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Claudepapi

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  • Claudepapi 11 avril 2009 10:17

    Epicure,
    si vous écrivez des choses qui ne sont pas fausses, vous présentez un tableau si noir que c’en est exagéré. La plupart des gens qui vivent en Corse n’ont pas la trouille. A partir du moment où ils n’ont jamais trempé dans la violence clandestine, ils ne risquent pas grand-chose. Ayant habité moi-même pendant deux ans en région parisienne et bien davantage sur Lyon, je peux vous assurer que j’ai moins la trouille en Corse que lors de mes expérience continentales. Si vous aviez continué à recenser le nombre de morts par assassinat, peut-être le nombre de morts baisse-t-il depuis l’année 2002 ? Idem avec le nombre de tués sur les routes avec un nombre accru de gendarmes sur nos routes depuis quelques années. Le port de la ceinture est davantage répandu qu’il y a une quinzaine d’années.
    La catastrophe de Furiani correspond à une période où le football français donnait des dérogations pour installer des tribunes provisoires supplémentaires (et les recettes qui vont avec), il n’y a pas qu’en Corse que ça se faisait, malheureusement c’est chez nous qu’une tribune s’est effondrée.
    A l’état que vous présentez de la Corse on pourrait rajouter que la petite délinquance est très faible sur notre île, que le nombre de morts par overdose est quasi-inexistant.
    Enfin si le racket était si généralisé, pensez-vous qu’il y aurait autant de continentaux et d’étrangers vivant sur notre île ? Je ne pense pas. Quoique vous en disiez, il y a une qualité de vie en Corse, une vie paisible et tranquille pour tous ceux qui n’ont rien a se reprocher.   



  • Claudepapi 9 avril 2009 19:59
    Cher Epicure,
    Vous dites que Mme Contard a changé de version et qu’elle n’est pas crédible. En tout cas elle était crédible quand elle a disculpé certaines personnes qui avaient été arrêtées par la Police en disant que ce n’était pas eux. Chevènement déclarait que les suspects avaient été arrêtés, qu’il ne restait plus qu’ à trouver les commanditaires. Heureusement qu’elle était là pour disculper ces parfaits innocents. Dès le début de l’enquête. Et lorsqu’on lui a montré Yvan Colonna, elle a également indiqué que ce n’était pas lui. Mais alors ils ont cessé de l’écouter. Un autre témoin oculaire (ami du Préfet) disculpe également Colonna et ne l’a jamais reconnu.
    Suite à la déposition de Maranelli qui accuse Colonna, les policiers ont fait des photocopies du ce 1er procès-verbal pour le présenter à Alessandri. Mot pour mot il est écrit la même chose, vous appelez ça une déposition ? Parmi les versions des épouses, en effet Yvan Colonna est à deux endroits différents au même moment, peut-être a-t-il un frère jumeau ?
    Ensuite vous ne parlez évidemment pas de tous les autres qui ne l’ont jamais accusé. Et parmi toutes ces personnes arrêtées, figurent notamment Marcel Istria et Joseph Versini. Les deux ont toujours nié leur participation à l’assassinat. Concernant Istria, sans preuve il a été condamné à 20 ans de prison. A quoi correspond cette peine ? Istria préfère ne pas faire appel car il ne croit pas en cette justice et pense prendre plus s’il fait appel, c’est à dire perpétuité comme les autres. Soit il a participé à l’assassinat et il doit prendre perpétuité, soit il n’y a pas participé alors 20 ans pourquoi ? dans le doute ? Concernant Istria, il est avéré qu’il a été frappé par un policier et il n’a jamais incriminé Yvan Colonna. Pour Versini, il est avéré qu’il n’a pas participé à l’assassinat, il a pris 15 ans quand même pour avoir été au courant de l’assassinat sans l’avoir dénoncé. Il a fait finalement 9 ans et quelques mois et a comparu au procès Colonna, libre mais avec un bracelet électronique. Je ne vous parle même pas d’Andriuzzi et Castela présentés comme les théoriciens du meurtre et qui avaient pris 30 ans de prison avant d’être acquitté en appel à cause du vide sidéral de l’accusation et du dossier. Or il convient tout de même de faire une petite différence entre ceux qui ont participé à l’assassinat et ceux qui n’y ont pas participé quelles qu’en soient les raisons, manque de cran ou volonté de ne pas avoir du sang sur les mains, peu importe. C’est l’esprit de vérité qui compte.
    Et il existe des écoutes téléphoniques où apparait Yvan Colonna. Ce n’était pas lui qui était sur écoute mais Alessandri. Et ces écoutes n’ont pas donné la preuve de sa culpabilité, pire elles l’innocenteraient presque puisque lors de ces écoutes qui vont jusque bien après l’assassinat, Colonna affirme à son ami au téléphone (sans savoir qu’il est sur écoute) ne pas comprendre ce qu’on lui reproche, que c’est un coup monté, etc...Ces écoutes n’avaient d’ailleurs pas été portées au dossier, on comprend mieux pourquoi.
    Que vous n’aimez pas les nationalistes corses, soit. Etant personnellement contre l’Indépendance de la Corse, je ne les porte pas non plus spécialement dans mon coeur. Mais ne les mettons pas tous dans le même sac car il y en a toujours eu certains et c’est toujours le cas qui refusent la violence. Qu’il y ait en Corse une partie de la population qui soit pour l’indépendance ne devrait choquer personne. Dans toutes les île au monde relativement peuplées et non indépendantes, il existe un désir d’indépendance d’une partie d’insulaires  : C’est LOGIQUE ! Il n’y a pour moi aucune raison de diaboliser les indépendantistes sauf ceux qui choisissent des actions violentes et vont jusqu’à l’assassinat. Aucun combat, aucune lutte ne peut justifier à mes yeux l’assassinat d’un homme. Mais arrêtons les injustices avec cette justice d’exception, spéciale pour les nationalistes corses. Plus il y aura d’injustice, plus les décisions seront disproportionnées eu égard aux faits, plus la jeunesse corse se radicalisera et ce n’est bon ni pour la Corse, ni pour la France. 


  • Claudepapi 8 avril 2009 19:05

    Paris, le 6 avril 2009
    La Fédération internationale des ligues des droits de l´Homme (FIDH) a mandaté trois observateurs pour suivre l´audience du procès en appel d´ Yvan Colonna : Alya Chammari, avocate tunisienne, Roland Kessous, magistrat honoraire français et Eric Gillet, avocat belge. Ce procès s´est déroulé en application des lois de fond et de forme en vigueur en matière de terrorisme.
    Depuis 1999, la FIDH dénonce cette législation qui autorise des poursuites pour participation à une association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme.
    Cette loi permet d´incriminer des intentions et non des actes. La garde-à-vue peut atteindre 96 heures, l´avocat n´intervenant qu´à la 72ème heure. L´expérience démontre que les juges d´instruction spécialisés instruisent plus à charge qu´à décharge. Aucun des membres de la Cour d´assises spécialement composée par des magistrats choisis par le 1er Président de la Cour d´appel ne peut être récusé.
    La Cour d´assises statue à la majorité simple par un arrêt non motivé en se fondant exclusivement sur l´intime conviction.
    Les poursuites diligentées contre Yvan Colonna ont illustré les dérives que permet cette législation. Plusieurs services de police sont intervenus, gendarmerie, police judiciaire, DNAT, sans grande coordination entre eux, euphémisme pour ne pas dire qu´ils étaient en compétition. Un Préfet a même diligenté une enquête personnelle en dehors de tout cadre légal.
    La mise en cause d´Yvan Colonna par les membres du commando qui ont participé à l´assassinat du Préfet, a été obtenue au cours de garde-à-vues dans des conditions contestées par la défense et a fait l´objet de rétractations ultérieures. Au cours de l´instruction menée par les trois magistrats instructeurs spécialisés, les nombreuses demandes d´actes présentées par la défense ont été rejetées. Aucune reconstitution des faits n´a été effectuée sur le lieu du crime.
    En outre, le choix procédural des juges d´instruction d´ouvrir deux dossiers distincts relatifs à l´assassinat du Préfet Érignac, en mettant en examen Yvan Colonna uniquement dans l´un d´entre eux, ne pouvait que porter gravement atteinte aux droits de la défense.
    Le procès équitable est caractérisé par le respect des formes de procédure qui permettent de fonder la légitimité de la décision finale. Ces formes doivent également permettre d´éviter que l´accusé puisse avoir l´impression d´une justice arbitraire et peu transparente. Tels sont les termes utilisés par la Cour européenne des droits de l´Homme.
    Or, à l´audience d´appel, plusieurs incidents ont permis de mettre en doute le caractère équitable du procès.
    Le Président n´a pas communiqué aux parties une lettre importante d´un témoin indiquant que des membres du commando ayant participé à l´attaque de la gendarmerie de Pietrosella et à l´assassinat du Préfet Érignac n´avaient jamais été entendus, ainsi qu´un certificat médical d´un policier ayant eu un rôle déterminant dans la mise en cause d´Yvan Colonna. Dans la conduite de l´audience, le Président ne s´est pas appesanti sur les témoignages favorables à l´accusé.
    La Cour d´assises a enfin refusé d´ordonner la reconstitution des faits à nouveau demandée par l´accusé. Celui-ci a déduit de ces éléments que la Cour n´était pas impartiale et a finalement décidé de quitter l´audience et de récuser ses avocats.
    L´absence de l´accusé et de ses défenseurs a eu pour conséquence de déséquilibrer le déroulement de l´audience de manière radicale. Un procès sans contradiction fait peser sur le Président de la Cour d´assises une obligation particulière de mener les débats avec la plus grande impartialité et ce d´autant plus qu´Yvan Colonna avait été désigné dès son arrestation en qualité de coupable par le ministre de l´Intérieur, devenu président de la République.
    En matière pénale, la discussion publique des éléments à charge recueillis contre l´accusé est une condition indispensable pour qu´intervienne une décision juste et équitable. Force est de constater que tel n´a pas été le cas.
    Le choix délibéré d´Yvan Colonna de quitter l´audience, motivé par le sentiment exprimé dès le premier jour qu´il se trouvait en présence d´une juridiction déterminée à le condamner, ne peut que susciter un sentiment de malaise sur la condamnation intervenue.
    En raison des polémiques suscitées par le déroulement de l´audience, le défaut de motivation de l´arrêt rendu, certes conforme au droit actuel, confirme la nécessité d´une réforme rapide pour que les magistrats professionnels exposent les raisons de leur décision.
    Dans un arrêt prononcé le 13 janvier 2009, la Cour européenne des droits de l´Homme a jugé que, sans un résumé des principales raisons pour lesquelles la Cour d´assises s´est déclarée convaincue de la culpabilité de l´accusé, celui-ci n´est pas à même de comprendre – et donc d´accepter – la décision de la juridiction.
    Il en va de même vis-à-vis de l´opinion publique.
    Il ne nous appartient pas de nous prononcer sur le système de défense choisi par l´accusé, ni sur sa culpabilité. Mais on se doit de constater que le déroulement du procès est l´illustration de l´impasse où se trouve la justice lors de l´application de toute législation d´exception, spécialement eu égard aux exigences de l´article 6 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l´Homme, qui mentionne que toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement par un tribunal indépendant et impartial dans le respect de l´égalité entre l´accusation et la défense.
    Ce procès soulève une fois de plus la question du maintien de cette justice d´exception.



  • Claudepapi 8 avril 2009 18:34

    (AFP) - La Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH) a estimé que « la justice antiterroriste est dans l’impasse » dans un communiqué sur le procès d’Yvan Colonna lu lors d’une conférence de presse mercredi.

     "Le déroulement du procès est l’illustration de l’impasse où se trouve la justice lors de l’application de toute législation d’exception", affirme la FIDH dans le communiqué présenté à la presse par la Ligue des droits de l’Homme.

     Ce document présente les premières observations des trois observateurs mandatés par la FIDH pour assister au procès d’Yvan Colonna qui a été jugé en appel devant la cour d’assises spéciale de Paris du 9 février au 27 mars, et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans. 

     "Ces premières conclusions confirment que le procès d’Yvan Colonna est l’illustration supplémentaire des dangers que représentent la justice antiterroriste de par son caractère exceptionnel", a déclaré André Paccou, représentant de la Ligue des droits de l’Homme.

     Des éléments de la procédure judiciaire sont remis en cause, de l’instruction marquée par « la compétition » entre les services d’enquête ou l’absence de reconstitution, à l’audience pendant laquelle "plusieurs incidents ont permis de mettre en doute le caractère équitable du procès", selon la FIDH.

     Le rapport de la FIDH fait notamment référence à la lettre de Didier Vinolas et au certificat médical de Georges Lebbos qui n’ont pas été communiqués aux avocats de la défense.

     Sans porter de jugement sur la stratégie des conseils d’Yvan Colonna de quitter les débats, la FIDH note que cette absence "a eu pour conséquence de déséquilibrer le déroulement de l’audience de manière radicale" et qu’il revenait par conséquent au président de la cour d’assises "de mener les débats avec la plus grande impartialité« .

      »Force est de constater que tel n’a pas été le cas« , estime la FIDH, ce qui »ne peut que susciter un sentiment de malaise sur la condamnation intervenue".

     La FIDH se prononce par ailleurs en faveur d’« une réforme rapide » de la disposition qui permet aux magistrats professionnels de ne pas motiver leur décision, s’appuyant sur une récente décision de la Cour Européenne des droits de l’Homme.

     Le rapport définitif de la mission d’observation diligentée par la FIDH devrait être rendu public courant mai.



  • Claudepapi 3 avril 2009 19:48

    Ancien Président de la commission OUTREAU, Député socialiste de l´Isère, André VALLINI estime aujourd´hui que le verdict du procès d´Yvan COLONNA est entaché de doute.

    "Des audiences chaotiques, des débats confus, une Présidence contestée, comme c´était prévisible le verdict final du procès d´Yvan COLONNA est entaché d´un doute insupportable.

    Or, pour que la justice soit acceptée, elle doit être comprise et respectée. Il faut donc souhaiter que la Cour de cassation renvoie cette affaire à une Cour d´assises qui devra prendre le temps de bien juger cette affaire très grave.

    Très grave car elle concerne l´assassinat d´un Préfet. Très grave aussi car elle met en jeu la Liberté d´un homme".

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