Parisien. Diplômé de Sciences économiques.
Incorrigible voyageur. Passionné de géopolitique particulièrement celle de l'Europe slave. En contact permanent avec des observateurs locaux d'Europe de L'Est.
Gênants, ces 40 milliards américains... Très gênants...
Avec un effort modeste de quelques milliards seulement, l’Europe se voit dérober le beau rôle... le rôle qui est le sien ! Cette guerre est celle de l’Europe avant d’être celle des Etats-Unis ou de l’Otan. Du moins, cette guerre était l’opportunité pour l’Europe d’être plus que l’Occident, avant l’Occident... avant l’OTAN.
C’est raté... d’autant plus raté que les récents efforts européens de relance de crise Covid ont montré avant ça qu’il était possible de mobiliser rapidement les moyens nécessaires contre une crise majeure. L’Europe a manqué l’occasion d’exprimer sa puissance économique et financière en puissance militaire.
Trop bête... une telle opportunité ne se représentera pas de si tôt. De quoi faire rager tout ceux qui préviennent sans cesse que l’Europe ne sera réellement une grande puissance que lorsqu’elle aura abandonné son angélisme et qu’elle sera devenue aussi une puissance militaire. L’Europe ne peut pas se priver de devenir une puissance militaire. Elle n’a tout simplement pas le choix. 40 milliards d’armements sortis promptement de la poche européenne aurait suffi à faire de l’Europe une puissance militaire. On se consolera avec le signal donné par les Allemands d’un changement de doctrine et un plan de 100 milliards.