- Les visites chez Polybius et l’insula des Chastes Amants ne se fait que le dimanche matin, avec réservation payante et supplément (c’est privatisé), compter une dizaine d’euros pour les deux tout compris. Evidemment, c’est un flop total. Les installations « multimédia » sont d’un faible niveau cultirel, inutiles et gâchent même la visite, celle-ci étant minutée. Quand on perd presque 20 min à devoir regarder un écran de télé ou à écouter/voir un hologramme jouant avec le pathos, il ne reste plus beaucoup de temps sur la petite demi-heure pour apprécier la beauté des décorations, relever un détail, découvrir un graffiti, etc. Le projet « Pompeiviva » tendait à transformer Pompéi en un parc de loisirs genre dismeyland, où le touriste est pris pour un imbécile inculte.
- Parmi les maisons visitables, elles sont presque toutes fermées par manque de personnel de gardiennage, cela fait des années que des gardiens partent en retraite sans être remplacés, alors à chaque fois, cela fait une maison de moins à visiter (ou dans les musées une salle fermée, comme à Naples ou Baia). Mais « on » s’en fout, l’essentiel étant que le visiteur paie son billet d’entrée... L’effectif n’étant pas le même tous les jours, il y a une vraie loterie pour les maisons ouvertes ou fermées. Mais cet été, c’est le record absolu des maisons fermées, pratiquement deux sur trois, et même un peu plus certains jours, comparé à l’été précédent, et même parmi celles qui étaient toujours ouvertes (Ceii, Petite Fontaine, Pansa...), fermées maintenant pour travaux prévus (mais non commencés, compter plusieurs années alors...).
- Tout est prêt pour accueillir les touristes aux Termes stabianes, mais la commission de sécurité n’est toujours pas passée, depuis près d’un an, pour donner son aval à son ouverture. C’est le même problème avec la villa des Papyrus à Herculanum. Les lourdeurs administratives ici sont particulièrement pénalisantes - certains disent aussi que ne peut faire bouger les choses un peu qu’en recourant à certaines formes de corruption... Si aucune patte n’est graissée, tout reste bloqué, dans tous les domaines, ai-je entendu de la part d’autochtones napolitains ou pompéiens.
- Loreius Tiburtinus était un poète local, dont certains vers ont été gravés en graffiti sur les murs,comme dans la domus d’Octavius Quartio, maison appelée à tort aussi maison de Loreius Tiburtinus en raison, donc, de la présence d’un de ces graffitis.
- Enfin, je renvoie aussi au rapport (en anglais) de l’Unesco/Icomos sur Pompéi, suite à l’inspection faite par des experts après l’effondrement spectaculaire de la Schola ramaturarum, que l’Etat italien avait voulu « confidentiel », secret d’Etat, mais qui a « fuité » dans la presse (l’Unità).
Pour ma part, je ne suis pas vraiment d’accord avec Paul Veyne, trop poussé par un besoin de polémique avec Gilles Sauron (la Grande Fresque de la villa des Mystères, Ed. Picard) - chacun des deux auteurs sont, selon moi, dans l’excès (on oublie aussi Robert Turcan parmi les grands commentateurs, avec son Mémoire sur la liturgie bacchique à l’époque romaine, Ed. de Boccard).
Pour résumer, chacun a à peu près raison pour moitié, la « bipartition » du IIe style pompéien étant ici dans les thèmes traités - gynécée à la veille d’un mariage pour une partie ; rites dionysiaques dans le fond - et non pas dans le motifs décoratifs, comme dans un œecus (p. VI) voisin par exemple, ou les divers cubicula.
Evidemment, pour respecter l’obligation de secret, ces mystères sont évoqués avec une certaine polysémie, un « profane » ne pouvant rien « voir », mais les « initiés » pouvant comprendre, car ayant les références pour cela.