« Aurons-nous un jour un véritable Etat de droit en France ? »
D’emblée, deux questions complémentaires se posent :
1. Comment ramener l’ordre républicain dans les zones de niveau 1 et, probablement dans plusieurs zones des niveaux inférieurs, sans provoquer un embrasement généralisé ?
2. La France dispose-t-elle des moyens en hommes en en matériels permettant de faire face à tous les foyers en même temps ?
Accessoirement, j’ai le sentiment que Macron et ses bobos de la REM n’ont pas le mental pour faire face à une situation de (quasi ?) guerre civile. Donc, ils feront tout pour éviter l’affrontement, ce qui signifie qu’ils ne feront rien.
"Il m’a répondu….Ha ! si je suis à sa place je fais
pareil…"
C’est une attitude que j’ai aussi observée et j’en étais arrivé à me demander s’il ne s’agit pas là des prérogatives du chef (tribal) tel que l’Africain les conçoit depuis toujours ?
« L’accord a eu lieu entre Merkel
et son ministre de l’intérieur, Merkel a du avaler toutes les
couleuvres pour ne pas que la coalition éclate. »
Mais elle n’est pas tirée d’affaire pour autant. On a
beaucoup négligé le SPD au cours de ce duel interne CDU/CSU. Or, le SPD, c’est
le deuxième parti de la coalition. Il occupe 153 des 399 sièges de la majorité
parlementaie (CDU, 200 ; CSU, 46)
Lors de la formation de la GrossKo, le parti avait consulté
ses adhérents et s’ils avaient largement appuyé l’accord, beaucoup l’avaient
fait en se bouchant le nez, notamment en raison des clauses sur l’immigration.
Ils avaient déjà obtenu l’abandon de certaines dispositions qui ont été
réintroduites dans le compromis Seehofer-Merkel.
Alors que va faire ce SPD qui ne cesse de reculer depuis 20
ans (41 % des voix en 1998, 20.5 % lors des élections de septembre 2017 ?)
Peut-il souscrire aux solutions péconisées et obtenues par un Seehofer qui se
rapproche de l’AfD, alors que ses militants sont de toutes les manifestations
pro-migrants dans le pays ?Je pense que ce serait un suicide politique
Les instances du SPD sont en réunion, et une rencontre est
prévue pour ce soir entre représentants de la GrossKo. Si les socialistes
acceptent le « plan » Seehofer, ils risquent de tomber à 12-15 %, c’est-à-dire
de pratiquement disparaître. S’ils refusent, Merkel n’a plus de majorité, mais pas de majorité possible non plus à l’issue d’éventuelles élections anticipées.
Sur la base des résultats de septembre comme des récents
sondages, la seule majorité alternative arithmétiquement possible réunirait la
CDU/CSU, l’AfD et le parti libéral. Et c’est politiquement inimaginable.
A vues humaines, le chaos n’en est qu’à ses débuts.
Saura-t-on jamais ce qui a poussé la Merkel - qui proclamait
l’échec du MultiKulti en 2010 -, au coup de folie immigrationniste de 2015 ?
« …les europhobes
que je mets à part sont plus nombreux… »
On est d’accord, mais je ne me voyais pas ranger Philippot
et Asselineau dans la catégorie des eurosceptiques. Eux, ce sont des
frexiteurs.
Les journaux parlent d’un sommet CDU/CSU pour ce soir.. Seehofer aurait déclaré : « Je ne me laisserai pas renvoyer par une chancelière, qui n’est chancelière que grâce à moi ! »
« Les élections Européennnes vont être décisives. »
Pour la France, le dernier sondage IFOP dont j’ai eu connaissance (26 juin) donnait les résultats suivants : Rem, 23 % - RN 19 % - LR, 15 % - Mélenchn, 11 % - Dupont-Aignan, 6 % - PS, 6 % - Philippot et Asselineau, 1 % chacun. Ce qui fait 27 % pour les eurosceptiques/europhobes.
Wolfgang
Munchau du Financial Times, quotidien de l’oligarchie mondialiste, s’attaque à
Matteo Salvini, et lui rend involontairement hommage :
« Ce qui
rend si redoutable la menace à l’ordre établi de Salvini, c’est le fait qu’il n’ait
peur de rien, en cela qu’il est le premier homme politique italien moderne qui
ne ressent pas le besoin d’être entre amis à Davos et à Bruxelles. »
Et de conclure :
« La
problème de l’U.E., c’est que sa stabilité dépend du fait que des personnes
comme Salvini ou Trump n’aille jamais au pouvoir. Ca risque de devenir la
république de Weimar de notre temps. » Et un point Godwin, un !