J’avoue ne pas avoir de sympathie particulière pour Nathalie Kosciusko-Morizet, mais mon post ne lui était pas destiné. Je visais plutôt l’interprétation qu’on fait de ce qui s’est passé (qui sépare le monde en deux camps : la blanche colombe et les méchants corrompus).
Vous avez raison, nous ne sommes pas dans sa tête, et tout n’est certainement pas tout noir chez elle. Mais de là à saluer son "courage" quand elle s’arrange tout de même pour garder son poste, je trouve que c’est beaucoup. D’ailleurs, je me demande si elle peut encore espérer garder quelqu’influence que ce soit après un coup pareil. Elle va sans doute plutôt, à mon avis, jouer profil bas.
L’UMP et le Gouvernement sont deux choses distinctes. Je ne dis pas que les deux n’ont rien à voir, bien sûr, mais confondre l’un avec l’autre est à mon avis réducteur. Ce qui ne veut pas dire que je roule pour l’un - ni pour l’autre…
@ gül : Je ne suis pas sûr de comprendre votre question. J’essaye donc de répondre en aveugle, reprenez-moi si je réponds à côté.
Je ne m’intéressais pas ici à l’UMP, mais au Gouvernement.
Oui, mon post est ironique.
Vous semblez appeler "forme" ce que j’appelle "fait" et "fond" ce que j’appelle "interprétation". Le "fait" est qu’elle garde son poste. L’interprétation que j’en fait est différente de la vôtre, cela ne signifie pas que je ne m’intéresse pas au fond.
Nathalie Kosciusko-Morizet a donc vaillamment supporté l’humiliation publique, pour pouvoir par la suite sauver ce qui peut l’être : bel exemple de bravoure et d’abnégation. Il aurait été injuste que son héroïsme la desserve : rassurons-nous, sa posture lui permet, par un heureux concours de circonstances, de rester secrétaire d’état. Le monde est bien fait.
Nathalie Kosciusko-Morizet serait-elle une sorte de Ségolène Royal de droite ? Belle, pure, innocente, nouvelle venue et victime des méchants machos…
Quoi qu’on pense du fond de ce qu’elle a dit, critiquer son propre ministre de tutelle est une faute lourde. Qu’elle se soit fait remettre à sa place relève d’une logique bien naturelle, qui n’a rien de macho en soi. D’ailleurs, dans un registre voisin, Roselyne Bachelot a, il n’y a pas si longtemps, vertement remis à sa place son secrétaire d’état Bernard Laporte, et pour bien moins.
Pour être complet, l’argument devrait mentionner les chiffres actuels selon la même source, et s’assurer que l’outil statistique employé pour les chiffres de 1959 et ceux d’aujourd’hui est bien resté le même. Avez-vous des précisions là-dessus ?