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Caturix

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  • Caturix 6 août 2009 13:46

    Bonjour, excellent article.
    Toutefois, deux petites remarques.
    Vous proposez des réformes au niveau financier tout en dénoncant la place centrale de l’argent. N’est ce pas une erreur tactique ? Vous ne faites que remettre une couche de peinture sur un batiment en décomposition, cela marchera peut-être, le temps de la peinture. Bien sûr, je vous concède le côté pragmatique et immédiat de la solution, mais vous soignez les conséquences, non pas la cause et ce faisant, votre patient retombera inéluctablement malade.

    Vous parlez aussi de l’oligarchie, de milieux financiers restreints, comme étant responsables de tout. Mais non, ils ne sont que le résultat de ce que nous leur avons accordé, le résultat d’une mentalité. Ils profitent comme beaucoup de ceux qui sont « en bas » aimeraient le faire. Nous avons les chefs que nous méritons.

    Le gros problème de notre société est de mettre au pinacle de la réussite le fait d’avoir détruit son voisin et d’avoir gobé ses possessions au passage. La preuve, on parle alors de bénéfice, oubliant de facto que de l’autre côté, il y a perte. On valorise le moi, l’ego au détriment du nous, du vous, du pluriel. Et là, il faut accepter la réalité de notre immense compétence en ce domaine.

    Alors, changer les mentalités ? Franchement, je ne sais si c’est possible à moins de trouver le remède miracle, un monde à la Huxley. Ne faut il pas plutôt rechercher un type de société qui accepte toutes sortes de mentalités ? Après tout, les compétitistes peuvent être bénéfiques, pourquoi ne pas s’en servir tout en les recadrant ? Pourquoi ne pas imaginer un système équilibré qui, plutôt qu’un rouleau compresseur, s’adapte en nous laissant être ce que nous sommes ou désirons être ?



  • Caturix 31 juillet 2009 12:05

    en fait non, il y a quantité de travaux sur le sujet. On entend vraiment un son corrigé s’il est en contexte (un discours). Allez écouter du chinois (un exemple extrême), vous ne distinguerez pas certains sons. Vous aurez beau écouter, faire répéter, rien n y fera sauf peut être le temps. Lorsque le son est hors contexte linguistique (juste une voyelle prononcée par exemple), par exemple, vous ne savez pas si le son prononcé correspond à « ou » ou « eu ». De la même facon, certains japonais ne sauront pas reconnaitre les mots « loup » et « roux » : dans leur langue, il n’y a qu’un r roulé une seule fois qui est justement entre le « r » et le « l ». En gros, nous avons le même problème avec quelques sons de l’anglais. Cela dit, seul ce phénomène n’explique pas notre manque de compétence dans les langues étrangères.



  • Caturix 31 juillet 2009 11:53

    Bonjour,
    Cette histoire n’est pas nouvelle en soit, il y a toujours eu des problèmes linguistiques entre générations et milieux sociaux, rappelez vous par exemple la période d’immigration polonaise dans les zones minières... Sauf que dans le cas qui vous interesse, le phénomène a été accentué certains phénomènes (parcage des immigrés, mauvaise politique du bilinguisme, etc.)
    Autre chose, n’oubliez jamais que la langue permet surtout de gérer les relations sociales. Lorsque vous rencontrez quelqu’un et lui dites « bonjour, comment va ? », vous ne souhaitez pas un « bon jour » et souvent, ne souhaitez pas réellement savoir si la personne va bien. Simplement, il s’agit d’un geste social qui vous permet de pénétrer un niveau relationnel, en gros, vous le prévenez que vous rentrez dans sa sphère, qu’il n’y a pas agression. La langue est truphée de « gestes sociaux » de ce type.
    Du coup, il est normal que lorsque deux dialectes se rencontrent sans avoir les mêmes marqueurs sociaux, il y a risque de confrontation. Donc, Bentollia a raison sur ce point, mais ce qu’il semble oublier, c est que le juge est lui aussi en insécurité linguistique face au jeune. Alors que faut il faire ? Faire appel à un bilingue (un modérateur) me semble être une bonne solution. Mais il est évident qu’aucun politique n’acceptera pour cause de financement.
    Cela dit, ce qui est primordial, c est de régler avant tout l’insécurité sociale qui est à la base du phénomène.
    Ah, dernier point, vous dites "Il faut cesser de penser à celles et ceux de la banlieue, en terme de manque, de handicap... Ils méritent toute notre considération". Si, il y a handicap, dès que vous sortez de votre milieu, vous êtes en situation d’handicap. Mais en effet, cela ne veut pas dire que vous êtes inférieur.



  • Caturix 31 juillet 2009 11:11

    Salut

    Vous avez oublié un gros détail. Certes, les fréquences sont impliquées dans l’apprentissage des langues mais seulement à l’oral. Mais qu’en est il de la syntaxe, de la sémantique, de la stylistique ?
    C’est la mode en ce moment de parler des fréquences, c’est très pratique et nous permet de ne pas voir l’important : des méthodes d’apprentissage inadaptées, un manque d’accés à la langue étudiée (films en vo, voyages linguistiques) et surtout la motivation.
    D’autre part, comme certains l’ont mentionné, l’anglais n’est pas du tout une langue facile : l’organisation des temps n’est pas du tout le même que pour le francais, avec en plus le problème du perfect, les structures verbales sont complexes avec les structures de type V + down, V + up etc., les accents toniques, les bornes syntaxiques. J’arrête là.

    De plus, la question des fréquences est un peu plus complexe que cela, ce qui importe réellement, c’est le découpage des fréquences. Votre oreille a été formatée pendant votre enfance. Elle a été « découpée » en fonction des sons présents dans votre langue ce qui veut dire que lorsqu’un son ne correspond pas tout à fait au son attendu, l’oreille corrige. Du coup, vous n’entendez pas le « vrai » son. Pour ca qu’un francais a beaucoup de mal pour entendre les sons chinois mais pas les sons japonais...

    Dernier point, les travaux des linguistes ont souvent été détournés et utilisés par les politiques. Il faut vraiment se méfier. Un petit exemple bien connu : dans les années 70, des travaux parlaient d’un problème connu des enfants bilingues, vers 4-5 ans (ou plus tôt, je ne me souviens pas exactement), ils mélangaient certains concepts des langues (mélange des fonctions syntaxiques surtout). Cela n’était pas grave en fait car corrigé assez rapidement (en gros, l’enfant créait des règles et les appliquait aux deux langues sans distinction).
    Dans le même temps, les politiques francais commencaient à parler de problèmes d’intégration des enfants maghrebins. Et ils ont utilisés cette étude en disant qu’un enfant étranger, subissait des perturbations linguistiques graves si ses parents lui apprenaient sa langue d’origine.. Donc, les parents, qui étaient étrangers et ne maitrisaient pas toujours le francais, devaient parler francais à leurs enfants. Cela a été une catastrophe.



  • Caturix 28 juillet 2009 12:22

    Ce qui serait bien ce serait de pouvoir proposer à égalité deux versions alternatives quand le consensus n’a pas lieu

    Cela avait été proposé, malheureusement non retenu. Techniquement, il est difficile de mettre en place ce type de concept. D’autres part, il faudrait que les contradicteurs acceptent l’idée qu’ils n’y a pas de vérité absolue et là, on a un gros problème. J’ai passé beaucoup de temps à tenter de régler ce genre de problème sur Wikipédia, et souvent, ca c’est mal terminé.

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