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Dénia

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  • Dénia 21 juin 2012 18:15

    @aîta Pea Pea


    Avez-vous assisté aux meetings présidentiels de JL Mélenchon ? N’avez-vous pas vu cette assistance, toute ouïe, attendant, avec impatience, chaleur et fraternité, cette parole de vraie information, sur l’Europe, les marchés financiers, la marche du monde, les conflits sociaux, la planification écologique, la dette, la crise, la sécurité même, etc. ? Rien n’était laissé dans l’ombre. Il n’est guère contestable que, par ses qualités tribunitiennes, Mélenchon a popularisé et rendu intelligible à tous le programme « l’humain d’abord ». Abordant tous les thèmes, avec cohérence, et dans une vision radicalement anticapitaliste, ce programme apportait des réponses aux maux actuels de notre société. Il reste, aujourd’hui plus qu’hier, d’une brûlante actualité. Alors, appelez les prestations pédagogiques de JL Mélenchon comme vous le voulez : éducation ou rééducation, personnellement peu me chaut. Vous savez, le petit peuple, dont vous parlez, n’a, depuis plusieurs générations, bénéficié d’aucune éducation simplement civique. Ce faisant, peu à peu, à force d’enfumage et de déceptions, il s’est détourné de la chose publique et politique. Ce détournement de conscience, véritable abus de confiance et de faiblesse, recherché par les élites, s’est accompli à son détriment exclusif. Il n’est nul besoin, je crois, d’en fournir ici des exemples. Alors, le petit peuple doit-il continuer de vivre reclus, sans avenir ? N’est-il pas temps qu’il sorte du ghetto asocial dans lequel on l’a sciemment confiné ? N’est-il pas urgent qu’il se désintoxique de la bien-pensance générale, et se réapproprie les éléments de la connaissance et, partant, son propre destin ? Doit-il continuer de se soumettre à une forme de suffrage qui, loin d’être universel, est devenu, par manipulations successives, censitaire ou capacitaire (cf. Non au référendum sur l’Europe converti en traité de Lisbonne). J’ai la faiblesse (?) de penser que JL Mélenchon s’est assujetti à cette tâche de décillement général. Pour finir, permettez-moi de citer Victor Hugo : « Mieux vaut avoir affaire à un casque qu’à un masque » (pour ce que vous nommez rééducation), et encore cela, du même auteur,« Chaque fois qu’un véritable grand esprit élève la voix, la foule fait silence. On sent que la pensée humaine va s’accroître » (pour ce que je nomme, comme beaucoup d’autres, éducation populaire).


  • Dénia 20 juin 2012 21:15

    Ah, chère Ariane, décidément, votre lyrisme est éblouissant et sert admirablement bien la cause que vous défendez. J’en partage moi-même la finalité. Que j’ai apprécié les séances d’éducation populaire que JL Mélenchon a, tout au long de sa campagne des présidentielles, su si bien développer et faire partager. Mais, je suis de ceux qui ont exprimé moult réticences, s’agissant de son engagement à Hénin-Beaumont. Je ne reviens pas sur les raisons de ma position que j’ai trop longuement exprimé par ailleurs. En vérité, quel avantage peut-on tirer des résultats de Hénin-Beaumont ? Une victoire de Kemel, ce tricheur qui a obtenu l’investiture du PS en faisant voter les morts, ce ’bras cassé« , comme l’a catalogué JL Mélenchon, et qui, au bout du compte a eu la peau de notre porte-parole. Pas très glorieux, cette victoire de la »gauche« molle ! La nôtre ? Croyez-vous ? Mélenchon, dites-vous, a »squeezé Le Pen". En êtes-vous bien sûre ? Certes, elle a été battue et c’est essentiel qu’elle l’ait été. Mais, les résultats électoraux de la cheftaine du FHaine dans la circonscription sont loin, pour elle, de constituer un désaveu, et en contre-fil, le sont bien pour notre FdG. Voyez plutôt. Résultats de Marine Le Pen, dans ce fief minier : présidentielles : 22089 voix ; législatives, 2ème tour : 26696 voix, soit, entre les deux scrutins : + 4607 suffrages, soit + 20,85%. Une très sensible et significative progression, donc, obtenue en dépit d’un repli de la participation de quelque 18%. Ces résultats semblent indiquer qu’il y a bien eu pour elle et ses horreurs un vrai mouvement d’adhésion populaire. C’est comme si la présence de Mélenchon n’avait finalement servi à rien, le rejet des socialistes paraissant soulever, là-bas, bien des digues républicaines. Pour notre part, il faut continuer le travail entrepris, avec courage et humilité. Et, méfions-nous du phénomène de cour, que des tribuns de la trempe de Mélenchon rendent malheureusement inévitable. Il n’y a pas de temps à perdre dans des batailles perdues d’avance. Celle de Hénin-Beaumont, loin de conforter nos positions, les a semble-t-il fait reculer. Dommage, non, après une si belle séquence de présidentielles !



  • Dénia 19 juin 2012 20:27

    Très bon article. Simplement, une petite précision : Jean-Luc Mélenchon siège régulièrement sur les bancs du parlement européen, contrairement à ce qu’en dit et écrit Jean Quatremer. Pour s’en convaincre, il suffit d’aller fouiner, ou s’égarer (comme vous l’entendez), sur le blog de l’auguste tribun où sont relatés, semaine après semaine, tous ses faits et gestes de parlementaire. Sa connaissance des dossiers européens lui a d’ailleurs permis de dérouler, tout au long de sa campagne des présidentielles, sa fameuse éducation populaire. En particulier, il a été le premier à dénoncer la nocivité, pour les peuples, des « Mesures Européennes de Stabilité ». Sa présence à Strasbourg, ou à Bruxelles, est, à mon avis, bien plus importante pour le Front de Gauche qu’elle ne le serait dans le simple concert national. Aujourd’hui, les parlements nationaux sont sous la tutelle des eurocrates, et il est essentiel de connaitre ce qui se trame là-bas et la position des élus européens. En suivant les débats à ce niveau, on en apprend beaucoup plus sur les partis nationaux qu’à les entendre pérorer dans leurs propres pays. Exemple : sait-on que le très écologiste Cohn-Bendit a voté, à Strasbourg, en faveur du nucléaire ? Sur les pratiques européennes, JL Mélenchon est un très utile informateur.



  • Dénia 15 juin 2012 12:17

    Complètement d’accord avec vous. D’ailleurs j’avais moi-même utilisé, sur le bloc de JL Mélenchon, le terme d’« ineptie » pour qualifier cette aventure électorale pas-de-calaisienne. Bien entendu, j’avais exprimé 3 des raisons qui fondaient mon opinion. Résultat : silence dans les rangs, surtout pas de dispute sur ce sujet hautement sensible, je fus censuré et exclu du blog. Sidérant pour un parti et une cause que je n’ai cessé de défendre et de promouvoir, auprès de mes amis, tout au long de la campagne présidentielle. Cela dit, l’échec de notre héraut - et, non, svp, héros, quelles que soient ses indiscutables qualités- risque de gâcher pour un temps l’intérêt évident et la pertinence du programme « l’humain d’abord ». Tout peut devenir inaudible et la voix de notre porte-parole durablement disqualifiée. Seuls les évènements pourraient remettre sur de bons rails le FdG, une fois qu’aura disparu ou sera, au moins, dissipé l’enfumage des pouvoirs européens. 



  • Dénia 14 juin 2012 20:59

    Très belle analyse. J’avais écrit sur le blog de JLM, dès que le combat fut annoncé, que c’était une ineptie. Je fus censuré et interdit, à ma grande surprise, de tout autre commentaire sur le blog. Décevant, pour une fidélité si sincère. Il me semblait qu’il fallait appeler un chat un chat, et dire, tout bonnement, qu’il s’agissait là d’un parachutage redoutable car l’électeur se défie souvent des parachutés.

    Et que pouvaient en penser les électeurs du grand-sud-ouest qui ont fait député européen JLM ? Face à un PS néo-libéral omniprésent à Toulouse, notamment, et un FN vibrionnant, il y avait là également beaucoup à entreprendre. M. Borgel, le monsieur élections du PS et liquidateur en chef de la gauche plurielle, n’était-il pas candidat en Haute-Garonne ? Enfin, Mélenchon au tapis, ce serait de nouveau, dans l’opinion, le Front de Gauche qui pourrait l’être aussi. Sa voix, à mes yeux, risquait d’en être passablement altérée. Privé de son leader charismatique, de son héraut, de son dynamique porte-parole, la gauche radicale pouvait voir ses idées, ses propositions durablement déniées et oubliées. Aujourd’hui, mes craintes d’alors paraissent malheureusement avérées. Et, alors, - je sais bien, la fin certes peut justifier les moyens : s’afficher aux côtés du « tricheur », du « bras cassé », de l’ennemi des communistes de Carlin, le sieur socialiste Kemel, n’est-ce pas une mascarade ? Doit-on tendre indéfiniment l’autre joue ?

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