Zemmour a dit le Jeudi 3 juin au soir que les droits de l’homme de 1789 ne
faisaient pas partie de la constitution. Ceci est évidemment faux vu les
textes.
Ce qui est vrai en revanche, c’est que les juges refusent de juger quand on
les soulève devant les tribunaux comme j’en ai fait mainte fois l’expérience.
« Le peuple
français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’Homme et aux
principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la
Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution
de 1946, ainsi qu’aux droits et devoirs définis dans la Charte de
l’environnement de 2004. » (Préamb Consti 1958)
« L’autorité
judiciaire doit demeurer indépendante pour être à même d’assurer le respect des
libertés essentielles telles qu’elles sont définies par le préambule de la
Constitution de 1946 et par la Déclaration des droits de l’homme à laquelle il
se réfère. » (loi constitutionnelle du 3 juin 1958 - 4°)
Donc les juges sont coupables de refuser de juger
quand on les soulève.
« Afin que cette
déclaration constamment présente à tous les membres du corps social, leur
rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du
pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif…afin que les réclamations des
citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables,
tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.... »
(préamb Déclaration 1789)
Donc les juges sont coupables de refuser de juger
quand on les soulève.
"Le peuple
français réaffirme solennellement les droits et libertés de l’homme et du
citoyen consacrés par la Déclaration des Droits de 1789 et les principes
fondamentaux reconnus par les lois de la République." (préambule de la
Constitution de 1946 )
Voici ce que m’a répondu le député Philippe
Gosselin le 17 mars 2017 :
La Constitution de 1958, dans son préambule,
contient toujours des références à la Déclaration des Droits de l’Homme et du
Citoyen et au préambule de la Constitution de 1946. Le premier alinéa du
préambule de la Constitution de 1958 est ainsi rédigé : "Le Peuple
français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’Homme et aux
principes de la souveraineté nationale tels qu’ils sont définis par la
Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution
de 1946, ainsi qu’aux droits et devoirs définis dans la Charte de
l’environnement de 2004."
Sur ce fondement, le Conseil constitutionnel,
depuis sa décision n°71-44 DC du 16 juillet 1971 dite "Liberté
d’association", contrôle la conformité des lois, non plus seulement au
texte de la Constitution de 1958, mais aussi, du fait de ces références, à ce
qu’on appelle « le bloc de constitutionnalité », à savoir également la
Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, le Préambule de la
Constitution de 1946 et, depuis 2005, la Charte de l’Environnement de 2004. De
très nombreuses décisions du Conseil constitutionnel ont ainsi depuis été
rendues sur le fondement de dispositions de ces textes.
Toutes les lois votées par le Parlement, et
donc tous les actes juridiques inférieurs pris en France (décrets, arrêtés,
etc.) doivent donc être conformes à ces quatre textes. Cette conformité est
toujours bel et bien contrôlée, et ce contrôle n’a jamais été remis en cause.