Vous
citez le verset d’Esaïe sans son contexte et vous lui faites dire le contraire
de ce qu’il veut exprimer :
« Le
Seigneur, l’Eternel des armées, vous appelle en ce jour A pleurer et à vous
frapper la poitrine, A vous raser la tête et à ceindre le sac. Et voici de la gaîté et de la joie ! On
égorge des boeufs et l’on tue des brebis, On mange de la viande et l’on boit du
vin : Mangeons et buvons, car demain nous mourrons !- L’Eternel des armées
me l’a révélé : Non, ce crime ne vous sera point pardonné que vous ne soyez
morts, Dit le Seigneur, l’Eternel des armées. (Esaïe 22 :12-14)
« Le
chef de l’Etat a écrit qu’il souhaitait que les journalistes « restent libres
partout dans le monde » »
Mais
les droits de l’homme de 1789 qui sont constitutionnels ne font pas de
différence entre les journalistes et les Français. Liberté d’opinions pour
tous, liberté de diffuser pour tous.
ART. 6. — La loi est l’expression de la volonté
générale.
ART. 10. — Nul ne doit être
inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne
trouble pas l’ordre public établi par la loi.
ART. 11. — La libre
communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux
de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à
répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.
Citer Aimé Césaire, c’est rappeler les mots du
Général :
" Vous savez, cela suffit comme cela
avec vos nègres. Vous me gagnez à la main, alors on ne voit plus qu’eux : il y
a des nègres à l’Élysée tous les jours, vous me les faites recevoir, vous me
les faites inviter à déjeuner. Je suis entouré de nègres, ici. […] Et puis tout
cela n’a aucune espèce d’intérêt ! Foutez-moi la paix avec vos nègres ; je ne
veux plus en voir d’ici deux mois, vous entendez ? Plus une audience avant deux
mois. Ce n’est pas tellement en raison du temps que cela me prend, bien que ce
soit déjà fort ennuyeux, mais cela fait très mauvais effet à l’extérieur : on
ne voit que des nègres, tous les jours, à l’Élysée. Et puis je vous assure que
c’est sans intérêt. "
(Entretiens avec Jacques Foccart, 8 novembre
1968. cité dans ses Mémoires, tome 2.
Le
Général en mai. Journal de l’Élysée. 1968-1969, éd. Fayard/Jeune Afrique)
@JPCiron Désolé, mais Esaïe 6 veut dire exactement ce qu’il dit. C’est le lot des prophètes de ne pas être écouté.
"Ainsi m’a parlé l’Éternel, quand sa main me saisit, Et qu’il m’avertit de ne pas marcher dans la voie de ce peuple :
N’appelez pas conjuration tout ce que ce peuple appelle conjuration ; Ne craignez pas ce qu’il craint, et ne soyez pas effrayés.
C’est l’Éternel des armées que vous devez sanctifier, C’est lui que vous devez craindre et redouter.
Et
il sera un sanctuaire, Mais aussi une pierre d’achoppement, Un rocher
de scandale pour les deux maisons d’Israël, Un filet et un piège Pour
les habitants de Jérusalem.
Plusieurs trébucheront ; Ils tomberont et se briseront, Ils seront enlacés et pris.
Enveloppe cet oracle, Scelle cette révélation, parmi mes disciples. -"