Ayant travaillé dans certaines zones dite de « non-droits » semblables à celles décrites dans cet article, je confirme que la politique UMPiste ne fait que maintenir une situation d’insécurité et de prospérité de la criminalité. Cette stratégie sarkosienne est certainement rentable électoralement.
Ceci dit il ne faut pas non plus trop s’apitoyer sur le sort des policiers. Je me souviens de l’époque ou je travaillais dans ces cités, lorsque je rentrais chez moi le soir vers 23 heures, il m’arrivais régulièrement d’être contrôlé sur la route par des policiers, dans des coins très tranquilles et même à la campagne. Il est vrai qu’un automobiliste c’est solvable.
Je rappel également que la France compte deux fois plus de policiers par habitant qu’au Québec. Il y a longtemps que l’activité de la police répressive en France ne consiste plus à assurer la sécurité publique mais plutôt à maintenir une pression permanente sur la population.
Quand à ce gentil policier qui semble avoir du vague à l’ame, rien ne lui interdit non plus de changer de boulot. C’est ce que des tas de gens un peu courageux font dans le privé.
Très bon article. Votre raisonnement confirme l’intuition de nombreux internautes qui pensent que nous vivons la fin d’une époque. La Quadrature du Net ne nous rappelle-t’elle pas que les moines copistes s’étaient opposés violemment à l’imprimerie ?
En ce qui concerne le transfert des technologies et les investissements des capitaux occidentaux vers les pays en voie de développement je rajouterais qu’ils ont eu pour effet de placer les salariés occidentaux en concurrence directe avec les pseudos-esclaves des pays du tiers monde, ce qui a eu pour effet collatéral une agravation du sur-endettement généralisé des populations occidentales qui sont incitées à consommer toujours plus. Cette stratégie qui consiste à pousser les ménages à s’endetter est une conséquence directe de mai 68. L’oligarchie de l’époque pensait à juste titre que des gens engagés par des crédits et ayant un petit capital à défendre seraient moins enclins à faire grève ou à manifester pour défendre leurs droits.
La fumeuse crise que nous subissons actuellement n’est pas comme en 1929 une crise de l’épargne mais bien une crise de la dette. Cette stratégie oligarchique connait ses limites, d’où la stratégie du choc. Les pays en voie de développement dans lesquels les capitalistes occidentaux ont investis, au détriment des salariés occidentaux, souhaitent échapper au piège du dollars comme monnaie de référence. Face à cette situation incertaine, l’oligarchie occidentale n’a d’autre choix que de contrôler sa population, de l’endoctriner et de la diriger vers des aventures collectives incertaines et dangereuses.
Dans ce contexte, l’innovation Internet est venue perturber cette situation où chacun avait sa place. Il est de notoriété publique d’affirmer que l’ascenseur social ne fonctionne plus. La perfidie avec laquelle le pouvoir français veut règlementer et contrôler Internet en dit long sur les craintes qui les animes. En tout état de cause il est naturel que l’ancien régime défende ses privilèges qui sont basés sur une rémunération du capital. J’ai toujours été frappé par le taux de prélèvements obligatoires sur les salaires comparé aux prélèvement obligatoires des revenus du patrimoine. Rien que cet indicateur peut convaincre les plus septiques que nous vivons bien dans une économie de rentier où le mérite n’a pas sa place.
En ce qui me concerne, je ne vois plus la police que quand elle tend
ses pièges sur la route pour me piquer mes sous et mes points de
permis. Une ennemie, un danger de la route en plus. Je m’y suis
habitué, j’ai fait le dos rond.
+1, la police s’attaque plus facilement aux gens solvables
Ayant travaillé il y a quelques années dans les zones de non-droits les plus renommées en France, j’y ai vu les policiers jouer aux gendarmes et aux voleurs avec des bandes de délinquants, sauf que les policiers s’enfuyaient comme des malpropres et que les délinquants n’étaient jamais inquiétés. La nuit quand je rentrais chez moi, il m’arrivait régulièrement d’être contrôlés dans des zones tranquilles. Lorsque j’expliquais à ces domestiques que ce n’était pas là qu’il fallait contrôler, que s’ils voulaient je pouvais les emmener, ils étaient plus péteux que flamboyants. Depuis cette période j’avoue avoir compris que la police répressive est utilisé contre la population contrairement à sa mission d’assurer la sécurité publique.
L’insécurité est entretenue savamment par le pouvoir qui en tire des bénéfices électoraux.