Compagnon et fier de l’être
Je viens de lire aujourd'hui un article incendiaire de Monsieur Christophe Leclaire sur "L'Honneur perdu d'Emmaüs et des Autres.." sur Agora vox. Mes premières questions à ce monsieur : "Qui êtes vous ?" "D'où tenez vous vos informations ?" "Etes-vous vous-même compagnon d'Emmaüs ?" et enfin "Pensez- vous sincèrement que moi, Claude, compagnon d'Emmaüs à la communauté de Saint-Marcel (11ème, Marseille), j'ai besoin de vous ou de qui que se soit pour me défendre ?" " Pensez-vous que je soit trop idiot, inculte, pour trouver seul les arguments pour me défendre et défendre mes compagnons ?" "Pensez- vous être en droit de parler en mon nom ?" "Si oui, quelle est selon vous, votre légitimité ?". Vous tentez monsieur par cet article dans mettre un "coup de pied dans la fourmilière". Je dénonce l'extrême violence de votre propos. Je ne pense pas que cette violence soit bénéfique aux compagnes et compagnons d'Emmaüs, que j'essayes ici, modestement de représenter. Je pense qu'il faut défendre les compagnes et les compagnons, mais qu'il faut éviter soigneusement toutes violences. Je pense au contraire qu'il faut raison, garder, qu'il faut être calme mais ferme, doux mais persévérant. Etant compagnon d'Emmaüs moi-même, depuis 14 ans, j'ai pu constater des comportements, qui sont, selon moi, contraire aux valeurs de l'Abbé Pierre, contraire aux valeurs d'Emmaüs, contraire à mes valeurs (car j'y adhère). Mais plutôt que de ruer dans les brancards, au risque de faire tomber le toit de l'écurie, j'ai décider, comme l'a fait l'Abbé Pierre et bien d'autres avant moi, de faire preuve de calme, de patience et de persévérance. Je participerai à toutes les réunions, n'ayant de cesse de rappeler encore et encore les valeurs fondamentales d'Emmaüs. Je n'aurais de cesse de dénoncer, les comportements inadéquates de chacun. Je n'aurai de cesse de demander à ce que soit améliorer le statut des compagnes et compagnons d'Emmaüs (je pense en autre au droit à la retraite qui est un réel problème, aujourd'hui). Je serai calme et patient, doux et persévérant, cherchant à bâtir, tranquillement, mais sûrement, un avenir meilleur pour tous, dans l'intérêt de tous. Et je suis prêt à mener ce combat, jusqu'à la fin de ma vie. Car j'ai décider de marcher des les traces de l'Abbé Pierre, dans les traces de mes aînés. de leur emboîter le pas pour mener ce combat auquel, je crois. Respectueusement. Claude, compagnon d'Emmaüs et fier de l'être.