Mais il faut rajouter une question : jusqu’à quelle extrémité le peuple doit-il aller avant de s’engager dans une révolution violente ?
En effet on peut choisir quand s’engager dans la violence, mais jamais quand en sortir.
C’est pour éviter ce chaos imprédictible, qui n’épargnerait pas le peuple, que je propose des stratégies de transformation progressive, non violente.
« Actually, we who engage in nonviolent direct action are not the creators of tension. We merely bring to the surface the hidden tension that is already alive. We bring it out in the open, where it can be seen and dealt with. Like a boil that can never be cured so long as it is covered up but must be opened with all its ugliness to the natural medicines of air and light, injustice must be exposed, with all the tension its exposure creates, to the light of human conscience and the air of national opinion before it can be cured. »
(M.L. King Jr.)
Ou dit plus simplement :
« Those who make peaceful revolution impossible will make violent revolution inevitable. » (JFK)
Vous avez commencé à mentionner la « sortie de l’euro », et j’ai répondu sur ce point. Je le répète : avant de mettre en oeuvre une sortie de l’euro (c’est à dire pour des raisons strictement de politique économique et monétaire) il faut commencer par retrouver une liberté souveraine (qui précède obligatoirement une authentique liberté d’action, terme que je n’ai pas employé).
Sortir de l’euro n’est pas une condition de la souveraineté. C’est une conséquence possible d’une souveraineté réétablie, possible parmi d’autres choix qui se feront jour une fois la souveraineté dont je parle réétablie.
Vous présentez l’Etat profond comme soutien aux démunis, ce qui me fait dire que vous n’avez pas lu en détail l’autre article que j’ai pointé qui précise exactement ce que recouvre ce terme. Ou bien il faut m’expliquer à sa lecture comment vous pouvez en tirer une telle affirmation.
Vous écrivez maintenant la « sortie de l’Europe », qui est un terme beaucoup plus flou. Je l’interprète comme voulant dire « sortie de la construction européenne » pour reprendre votre premier message. Dans mon esprit cela implique l’arrêt de l’élargissement de l’UE, et une refonte de la gouvernance de l’UE pour donner bcp plus de poids au Parlement, beaucoup moins à la Commission, et énormément plus aux citoyens européens.
Commençons par cela et nous verrons ensuite si la sortie par la France de l’UE est encore pertinent.
Ne mettons pas la charrue avant les boeufs en quelque sorte.
Votre comparaison avec les virus est tout à fait justifiée. Je retiendrais en particulier, en modifiant à la marge : ils « utilisent l’ambiguïté pour ne pas être reconnus et même être accueilli par l’organisme à ses interfaces, puis le font agir (y compris pour sa propre reproduction) jusqu’à l’épuiser. Leur côté profond est dû à ce mimétisme ambigu. Et non à son apparence, parce que celle ci est très perceptible comme étant conforme. »
Pour la différence à noter entre oligarchie et Etat profond, voir ma réponse de 20:38.
Sur la definition de « l’Etat profond », et puisque vous mentionnez MacArthur, j’ai rédigé une synthèse sur la définition académique et historique de ce terme, ainsi que des termes associés.
Ce lien est présent au milieu de l’article, mais je le redonne : voir ici.
Ces définitions lèvent toutes les ambiguités que vous évoquez.