Voilà un général patriote et lucide. Les événement sur 2 ans sont en train de lui donner raison. Aux Russes d’en prendre conscience et d’arrêter cette guerre d’invasion-annexion qui n’a pas le consentement des Ukrainiens.
Par conséquent, la situation autour de l’Ukraine est principalement
artificielle et sert les intérêts de certaines forces internes, y
compris au sein de la Fédération de Russie. À la suite de l’effondrement
de l’URSS, auquel la Russie (Eltsine) a pris une part décisive,
l’Ukraine est devenue un État indépendant, membre de l’ONU, et a le
droit à la défense individuelle et collective conformément à l’article
51 de la Charte des Nations unies.
Les dirigeants russes n’ont toujours pas reconnu les résultats du
référendum sur l’indépendance de la DNR et de la LNR, alors qu’au niveau
officiel, y compris pendant le processus de négociation de Minsk, ils
ont souligné à plusieurs reprises que leurs territoires et leur
population appartenaient à l’Ukraine.
Il y a également eu des déclarations répétées de haut niveau sur le
désir de maintenir des relations normales avec Kiev sans singulariser la
RPD et la RPL en tant que relations spéciales.
La question du génocide perpétré par Kiev dans les régions du sud-est
n’a pas été soulevée ni devant l’ONU ni devant OSCE. Naturellement,
pour que l’Ukraine reste un voisin amical de la Russie, il était
nécessaire qu’elle démontre l’attrait du modèle d’État et du système de
gouvernement russes.
Mais la Fédération de Russie ne l’a pas fait, son modèle de
développement et son mécanisme de politique étrangère de coopération
internationale lui aliènent presque tous ses voisins, et pas seulement
ses voisins.
L’annexion de la Crimée et de Sébastopol par la Russie et
l’incapacité de la communauté internationale à les reconnaître comme
russes (la grande majorité des États du monde les considèrent donc
toujours comme appartenant à l’Ukraine) montrent clairement l’échec de
la politique étrangère russe et le manque d’attrait de sa politique
intérieure.
Les tentatives d’ultimatums et de menaces de recours à la force pour
les faire « aimer » la Russie et ses dirigeants sont inutiles et
extrêmement dangereuses.
Le recours à la force militaire contre l’Ukraine remettra d’abord en
question l’existence même de la Russie en tant qu’État ; ensuite, il
fera des Russes et des Ukrainiens des ennemis mortels pour toujours.
Troisièmement, il y aura des milliers (dizaines de milliers) de
personnes jeunes et en bonne santé tuées d’un côté et de l’autre, ce qui
affectera certainement la situation démographique future de nos pays en
danger. Sur le champ de bataille, si cela se produit, les troupes
russes devront affronter non seulement des soldats ukrainiens, parmi
lesquels se trouveront de nombreux enfants russes, mais aussi des
soldats et du matériel de nombreux pays de l’OTAN, et les États membres
de l’alliance seront obligés de déclarer la guerre à la Russie.
Le président Erdogan de la République de Turquie a clairement indiqué
de quel côté la Turquie se battra. Et nous pouvons supposer que deux
armées et la marine de la Turquie recevront l’ordre de « libérer » la
Crimée et Sébastopol, et éventuellement d’envahir le Caucase.
En outre, la Russie serait clairement classée comme menace pour la
paix et la sécurité internationale, soumise aux sanctions les plus
lourdes, mise au ban de la communauté internationale et susceptible
d’être déchue de son statut d’État indépendant.
Le président et le gouvernement, le ministère de la défense ne
peuvent pas ne pas comprendre de telles conséquences, ils ne sont pas si
stupides.
Se pose la question suivante : quelles sont les buts réels derrière
la provocation d’une tension pouvant déclencher la guerre et pouvant
entraîner un conflit à grande échelle ? Le nombre et la composition des
troupes en présence – au moins cent mille soldats de chaque côté –
indiquent que ces risques sont réels. La Russie, en exposant ses
frontières orientales, redéploie des formations aux frontières de
l’Ukraine.
Selon nous, les dirigeants du pays, se rendant compte qu’ils sont
incapables de sortir le pays de la crise systémique et que cela pourrait
conduire à un soulèvement populaire et à un changement de pouvoir dans
le pays, avec le soutien de l’oligarchie, des fonctionnaires corrompus,
des médias d’opinion et des services de sécurité, ont décidé d’activer
leur ligne politique en vue de la destruction définitive de l’État russe
et de l’extermination de la population indigène du pays.
Et la guerre est le moyen de résoudre ce problème afin de s’accrocher
pour un temps à leur pouvoir anti-national et de préserver les
richesses pillées au peuple. Nous ne pouvons pas supposer d’autre
explication.
Nous, officiers de la Russie, exigeons du président de la Fédération
de Russie qu’il renonce à sa politique criminelle de provocation d’une
guerre, dans laquelle la Fédération de Russie serait seule contre les
forces unies de l’Occident, qu’il crée les conditions pour la mise en
œuvre dans la pratique de l’article 3 de la Constitution de la
Fédération de Russie, et qu’il démissionne.
Nous nous adressons à tous les militaires de réserve et retraités,
citoyens de la Russie, en leur recommandant d’être vigilants, organisés,
de soutenir les demandes du Conseil de l’Assemblée panrusse des
officiers, de s’opposer activement à la propagande et au déclenchement
de la guerre, de ne pas permettre le conflit civil interne avec
utilisation de la force militaire.
Pour ceux qui veulent s’informer. Source Europelibre.eu =
Je livre ci-dessous une traduction de l’appel lancé par le Général Ivashov tel que publié sur le site de l’Union Pan-Russe des Officiers le 31 janvier 2022 :
Le colonel général Leonid Ivashov, président de l’ »Assemblée des
officiers de toute la Russie », a écrit un appel au président et aux
citoyens de la Fédération de Russie « veille de guerre » :
Appel de l’assemblée pan-russe des officiers au Président et aux citoyens de la Fédération de Russie
Aujourd’hui, l’humanité vit dans l’attente de la guerre. Une guerre
signifie la perte inévitable de vies humaines, la destruction, la
souffrance des grandes masses de personnes, la destruction de leur mode
de vie et la perturbation des systèmes vitaux des nations et des
peuples. Une grande guerre est une grande tragédie, un crime grave. Il
se trouve que la Russie se trouve au centre de cette catastrophe
imminente. Et c’est peut-être la première fois de son histoire.
Auparavant, la Russie (l’Union soviétique) avait mené une guerre
forcée (juste), et généralement lorsqu’il n’y avait pas d’autre issue,
lorsque les intérêts vitaux de l’État et de la société étaient menacés.
Qu’est-ce qui menace l’existence même de la Russie aujourd’hui, et
existe-t-il de telles menaces ? On peut affirmer que de telles menaces
sont bel et bien présentes – le pays est sur le point de mettre un point
final à son histoire. Toutes les sphères vitales, y compris la
démographie, ne cessent de se dégrader, et le taux d’extinction des
populations bat des records mondiaux. Et la dégradation est de nature
systémique, et dans tout système complexe, l’effondrement d’un élément
peut entraîner l’effondrement de l’ensemble du système.
Et ceci, à notre avis, est la principale menace pour la Fédération de
Russie. Mais il s’agit d’une menace interne, provenant du modèle de
l’État, de la caractéristique du pouvoir et de l’état de la société. Et
les causess en sont internes : un modèle étatique non viable,
l’incompétence totale et le manque de professionnalisme du système de
pouvoir et d’administration, la passivité et la désorganisation de la
société. Un pays ne peut pas vivre longtemps dans un tel état.
Quant aux menaces extérieures, elles existent certainement. Mais,
selon notre évaluation d’experts, ces menaces ne sont pas critiques pour
le moment et n’affectent ni directement l’existence de l’État russe ni
ses intérêts vitaux. Dans l’ensemble, la stabilité stratégique est
préservée, les armes nucléaires sont sous contrôle fiable, les
groupements de forces de l’OTAN ne sont pas renforcés et il n’y a pas
d’activité menaçante.=
@Lynwec=....l’anti-russisme au paroxysme...=Comme touijours peu informé sur les joyeuses réalités russo-poutiniennes. Le candidat russe à la présidence Boris Nadejdine fait des déclarations pro-russes mais anti-poutine. Il reprend ce que disait et prévoyait le général Leonid Ivashof le 31 janvier 2022. rappel simplifié = "
Le 31 janvier 2022, pendant la crise russo-ukrainienne de 2021-2022,
en tant que président de l’Assemblée générale des officiers russes, le
général Ivashov a publié une déclaration condamnant la « politique criminelle de Poutine consistant à provoquer une guerre » et appelant à la démission du président Poutine8,9.
Accusant Poutine d’avoir risqué "la destruction définitive de
l’État russe et l’extermination de la population du pays", Ivashov a
déclaré que le véritable danger pour la Russie n’était pas l’OTAN ou
l’Occident mais "la non-viabilité du modèle d’État, l’incapacité totale
et le manque de professionnalisme du système au pouvoir et de
l’administration, ainsi que la passivité et la désorganisation de la
société.« Dans ces conditions »aucun pays ne survit longtemps"9.
Selon Roderick Gregory, "Ivashov pense que l’OTAN est une
puissance hostile, mais son expérience lui a appris que la menace
OTAN/États-Unis est sous contrôle et qu’aucune menace extérieure n’est
imminente de la part des puissances occidentales.«
Voilà où en est la Russie de VV poutine en mal d’annexions de l’Ukraine dans un pays dont le territoire couvre déjà 8 fuseaux horaires !
»La Russie n’a pas de frontières. L’Ukraine n’existe pas. L’Ukraine est une erreur de l’histoire, erreur de Lénine. " VVP
@Krokodilo= le sentiment russophile étant largement majoritaire à l’est,...= En 2024 il ne l’est plus dans des proportions que vous ne reconnaîtrez jamais pour n’être jamais allé sur place !!!!!!