Je pense que vous vous méprenez. Les Français sont souverains chez eux. La force vient du nombre. Comme disait Baudelaire : « La plus belle des ruses du diable est de vous persuader qu’il n’existe pas ! »
La plus belle des ruses des politiciens est de vous faire croire que la souveraineté n’existe plus.
C’est aussi ce que pensait les arabes avant le printemps du même nom. Et c’est aussi ce que vous semblez m’expliquer. Et je pense que vous faites fausse route.
Prenons un exemple concret : le mariage pour tous. Qu’on soit contre ou pour n’a pas empêché les Français de se rassembler, toutes opinions politiques ou religieuses confondues, afin d’exprimer leur avis (même si en définitive leur avis n’a pas été entendu). Vous avez la souveraineté au fond des tripes, mais vous devez réaliser qu’il faudra peut-être vous battre pour la reconquérir. Il y a déjà eu une révolution en France. C’est donc possible. Les gouvernants compte sur votre division pour vous maîtriser. Ne leur faites surtout pas ce plaisir. Vous leur avez prêté le pouvoir. Mais vous pouvez leur reprendre quand bon vous semble...
Regardez l’ACTA. Il a suffit que des citoyens se rassemblent massivement pour faire trembler le parlement européen. Il a fallu d’un Snowden pour faire tousser les USA. Le pouvoir des gouvernants repose sur les épaules du peuple. Et ce pouvoir est très fragile.
Le problème de la politique française est qu’elle est une aristocratie élective. Pour être sur une liste électorale, il faut d’abord que le parti se réunisse à huis clos et décide qui sera sur la liste ou pas, c’est-à-dire uniquement ceux qui seront adoubés par le système pour protéger le système.
Les rares partis d’opposition à remettre ce système en cause sont ceux qui sont, comme par hasard, diabolisés (et, pire, ceux qui ne sont pas représentés au parlement malgré leur poids électoral, ce qui choquerait bien des Suisses). On le voit très bien avec Dieudonné : le seul tort de Dieudonné est d’être comique ET de faire de la politique. Or, pour faire de la politique, il n’a demandé l’avis et l’autorisation de personne. Avec le résultat que nous connaissons.
Effectivement, en Suisse, la population étrangère représente un tout petit peu moins de 25%. Ce qui est largement plus que la plupart des autres pays européens.
Qu’est-ce qu’il a, mon pseudo ? Qu’est-ce qui vous dit que ce n’est pas mon vrai nom ?
Après tout, sur Internet, l’anonymat ne permet pas de savoir qui est qui. Mais ce qui compte n’est pas qui le dit, mais ce qui est dit.
Pour ce qui est de votre passage et de vos traces indélébiles, c’est votre choix et votre droit.
Mais il faut peut-être aussi imaginer qu’Internet changeant les pratiques, ce qui nous paraît dérangeant (traces indélébiles) aujourd’hui, nous paraîtra normal demain et nous nous en accommoderont, comme nous nous accommodons des sextapes.