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CHALOT

CHALOT

Je suis un militant laïque d'éducation populaire.
J'assume différentes responsabilités associatives
Je suis aussi élu municipal et adhérent à des associations laïques
Très attaché à l'indépendance des associations et au respect de leurs champs d'intervention, je n'interviens ici qu'à titre personnel .
Je défends une orientation révolutionnaire, lutte de classes

Tableau de bord

  • Premier article le 26/01/2010
  • Modérateur depuis le 04/02/2010
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Derniers commentaires



  • CHALOT CHALOT 28 janvier 2010 12:32

    voici ce que j’ai écrit après avoir vu le film, il y a des avant premières à Paris, Créteil, Nantes et Versailles
    si vous voulez des infos, je donnerai les dates 

    LES OUBLIES DE LA MEMOIRE

    L’histoire commence à reparler d’eux, ces oubliés de ma mémoire qui ont été chassés, parqués puis emprisonnés par la police de Vichy avant qu’ils ne soient pour la plupart déportés. Plusieurs centaines de milliers d’entre eux, sans que l’on puisse en connaître le nombre, sont morts en camp de concentration.

    Ce film émouvant au possible nous fait partager la vie difficile et dramatique d’une grande famille tzigane qui cherche tout simplement à vivre dans cette France occupée où la police aux ordres les poursuit.

    Théodore, vétérinaire et maire d’un village de la zone occupée les accueille et cherche avec l’institutrice Madame Lundi à les protéger de la vindicte populaire.

    La population paysanne accepte ces gens venus d’ailleurs à la condition qu’ils ne restent pas longtemps et quand Théodore propose leur sédentarisation provisoire afin qu’ils ne soient pas envoyés en camp par les nazis, les vieux réflexes quelque peu xénophobes prennent le dessus.

    Les personnages sont très attachants et le réalisateur a évité toute caricature, c’est ainsi que le spectateur découvre la vie de ces « roms » et très vite il se prend d’affection pour Taloche, le grand enfant de 30 ans magnifiquement interprété qui protège P’tit Claude, un enfant dont les parents ont disparu .

    Le spectateur n’a pas le temps de souffler ou de respirer car si au début de l’histoire, les images et la musique nous plongent dans un milieu chaleureux ou l’on se sent bien, très vite on perçoit le danger qui guette et le drame qui arrive.

    Evidemment Marc Lavoine est plus vrai que nature dans se rôle taillé pour lui mais ce sont les tziganes qui nous attirent par le jeu étonnant haut en couleurs et en mouvements de Taloche qui saute, court, bondit et volerait presque ou par la belle Tsigane sur son cheval au galop.

    Des questions bien actuelles sont posées par ce film comme celles sur les conditions de scolarisation et d’accueil de ces enfants.

    En effet si ce film qui ne laisse aucun spectateur indemne nous plonge dans l’histoire noire de notre pays et de l’Europe, il nous conduit aussi à réfléchir sur la situation actuelle.

    Comme l’a exprimé un homme du voyage à la fin d’une projection : « aujourd’hui encore nous sommes obligés de pointer touts les trois mois avec des carnets qui ressemblent étrangement à ceux d’hier ».

    Comme « autrefois » , les panneaux indiqués « interdit aux gens du voyage » sont apposés un peu partout et des barrières les empêchent d’occuper des terrains alors que ceux qui devraient être aménagés ne restent qu’en l’état de projet...

    Le débat actuel sur l’identité nationale nous montre que les périls sont encore là.

    La France a effectivement un devoir de mémoire à remplir, non seulement pour rendre hommage à toutes celles et à tous ceux qui ont disparu dans les campas de la mort mais aussi pour que plus jamais cette patrie des droits de l’homme ne soit souillée par le racisme et la haine de l’autre.

    .


    Jean-François CHALOT




  • CHALOT CHALOT 27 janvier 2010 16:57

    Réponse à « l’enfoiré »

    Je suis nouveau sur le sujet...Non car depuis que je suis conseiller municipal je me bats contre tous les imbéciles qui n’arrêtent pas de refuser de mettre en place des aires pour gens du voyage.
    Oui parce que je suis pour la défense des droits de ces familles mais je les connais peu



  • CHALOT CHALOT 27 janvier 2010 16:46

    C’est assez mal me connaître. Je ne fais pas du tout dans le compliment sur demande.
    Si j’ai fait une critique de ce livre c’est parce que c’est la première fois que je vois un tel sujet traité avec talent...
    Vous n’êtes pas obligés de me croire....
    sans rancune pour cette exécution faite et organisée par des anonymes !



  • CHALOT CHALOT 27 janvier 2010 12:34

    à propos du film
     

    film LIBERTE (Sortie : 24 Février 2010) de Tony GATLIF (Gadjo Dilo,..) avec Marie-Josée CROZE et Marc LAVOINE relatant une page méconnue de notre histoire  : les persécutions et exactions perpétrées par le régime de Vichy à l’encontre des tziganes de nationalité française


    LA CHASSE AUX TSIGANES

    ETAT FRANCAIS ET NAZIS COMPLICES !


    Dès les premières minutes du film, le spectateur est plongé dans l’histoire. Il accompagne les gitans dans leur quête de liberté dans un pays où la police aux ordres de Vichy et des nazis arrête tous les nomades pour les conduire dans des camps d’internement.

    Le rythme des scènes qui se succèdent et la richesse d’expression des personnages et notamment des tziganes nous ont vite conquis.

    Les villageois n’aiment pas les nomades qu’ils tolèrent pour quelques jours et encore ! Gare à ceux et celles qui voudraient rester un peu plus longtemps et gare à cette tribu qui va décider de rester...

    D’ailleurs peut-elle répondre à la proposition faite par le maire et l’institutrice de s’installer

    dans une maison afin de trouver un abri ? Cet abri est d’ailleurs bien sommaire !

    Tous les ingrédient sont là pour faire un bon film et c’est un excellent film qui tout de suite scotche sur son siège le spectateur passionné mais inquiet.

    Ah Taloche, le grand enfant de 30 ans protégé par la grande famille qui n’arrête pas de courir, de sauter, de s’enthousiasmer et d’exprimer par un mouvement désordonné étonnant sa colère ou plutôt son désespoir ! Comment fait-il pour aller si vite ?

    La grande famille appelée la tribu vit intensément au son de la musique et le réalisateur nous a montré la puissance d’une solidarité qui dépasse d’ailleurs le « clan ».

    P’tit Claude, enfant abandonné qui n’est pas du tout de ce milieu va finir par être attiré par cette atmosphère....

    Le drame est là, latent, on l’attend et il finit par arriver.

    Ce film nous permet de faire connaissance avec celles et ceux qui ont connu les camps de concentration.

    Ils étaient pour la plupart français mais cette « identité nationale » ne leur a été d’aucune utilité, ils ont été chassés, parqués et beaucoup ont terminé leur existence dans les camps de la mort.

    Alors qu’aujourd’hui, la chasse à l’enfant étranger a repris et que les sans papiers sont eux aussi consignés et « internés », ce film nous montre avec force comment une politique xénophobe a conduit au pire.

    Ces personnes qu’on appelle aujourd’hui « les gens du voyage » étaient pour beaucoup d’entre eux assignés à résidence et prêts à être livrés « pieds et poings liés » aux fascistes.

    Ne rater pas ce film émouvant et vrai qui sort dans les salles le 24 février 2010 !

    Jean-François CHALOT





  • CHALOT CHALOT 27 janvier 2010 12:17

    Je ne pensais pas qu’il y aurait un tel déferlement à propos d’un livre que les critiques très prolixes n’ont pas lu.
    Je vois que certains ont le rire facile. Au moins ils auront eu droit à un peu de plaisir-on fait ce qu’on peut- avec un simple texte.
    Pour les extraits, je n’ose aller plus loin et notamment à reproduire des passages de descriptions.

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