Votre article m’a beaucoup intéressé. J’aimerais m’étendre sur certains points, mais je suis contraint par le temps.
Je partage votre jugement sur les idées d’Einstein. Elles se regroupent essentiellement autour de ce que l’on pourrait considérer comme l’équation économique fondamentale. Équation qui, si elle était parfaitement maitrisée, constituerait le socle scientifique d’un capitalisme d’État éclairé, largement consensuel, mais qui serait toujours rejeté par quelques irréductibles et très influents casse-cou. J’ai nommé les intoxiqués du risque financier. Ceux-là mêmes qui ont, à force d’idéologies perverties, de corruption et de théories loufoques, réalisé l’exploit d’imposer à tous, gouvernements compris, le TINA suprême et irrévocable : « face je gagne, pile tu perds ».
Leur chantage est maintenant mondial. Or, il est patent que ce qui est parvenu à se hisser au niveau global nous assène son irréversibilité. L’argument terroriste du « too big to fail » des banques nous ayant clairement montré de quel fascisme ces gens-là se chauffent.
Scientifiquement, l’intuition d’Einstein est sur la bonne voie. Hélas, égarés par le lobby financier, nous nous sommes coupés de cet idéal d’une économie faite pour les hommes.
La modération et le culte du tout relatif sont le résultat d’une opération « table rase » entamée dans les années quatre-vingt par les tenants d’une idéologie rampante dont les grands principes ne nous sont révélés qu’une fois inscrits dans le marbre de la mondialisation.
Il faut comprendre que « mondialisé » signifie « irréversible », un peu à la façon du « too big to fail » des banquiers.
Il ne faut jamais conclure à la fin des idéologies, mais toujours chercher inlassablement celle(s) qui nous manipule(nt) en douce.
À force de pousser Mamie dans les orties, l’Otanistan n’est pas sorti le cul des ronces. Traduisez : à force de bousculer la Russie, celle-ci arrivera, contrainte et forcée, à nous embourber dans nos turpitudes.
Plus généralement, autour de cette affaire ukrainienne, le comportement de nos Politiques, européens et nationaux, est à ce point irrationnel que je soupçonne les écoutes téléphoniques US d’avoir été très fructueuses. Les renseignements étatsuniens en savent assez pour les faire danser, ne s’en privent pas et ça se voit. Ils sont dans leurs petits souliers et n’obéissent qu’à leur maitre-chanteur.
Nous avons besoin de nouvelles têtes. Au plus vite !
Mais je tiens à faire savoir que si un avion en flamme s’était baladé dans le
ciel de Phuket ou à proximité des côtes du sud thaïlandais, nous en aurions été
informés par des dizaines, voire des centaines de témoignages.
Ces eaux sont en permanence parcourues par des milliers de bateaux de pêche. Je
vis dans la région depuis plus de quinze ans et je peux affirmer que, où que
l’on se trouve au large de ces côtes, de jour comme de nuit, on navigue constamment
à vue d’autres bateaux.
Alors, plusieurs témoins « oui », mais un seul « non ».