L’impact remarquable de la propagande sur les mentalités et croyances collectives m’incite à penser que ce n’est pas la population qui fait les révolutions mais l’oligarchie qui scénarise et créer les évènements.
La crise des subprimes était déjà annoncée dans les médias en 2006. Quand au G20 Attali l’a très bien résumé, « Si ça marche les banques empochent les bénéfices, si ça échoue les pauvres paieront. »
Sarkosy n’est qu’un VRP d’un label qu’on pourrait appelé « Pouvoir financier », comme d’autres d’ailleurs et pas forcément de l’UMP. Je ne connais pas dans l’histoire une révolution qui ai profitée au peuple. Une révolution ça coute cher.
Pour comprendre comment combattre pour la défense des libertés, des droits fondamentaux et de la réalisation des réformes démocratiques visant à assurer une société plus humaine, je vous invite à lire ou à ré-écouter l’appel des grands résistants de mars 2004.
Un petit passage pour vous mettre en bouche :
Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, lesautorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui neproposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles etde la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n’acceptons pas queles principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme duConseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.
Je me dois de réagir parce que j’ai plus de 50 ans et je dois donc me considérer comme un vieux au regard des nouvelles technologies.
C’est vrai que les vieux de ma génération sont majoritairement complètement largués. Concernant les nouveaux modèles économiques naissants, je n’en connais pas un seul dans mon entourage qu’y les soupçonnes.
Les résultats de l’élection présidentielle de 2007 sont très révélateurs du clivage des générations auquel nous assistons, surtout si dans ce scénario on considère que l’UMP jouait le rôle du conservatisme. Les plus de 70 ans ont plébiscités la majorité UMP à 68%. les 60 à 69 ans à 61%. Dans les autres catégories d’ages seuls les 24 à 34 ans ont donné la majorité à l’UMP, j’avoue ne pas avoir d’explications rationnelles mise à part peut être qu’a cet age là ils regardent beaucoup plus la télévision à cause des enfants. Il ne faut pas oublier que la quasi totalité des médias classiques et institutionnels roulaient pour l’UMP puisqu’ils appartiennent aux amis du Fouquet’s. De plus l’UMP bénéficiait des services d’une des plus grosses boites étasunienne de marketing (propagande) dont je ne me souviens plus du nom. (votez pour qui on vous dit de voter mais votez !)
Se rajoute à cela l’oligarchie financière occidentale, celle là même qui organisait le déménagement des grandes fortunes françaises en Belgique avant les élections et qui détient tous les moyens d’asservissement et d’assujettissement économique et psychologique destinés à la population. Elle contrôle l’ancien modèle et n’a aucun intérêt à laissé perdurer la libre circulation des informations, de l’accès à la culture, ainsi que la liberté d’expression. On peut également accepter le fait qu’elle manipule quasiment tous les mouvements politiques et syndicaux. Ce qui expliquerait en partie l’évanouissement d’une véritable opposition politique et démocratique en France. (le vote du PS au sénat en première lecture d’HADOPI avant la contestation des internautes appel des questions).
Face à cette volonté, brutale de surveiller et de contrôler Internet, 5 gus dans un garage, quelques geeks boutonneux et quelques idéalistes, ça fait pas beaucoup.
Un vieux comme moi pourrait reprocher à la majorité de la jeunesse de faire mu-muse sur Internet, T’chatter via MSN, envoyer des SMS ou des MMS avec leur mobile, regarder Desperate Housewives à la télévision, jouer avec leur console ou en réseau plutôt que de profiter de ce merveilleux outils de culture et d’information qu’est Internet pour s’affranchir de leur condition et refaire le monde. Le meilleur système d’exploitation, libre et gratuit n’est utilisé que par 1% des Internautes. Qu’attend le jeunesse pour s’emparer de cette opportunité pour se libérer des profiteurs et privateurs de liberté de l’ancien monde ? il se décide en ce moment à Bruxelles un allongement de la durée des droits d’auteurs, etc. où se trouve le jeunesse pour se mobiliser contre ? Finalement les jeunes se comportent souvent en consommateurs passifs et captifs de quelques multinationales. Quelles proportion d’entre eux se sont mobilisés contre HADOPI ? Sont-ils plus sensibles à l’empêchement du téléchargement ou aux atteintes aux droits fondamentaux que porte cette Loi et celles à venir ?
Le jour où l’oligarchie contrôlera Internet, et c’est bien parti pour, on découvrira comme par magie que les vieux se sont mis à Internet. Le nouveau monde ou nouveau modèle économique se crée sur la compétence et le savoir faire de quelque uns, mais pour développer une entreprise il faut des capitaux. Les détenteurs des capitaux sont plutôt partisans du Minitel 2.0. C’est à la jeunesse de s’imposer, les vieux sont déjà bouffés par le système. Les jeunes pourraient déranger s’ils refusaient de consommer ce que leur propose l’oligarchie et s’ils étaient moins fashion-victimes.
Même si votre analyse est bonne concernant ce clivage générationnel, qui est naturel ne l’oublions pas, il est tout particulièrement exploité par les promoteurs d’HADOPI.
Je confirme l’auteur n’a rien compris. HADOPI est techniquement inefficace, elle remet en cause la neutralité d’Internet et instaure l’embryon d’une surveillance généralisée du Web. Elle fait fi du respect du droit à la vie privée et des droits fondamentaux. Elle instaure la présomption de culpabilité et donne à une autorité administrative les pouvoirs judiciaires. De plus elle consacre une industrie au détriment des artistes et des droits d’auteur. Bref c’est une Loi de plus qui démontre clairement la collusion malsaine entre le milieu politique et le monde des affaires.