@Jules Seyes
Vous savez, globalement, j’ai été respectée et même plus. Mais je suis restée mal payée ...
Pour le reste, d’accord avec vous. Il existe en ce moment des formations obligatoires sur la laïcité à l’attention des profs. Elles sont de niveau 3e des collèges vu le niveau de culture de bien des enseignants aujourd’hui. Pire : les animateurs arrivent à tenir 6 heures sur le sujet sans prononcer les noms de Samuel Paty, ni de Dominique Bernard ; sans évoquer ceux que des élèves menacent de subir « une Samuel Paty » ou veulent empêcher d’enseigner des pans entiers des programmes d’histoire, de biologie ou de géologie ; sans se fendre des mots d’islam ou islamisme. C’est neutre, c’est lisse et aucun prof ( dans ma région ) ne relève l’omerta ...
@Jules Seyes
Il ne faut pas exagérer. Les profs ne sont pas décisionnaires ! Où est, dans vos propos, la responsabilité du Ministère et de la hiérarchie pédagogique et administrative de l’Education Nationale au cours des dernières décennies ? Sans compter les parents, toujours prêts à défendre Chéri contre toute mauvaise note ou toute punition ...
Quant au mépris, gageons que si les salaires étaient alignés sur ceux des profs allemands ( c’est à dire doublés ), ils ne s’exprimerait pas autant qu’aujourd’hui où les enseignants sont, au su de tous, des prolos.
@Jules Seyes Le corps enseignant, vraiment ? Depuis les années 80 que je suis dans le métier, j’ai toujours vu les collègues critiquer le collège unique. Même quand les syndicats étaient pour. Il faut arrêter de confondre les professeurs et l’institution. Ils sont parfois manipulés, souvent culpabilisés mais jamais écoutés.
Sauf à servir encore de champ de bataille idéologique ... Mais les vieux combats sont d’arrière-garde.
Même les parents ( qui devraient pourtant avoir de justes exigences ) soutiennent lâchement un système que Chéri peut traverser de bout en bout sans connaître l’effort, ni la contrainte. Surtout sans se faire mal !
Les élèves font semblant de travailler ; les professeurs d’enseigner. Et ça vaut pour la majorité.
Il faut d’ailleurs souvent du courage aux uns et aux autres pour entretenir ce simulacre.
J’ai bien peur que la réalité ne vienne un jour, de façon brutale, tout faire basculer. Car, enfin, à qui ce système de formation, qui, à force de se renier lui-même, ne forme plus grand monde, quand il ne déforme pas, à qui profite-t-il aujourd’hui ?