@OC : je parlais en France. Pour le bâtiment réacteur qui penche depuis Mai...est-il tombé ?
@theproxy : il faudrait avoir votre même raisonnement du risque pour toute autre industrie, batiment,... et là, pourquoi il y a aucun écho ?! Pourtant, une usine chimique qui saute ou qui fuit m’inquiéterai beaucoup plus. Croyez-vous que dans le chimique on a la même culture du risque que dans le nucléaire ? Je pose la question !
@theproxy : « pannes diverses liées à l’usure de certains réacteurs vieillissant » : savez-vous que dans une centrale nucléaire, tout ce qui gravite autours autours de la cuve est remplacé à l’identique (tuyauterie, pompe, générateur de vapeur) ? Que le vieillissement de l’acier de la cuve est surveillé en permanence, par 1) des inspections par une machine spéciale la MIS (comme ça a été le cas dernièrement à Graveline) ; 2) par l’analyse métallographique d’éprouvette placées au contact de la cuve et soumises aux forts rayonnement neutroniques du réacteur en fonctionnement, notamment pour en observer les défauts des mailles cristallines constituant le métal.
@theproxy : « certes les proba sont faibles (heureusement quand même !) » Savez-vous que si les proba sont faibles c’est aussi justement que des techniciens et des ingénieurs oeuvre pour cela et notament en simulant dans les conditions réelles les causes et les conséquences de tels et tels risque, le centre de Cadarache en a même fait ça spécialité depuis 30 ans.
@theproxy : « on peut aussi ajouter la sécheresse et un abaissement des niveaux de nos fleuves qui rendrait le refroidissement des réacteurs problématique. (On a d’ailleurs déjà eu des alertes en ce sens) » Savez-vous que dans ces situations extrêmes estivales, que le réacteur est arrêté, que la puissance résiduelle est évacuée par l’un des circuits de sauvegarde.
Meiji, un important fabricant japonais de produits alimentaires, annonce le remplacement gratuit de quelque 400 mille boîtes de lait en poudre parce que du césium radioactif a été décelé dans des échantillons. Meiji précise que 30,8 becquerels de césium radioactif par kilo ont été détectés dans du lait en poudre produit entre le 14 et le 20 mars. Ce niveau est inférieur à la limite de sécurité fixée par le gouvernement à 200 becquerels par kilo, mais l’entreprise a décidé de remplacer tout le lait en poudre produit au cours de cette période. Meiji ajoute encore que toute la poudre de lait écrémé, utilisée comme base des autres produits contenant du lait en poudre, avait été fabriquée avant la catastrophe du 11 mars. Une partie du lait écrémé provenait du Hokkaido dans le nord de l’Archipel, mais la majorité a été importée d’Australie ou d’autres régions de l’Océanie afin d’être traitée après le 11 mars à l’usine de Saitama, près de Tokyo. L’entreprise n’a pas encore déterminé la cause de la contamination, mais elle pourrait avoir pour origine une exposition à du césium radioactif libéré par la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi lorsque l’installation de traitement de Saitama a été ventilée pour sécher les produits.