Si le jeu de la libre concurrence était appliquée das le domaine très fermé des systèmes d’exploitation, croyez-vous que cela nuirait le marché de l’informatique ?
Ne trouvez-vous pas surprenant que l’on vienne à comparrer un logiciel payant, windows, avec un logiciel gratuit, Linux ?
La vente liée fait parte il me semble de la logique même d’un produit assemblé. Par exemple dans le cas d’une machine à laver, on achète un assemblage complexe de centaines de pièces, sur lesquelles nous n’avons pas notre mot à dire. Est-ce un problème ?
A priori non. Et pourtant....
Dans le cas de la machine à laver essayez de savoir où se trouve l’usine d’assemblage, quelles sont les principales pièces qui la composent... vous ne saurez rien !
On vous conseillera une marque, réputée car provenant d’un pays où l’on ne plaisante pas avec la qualité. Mais comme ladite marque a délocalisé une partie importante de ces lieux de production, la qualité du produit risque aussi de changer. Pourtant on parle du même produit. Vous en tant que consommateur vous êtes dans le flou le plus total car vou êtes incapable de localiser le lieu de production avant l’achat.
Si l’on en revient à notre exemple de l’informatique, le contrat qui me semble être le plus abusif est l’OEM de windows. Comment diable Windows est arrivé à faire accepter au client le principe de non évolutivité de son matériel ? De quoi donc cette marque se mêle-t-elle ? Si Windows agit ainsi c’est bien évidemment en raison de son fort pouvoir de monopole. Il devrait être possible selon les lois de la concurrence de faire tourner n’importe quel logiciel windows sur un OM non windows. Si tel était le cas, les CLUF abusifs n’existeraient pas. Cela voudrait dire l’obligation légale d’ouvrir le code WIndows aux développeurs de logiciels.
Le consommateur je crois est de nos jours pris en otage par une logique marchande tournée sur le monopole. On devrait pouvoir savoir où est fabriqué un appareil avant l’achat et quelles sont les pièces qui le composent tout comme nous devrions être à même de choisir notre système d’exploitation indépendamment des logiciels sur lesquels on travaille.
Ce qui m’a plu dans votre article Morris, en dehors de son contenu détaillé, c’est qu’il saisit très bien une certaine Amérique, celle des pionniers aventureux. On voit bien que derrière cette course à la vitesse se profile l’âme d’un peuple, enthousiaste, courageux et optimiste. Ces grosses mécaniques ne sont pas le fruit de bureaux d’étude appartenant à de grosses compagnies. Ce sont des rêves d’hommes, avec tout l’irrationnel que cela comporte ; ces engins ont une âme, comme les vaisseaux d’autrefois. Une Ferrari, ou une formule un, produits de l’industrie, peuvent atteindre de grandes performances, mais ne nous font pas rêver de la même manière car on ne saurait les attacher à une histoire humaine et singulière.