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Un Âne chargé d’une Idole passait au travers d’une foule d’Hommes ; et ceux-ci se prosternèrent à grande hâte devant l’effigie du dieu qu’ils adoraient.
Cependant l’Âne, qui s’attribuait ces honneurs, marchait en se carrant, d’un pas grave, levait la tête et dressait ses oreilles tant qu’il pouvait.
Quelqu’un s’en aperçut, et lui cria : « Maître Baudet, qui croyez ici mériter nos hommages, attendez qu’on vous ait déchargé de l’Idole que vous portez, et le bâton vous fera connaître si c’est vous ou lui que nous honorons ».
Esope

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Derniers commentaires



  • @distance @distance 20 mars 2010 14:56

    Tiens petite question à tous ceusse qui veautent

    mais où donc vont-ils se faire soigner nos très très très chers Zélus quand ils ont un problème de santé ? mystère ! si quelqu’un parmi vous peut nous renseigner merci

    Le chômage, la précarité et les situations d’exclusion s’amplifient : ici ou là, des observateurs (associations, mouvements alternatifs, ...) s’époumonent à dénoncer le mensonge des statistiques officielles et l’absence de corrélation entre les chiffres des différentes structures publiques, gestionnaires de l’exclusion.
    http://www.millebabords.org/spip.php?article13384

    Le Président de la République est le seul responsable public dont le niveau de rémunération n’est pas fixé par la loi mais par lui-même, au sein de la dotation globale de l’Elysée votée chaque année par les Parlementaires. (la vie est belle au château) 21 286 € nets soit 22 249 € brut pour 2009 - montant de la retraite d’un ancien président = 6 000 € brut par mois

    Premier Ministre : depuis 2007, le traitement brut et les indemnités de résidence et de fonction du sont identiques à celle du Président de la République.

    Avantages en nature :



  • @distance @distance 20 mars 2010 14:22

    Au milieu du premier millénaire avant notre ère, l’Iran – c’est-à-dire l’Iran actuel, l’Afghanistan et une partie de l’Asie centrale ex-soviétique – et le bassin des deux grands fleuves de l’Inde septentrionale, l’Indus et le Gange, sont habités par des peuples parlant une langue indo-européenne.

    La langue des Indiens et celle des Iraniens sont donc apparentées au grec, au latin, aux langues celtiques, germaniques, slaves..., d’une parenté si précise qu’elle peut être définie par un ensemble de lois phonétiques invariables ; de plus, elles présentent entre elles des affinités si grandes qu’elles apparaissent, à cette date ancienne, comme de faibles variantes dialectales d’un unique idiome indo-iranien.

    En vertu d’une tradition culturelle commune, les Indiens et les Iraniens ont pareillement assuré par transmission orale la conservation d’un corpus de textes très anciens et considérés comme sacrés : le Veda en Inde, l’Avesta en Iran.

    sources :

    - Zoroastre et l’Avesta ancien, Jean Kellens, Quatre leçons au Collège de France, Louvain

    - Les inscriptions de la Perse achéménide, Pierre Lecoq, Gallimard, Paris, 1997

    - L’Orient ancien et nous. L’écriture, la raison et les dieux.
    Jean Bottéro, Jean-Pierre Vernant et Clarisse Herrenschmidt
    Bibliothèque Albin Michel Idées
    Albin Michel, Paris, 1996



  • @distance @distance 20 mars 2010 14:10

    Anquetil-Duperron et la première traduction de l’Avesta

    En 1723, un Parsi de Surate offrit un manuscrit à un marchand anglais, qui le fit parvenir à la bibliothèque bodléienne d’Oxford : l’Europe apprenait ainsi que le livre de Zoroastre n’était pas perdu. Encore fallait-il l’avoir tout entier sous la main, puis le comprendre, ce qui n’était possible qu’avec le consentement du clergé parsi.
     
    Ce fut l’œuvre du Français Anquetil-Duperron (1731-1805), le Champollion des études iraniennes, bien méconnu aujourd’hui, en dépit d’une excellente biographie de Raymond Schwab (1934) et d’une page émue de Michelet.

    En 1754, à vingt-trois ans, renonçant à attendre des subsides qui ne viennent pas, il s’engage dans les troupes de la Compagnie des Indes et s’embarque pour Pondichéry avec des compagnons d’armes recrutés dans les prisons. Pour reprendre une expression de Raymond Schwab, la philologie iranienne commence comme finit Manon Lescaut, par un convoi de prisonniers vers les colonies.
     
    Anquetil-Duperron traverse à grand-peine et à grand risque une Inde déchirée par la guerre franco-anglaise, puis, jouant habilement des rivalités qui déchirent la communauté parsie de Surate, il vainc les réticences, se fait montrer les manuscrits, expliquer leur écriture et leur langue. De retour en France, le 15 mai 1762, il dépose à la Bibliothèque du roi 180 manuscrits. L’analyse de ces documents lui prendra encore dix ans : sa traduction de l’Avesta, le livre réputé de Zoroastre, paraît en 1771.



  • @distance @distance 20 mars 2010 14:02

    Dans le Premier Alcibiade, Platon attribue la paternité de la science des mages à un certain « Zoroastre d’Ahura Mazdâ », mentionnant ainsi le nom du fondateur de la doctrine et celui de son dieu.

    L’Antiquité ne cessera de placer Zoroastre aux origines de sa propre sagesse. Une tradition que Clément d’Alexandrie attribue à un écrivain du Ier siècle avant notre ère, Cornélius Alexandre Polyhistor, rapporte que Pythagore reçut à Babylone l’enseignement de Zoroastre. Les philosophes voient en lui l’inspirateur du dualisme platonicien.

    Le dualisme iranien, présentant le monde comme le théâtre du combat entre un dieu bon, Ahura Mazdâ ou Ohrmazd, et un dieu mauvais, Angra Manyu ou Ahriman, est décrit pour la première fois par Plutarque, qui dit tenir son information de Théopompe (IVe s. avant notre ère). À l’époque hellénistique, on attribue à Zoroastre la paternité de la magie, dont le nom dérive effectivement de celui des mages, et de la science ésotérique des astrologues de Chaldée. Tout ceci est parfaitement fantaisiste : Zarathushtra n’est pas le contemporain de Pythagore et rien n’est plus étranger à la vieille religion iranienne que la magie, l’astrologie ou l’alchimie.

    La figure légendaire de Zoroastre, prince des mages, maître des astrologues chaldéens, initiateur de Pythagore, persistera durant le Moyen Âge et la Renaissance.

    En 1660, le capucin français Raphaël du Mans rapportait, d’un long séjour à Ispahan, la nouvelle qu’une secte d’adorateurs du feu, les Guèbres, perpétuait en Iran la religion des mages.

    Quelques années plus tard, deux autres voyageurs signalaient les affinités de leur doctrine avec la religion chrétienne : Tavernier notait que les Guèbres avaient une connaissance confuse des mystères du christianisme et Chardin leur reconnaissait la foi en un dieu suprême, supérieur à la fois à quelques autres divinités et aux deux principes personnifiant le bien et le mal. 

    Dès 1670, les libres-penseurs anglais Marsham et Spencer mettaient l’accent sur les ressemblances entre certaines doctrines païennes et le christianisme et les expliquaient par le fait que les juifs avaient subi l’influence de leurs voisins.

    En l’an 1700, l’évêque anglican d’Oxford, Thomas Hyde a cru pouvoir conclure que Zarathushtra était un prophète comparable à Abraham, qui avait su préserver pour un temps son peuple de la dégénérescence polythéiste. Les accusations de dualisme ne sont pas sans fondement mais elles sont sans portée.
    Le dualisme du fondateur n’est pas de nature religieuse mais philosophique et cette philosophie est imprégnée de morale. Elle fonde une éthique du comportement qui exige le discernement entre le bien et le mal et est soumise à une rétribution posthume.

    C’est dans ce climat que survient un événement essentiel. L’ancienne religion iranienne n’a pas seulement survécu en Iran même mais aussi en Inde où la communauté des Parsis, fuyant la conquête musulmane, avait essaimé en quelques points de la côte occidentale.





  • @distance @distance 20 mars 2010 13:28

    un peu d’histoire sur cette bonne ville de Sablé-sur-Sarthe, fief de Mister Fillon


    Raphaël Élizé est un homme politique français, né au Lamentin Martinique le 4 février 1891, mort à Buchenwald le 9 février 1945. Antillais, il est le premier maire noir de France, élu en 1929 à Sablé-sur-Sarthe.

    Après ses études de vétérinaire, il entre en politique en adhérant en 1924 à la section locale de la SFIO à Sablé-sur-Sarthe. Candidat malchanceux aux élections municipales de 1925. Ce vétérinaire fut élu en 1929, ce qui n’était pas une mince réussite à une époque de montée de l’intolérance. Réussite d’autant plus remarquable que Raphaël Élizé était socialiste et où il réalisa pour la ville de Sablé-sur-Sarthe de grands projets (cantine communale, terrain de football, première piscine homologuée de l’Ouest de la France).

    D’abord mobilisé le 3 septembre 1939 comme vétérinaire à Hirson dans l’Aisne, Raphaël Élizé est démobilisé en 1940, rentrant à Sablé où il pressa le préfet de lui rendre ses fonctions, s’attirant cette objection de la Feldkommandantur : « Il est incompréhensible pour le ressentiment allemand et pour le sens du droit allemand qu’un homme de couleur puisse revêtir la charge de maire »

    Destitué, il reprend son métier et participe à la Résistance (réseau Buckmaster, circuit Butler, groupe Max), notamment en rapportant les informations qu’il peut glaner en tant que vétérinaire… de la Kommandantur. Dénoncé et arrêté en septembre 1943, il passe quelques mois à la prison d’Angers, puis dans un camp près de Compiègne, et est déporté à Buchenwald le 19 janvier 1944.

    Raphaël Élizé est grièvement blessé lors du bombardement allié de l’usine d’armement allemande de la Gustloff-Weimar le 9 février 1945, et mourut à Buchenwald le soir même. Deux mois plus tôt il avait supplié : « Bon Dieu, qu’ils nous tuent tous, et que la terre soit débarrassée de ces sauvages ! »

    En 2009, les vingt-six élèves d’une classe de 4e du collège Anjou de Sablé-sur-Sarthe se lancent dans la rédaction d’un roman historique avec Raphaël Elizé pour personnage principal. L’écrivain Yves Gauthier accepte de se joindre au projet


    Revenons à Mister Fillon.
    sous la pression des amis de Joël Le Theule (maire de Sablé-sur-Sarthe de 1959 à 1980) et en vertu des préférences affirmées par ce dernier que François Fillon va progressivement reprendre les mandats de son ancien mentor. Il est d’abord élu conseiller général de la Sarthe, dans le canton de Sablé-sur-Sarthe en février 1981 avec 76 % des voix.
    De son successeur à la mairie, Fillon dira :
    « Le Theule était haï de Chirac autant pour ses penchants que parce qu’il le soupçonnait d’avoir prêté la main dans l’ affaire Markovic, qui déstabilisa Pompidou. »



    sources : http://wapedia.mobi/fr/Rapha%C3%ABl_%C3%89liz%C3%A9

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