. quelques remarques donc:il est effectivement tout à fait possible à la Lybie de dessaler l’eau de mer avec du pétrole et du gaz.C’est ce qui se pratique actuellement en Arabie Saoudite.Mais cela présente trois inconvénients : cela envoie des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, cela épuise les ressources, c’est plus coûteux que le nucléaire aux prix actuels du marché et cela le deviendra de plus en plus.C’est pourquoi de plus en plus de pays autour de la Méditerranée, qui souffrent d’un manque d’eau douce et qui vont de plus en plus en souffrir à cause du réchauffement climatique, songent à utiliser le nucléaire. Le solaire, contrairement à ce que vous dites, est beaucoup plus coûteux que le nucléaire.A cause de son intermittence, il faut de toutes façons utiliser des centrales thermiques pour compenser son intermittence et assurer une fourniture régulière d’électricité et il immobilise de très grandes surfaces. Khadafi a donc parfaitement raison sur le plan technique, mais il est dangereux politiquement. Ce réacteur fonctionnera avec de l’uranium enrichi à 4 ou 5 % que la Lybie est incapable de produire puisqu’elle ne dispose pas d’usine d’enrichissement.S’il cache quelque part des centrifugeuses pour enrichir l’uranium, ce ne sera certainement pas pour alimenter ce réacteur nucléaire !. Il lui sera également impossible d’en tirer du plutonium pour faire une bombe puisque le plutonium des combustibles usés n’aura pas la composition isotopique idoine et que de toutes façons il faudrait à Khadafi pour fabriquer du plutonium enrichi à plus de 90% une usine de retraitement comme celle de La Hague, qui cette fois-ci est impossible à cacher !.Quant aux bombes sales,il n’a pas besoin de dérober des combustibles usés pour cela car cela se saurait immédiatement par le bilan des matières nucléaires qui est tenu. Il y a bien assez avec les sources médicales et industrielles qui traînent un peu partout,ou les résidus de l’industrie russe.



  • BMD 29 juillet 2007 15:36

    @thibaut, L’uranium de l’eau de mer, ce n’est pas facile. Avant, il y a l’uranium des phosphates, estimé à 22 millions de tonnes.C’est un peu plus facile ( à noter que nos engrais sont radioactifs(uranium et radium, superphosphates, 5000 Bq/kg engrais NPK, 3000 bq/kg . J’espère que cela ne découragera personne de se promener en Beauce) Mais Madame Lepage a raison de dire qu’il faut examiner ce problème de durabilité.Il semblerait qu’il n’y ait pas de problème pour un doublement de la puissance installée d’ici à 2030 et pour les 60 ans prévus de fonctionnement de ces centrales. L’avènement des surgénérateurs changerait complètement la donne puisque le rendement énergétique sera alors multiplié par 60 ; et comme il sera possible dans ces conditions d’utiliser des minerais beaucoup plus pauvres, c’est plus probablement par 300 ou 400 qu’il faut alors multiplier les réserves . Et si l’utilisation du thorium devient possible, il faut encore les multiplier par 4. Il s’agit donc de milliers d’années de réserves.

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