@Le Comtois Je n’irai pas jusque là, mais pour eux c’est une sacrée rente. La nuit, les AS sont livrées à la détresse des vieux. Et, s’il y a un problème grave, c’est : Allo le Samu. Monsieur le médecin attaché...dort...
- T’étais pas au courant ? On transporte les explosifs
et les munitions !
Peur
rétroactive. Si nous étions passés sur une mine, ou si nous avions reçu un obus
de rocket, quelle mort extraordinaire dans un gigantesque feu d’artifice !
« Rapatrié par télégramme » suivant l’expression malheureusement trop
courante.Ces salauds de carrière, le
bahut le plus dangereux ils l’ont refilé à deuxpauvres appelés ; des gars venus, contre leur volonté,
« pacifier » cette « partie » de la France ; en plus
pas payés comme eux, qui touchent, ironie, la « solde de guerre »,
comme en Indochine.
@HELIOS Moi 1968, je l’ai vécu en tant qu’ouvrier, dans une usine, où c’était « bosse et ferme ta gueule » C’était ( et malheureusement c’est redevenu) la tyrannie des petits chéffaillons. Né en 1944, j’en avais plein le dos ( et je suis poli) d’entendre, : Oui vous vous n’avez pas connu la guerre ! C’était encore lors d’un deuil, interdiction d’aller au bal pendant des mois, et pourtant, nous avions le respect de nos« anciens. C’était l’époque du »boni« plus tu fais de pièces plus t’es payé - le stakanovismes en quelque sorte- et pire, le »boni collectif" Suffisait qu’un gars sur une chaîne, n’arrive pas a suivre, et tous les autres étaient pénalisés. C’était le temps de l’ORTF, où Michel Droit ( celui qui tirait dans les coins) Ministre de l’In(toxication)formation, allait à l’Elysée, demander à Mongénéral ce qu’il fallait dire. Notre génération en a eu ras le bol, des salaires de misère, et un jour, le bouchon a sauté. Pour nous en Province, foin de Conh Bendit et autre Geismar. Nous avons pendant 8 jours une fois l’usine occupée, graissé les machines, pour le jour de la reprise. Car, nous étions fiers de notre outil de travail..
Si cher Monsieur l’auteur, votre classe ou votre caste n,avez toujours pas digéré 1968, comme Sarkozy, planqué au Ministère de l’ Air pendant son service militaire, nous, nous en avions C...é.