@Francis, agnotologue=Avec vous c’est l’évidence facilitée ! Au service des évidences que vous cachez bien mal, ce qui rend sympa votre propagande mal fagotée.....
@SPQR audacieux complotiste chasseur de complot=« l’homme le plus corrompu, menteur de la planète ! »= Vous décrivez parfaitement V Poutine, le grand chef à plumes du Kremlin.
@LVOLC=A ne jamais lire ou écouter du Poutine dans ses textes, vous inventez de l’amour là où il n’y a que de la servitude et de la soumission indéfinie au chef, sinon : exil ou prison ou cimetière. Allez vivre en Russie et racontez nous votre expérience !!!!!
Marc Eynaud : C’est la rentrée scolaire. Cette année, des professeurs ont été embauchés au lance-pierre pour pallier les sous-effectifs. Qu’en pensez-vous ?
Jean-Paul Brighelli : Il n’y a pas plus de crise
cette année que l’année précédente. Nous sommes dans la lancée de ce qui
a commencé vers la fin des années 70 et qui s’est développé d’étape en
étape pour donner l’énorme bordel actuel. Dans mon dernier livre, je dis
que c’est un bordel voulu. Quelques chiffres : il y a 12 millions
d’élèves, cela concerne un Français sur cinq, plus leurs parents, ça
fait du monde. Au sujet des profs manquants, officiellement il en manque
environ 4000. Rapporté au chiffre de 860 000 enseignants, ce n’est pas
grand-chose. Quant à l’embauche à la va vite, elle existe depuis les
années 70. À l’époque on appelait cela les maîtres auxiliaires. Ils
étaient récupérés en fac, sur la foi d’une licence d’une matière
enseignée à l’école primaire ou secondaire. Actuellement, c’est
n’importe quelle licence. Vous n’imaginez pas pour les futurs
instituteurs, le nombre de diplômés de psycho, socio et autres qui se
présentent. Leur qualification n’a aucune importance, ce qui compte pour
le ministre, c’est qu’il y ait un adulte devant chaque classe. Pour
lui, comme pour les syndicats, le seul problème est quantitatif. Plus
personne ne s’occupe de la question qualitative. S’il y a tellement de
trous dans les effectifs, c’est que les jurys de concours n’ont pas
pourvus plusieurs milliers de postes, simplement parce que les candidats
étaient très mauvais. Dans un premier temps, le ministre a suggéré
d’intégrer ceux qui sont en liste supplémentaire sur les concours,
c’est-à-dire ceux qui ont été refusés par des jurys.