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Elliryc

Éducateur de Jeunes Enfants

Tableau de bord

  • Premier article le 08/11/2008
  • Modérateur depuis le 16/02/2009
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Derniers commentaires



  • Elliryc 9 janvier 2009 21:49

    Bonsoir,

    le débat fait rage sur ce sujet sur les ondes depuis hier.

    Ce que je reproche à Mme Dati, c’est étant donné sa situation très médiatique, elle ne donne pas un exemple souhaitée par un grand nombre de femmes. Oui, apparemment, cette situation de reprise très rapide existe pour certaines professions comme les professions libérales mais est-ce pour autant la situation à prendre en exemple ? Surtout quand on connait la rapidité de notre Président pour faire changer les choses... On peut avoir quelques craintes, qui je l’espère resteront infondées.



  • Elliryc 3 décembre 2008 11:21

    La Fédération Nationale des Éducateurs de Jeunes Enfants rappelle son questionnement qui a fait l’objet d’un précédent communiqué sur :  

    - les propositions faites dans le cadre du rapport du Mme Tabarot paru en juillet 2008.

    et tient à exprimer son profond désaccord avec :

    - les propositions faites dans le cadre du rapport sénatorial de Monique Papon et Pierre Martin, paru le 4 novembre 2008, au sujet des jardins d’éveil.

    - l’amendement adopté par la commission des affaires sociales du Sénat dans le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale de 2009 (PLFSS 2009) le 5 novembre 2008.

    - ainsi que les orientations prises par le PLFSS concernant les assistantes maternelles et l’expérimentation des MAM (Maison d’Assistants Maternels)

    Les différents rapports proposent de développer des jardins d’éveil accueillant des enfants de 2 à 3 ans sur une amplitude horaire similaire aux crèches collectives avec un taux d’encadrement de 1 adulte pour 12 enfants voire 15 dans le rapport sénatorial (contre 1 adulte pour 8 en crèche - Art n° 2324-43 du Code de la Santé Publique).

    Si la FNEJE voit dans les jardins d’éveil l’expansion d’une structure intéressante pour les enfants de 2-3 ans, qui les accueilleraient de 7h à 19h sur l’ensemble de l’année, elle s’oppose totalement à un tel taux d’encadrement.

    Notre expertise et notre longue pratique d’accueil des jeunes enfants nous permet d’alerter sur le fait qu’un travail éducatif, pédagogique visant à développer les capacités sociales, cognitives et motrices de l’enfant ne peut être envisagé de façon adaptée avec la présence d’un adulte pour 15 enfants. 

    - Comment comprendre ces propositions, alors même que le rapport dénonce l’inadaptation de l’école maternelle ?

    - Comment comprendre ces propositions alors que les temps péri scolaire (garderie du matin, du soir, les repas du midi et les mercredis) gérés par les municipalités ou des associations sont soumis aux normes de jeunesse et sport, et sont d’un animateur pour 10 enfants de moins de 6 ans, et en accueil continu d’un animateur pour 8 enfants de moins de 6 ans ?

    - Est-ce ainsi que l’on considère les très jeunes enfants, futurs adultes de demain ?

    - Comment répondre à ces objectifs quand seul un adulte est présent pour 15 enfants ?

    - Comment concilier situations d’éveil aux nombreuses tâches de maternage : aide au repas, change, habillage, endormissement… ?

    - Enfin, comment garantir la sécurité physique et psychique de ces enfants dans de telles conditions ?

    Ces enfants de 2 ans, dont il nous est bien rappelé « qu’il n’est pas un enfant de 3 ans », en pleine acquisition du langage, de la propreté et de la marche, depuis peu, sont dans la découverte du monde qui les entoure. Cette période d’expérimentation et de prise de risque nécessite l’accompagnement de professionnels disponibles et bienveillants pour les aider à grandir dans cetteétonnante période riche en acquisition motrice, cognitive et relationnelle…  

    Ces enfants de deux trois ans ont besoin d’accompagnement pour acquérir sereinement les premières règles de vie en collectivité.

    L’amendement adopté par la commission du Sénat assouplit les règles d’encadrement des crèches en prévoyant un adulte pour 6 enfants qui ne marchent pas et un adulte pour 9 enfants qui marchent.

    La FNEJE dénonce cet amendement très discutable sur un plan juridique.

    Actuellement, tous les politiques se penchent sur le berceau de la petite enfance et s’affairent pour trouver des places de garde et non plus d’accueil. La FNEJE n’accepte pas cette régression déplorable. Notre priorité, comme celles des familles, est l’épanouissement et le bien être des enfants. Or, les différentes mesures que le gouvernement souhaite mettre en place vont à l’encontre de celle-ci.

    Dans un contexte démographique favorable et alors que la qualité de l’accueil collectif de la petite enfance est reconnue, c’est une question de PRÉVENTION : si la société amoindrit la prise en charge des jeunes enfants, elle devient préjudiciable à leur développement et leur intégration. 

    Nous rejoignons les propos de l’UNAF (l’Union Nationale des Associations Familiales) qui a réclamé le 27 octobre dernier que les excédents financiers de la branche famille de la Sécurité Sociale soient consacrés au développement des capacités d’accueil collectif de la petite enfance. 

    Nous nous rallions totalement à la position du SNMPMI au sujet de l’article 72 du projet de financement de la sécurité sociale 2009, relatif aux assistant(e)s maternel(le)s.
    La FNEJE insiste sur le maintien de la qualité d’accueil, dont le taux d’encadrement en est le fondement, et réaffirme que l’augmentation de l’offre d’accueil ne peut pas se faire au détriment de la qualité.

    Fait à Nantes, le 27 novembre 2008

    La Fédération Nationale
    des Educateurs de Jeunes Enfants

    2, rue du Maréchal de Tassigny – 44000 NANTES
    Tél : 02 40 47 53 64 – Fax : 02 40 47 00 97
    E-mail : [email protected] - Site : www.fneje.fr



  • Elliryc 3 décembre 2008 11:13

    Attention, M. Lefebvre n’est pas encore ministre (même s’il le souhaite sûrement beaucoup, comme bien d’autres). Il est député, porte-parole de l’UMP.



  • Elliryc 2 décembre 2008 16:41

    Le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, a fait rechuter le gouvernement le 1er décembre 2008. Il a re-proposé la détection précoce dès trois ans des « troubles du comportement de l’enfant » pour faire face à la délinquance. Il a indiqué « cela a été dans beaucoup de rapports ». En 2006, le ministre de l’Intérieur d’alors voulait déjà mettre en œuvre une telle mesure, en expliquant que « tous les pédiatres et pédopsychiatres le disent... ».

    Près de 200 000 signataires lui répondaient « pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans », à l’appel de la grande majorité des professionnels de la petite enfance, sociétés savantes dans le domaine de la pédopsychiatrie, de la santé publique, de la santé des adolescents, associations et syndicats du champ de la santé, de la psychologie, de l’éducation, etc. Tous refusaient l’amalgame entre difficultés psychologiques chez certains jeunes enfants et risque d’évolution vers la délinquance, tous dénonçaient la confusion entre prévention et prédiction.

    Prenant en compte le débat scientifique et de société qui s’en suivit, lors du colloque de l’Inserm le 14 novembre 2006, le ministre de la santé Xavier Bertrand affirmait « la question du dépistage précoce de ces troubles [des conduite chez l’enfant et l’adolescent], ont pu faire naître le sentiment d’un amalgame entre troubles des conduites et délinquance des mineurs. Je refuse fermement cet amalgame. (...) Toute association systématique entre troubles du comportement et délinquance est non seulement infondée, mais elle amène forcément à des réponses qui ne sont pas les bonnes. ». Le Comité national d’éthique rappelait, dans son avis du 11 janvier 2007 qu’« Une médecine préventive qui permettrait de prendre en charge, de manière précoce et adaptée, des enfants manifestant une souffrance psychique ne doit pas être confondue avec une médecine prédictive qui emprisonnerait, paradoxalement, ces enfants dans un destin qui, pour la plupart d’entre eux, n’aurait pas été le leur si on ne les avait pas dépistés. Le danger est en effet d’émettre une prophétie autoréalisatrice, c’est-à-dire de faire advenir ce que l’on a prédit du seul fait qu’on l’a prédit. ».

    Le collectif « Pasde0deconduite » qui a tenu deux colloques scientifiques et publié trois ouvrages sur ces questions depuis son appel de Janvier 2006, signifie vigoureusement que le débat a bien eu lieu, et rappelle que les instances professionnelles, politiques et éthiques se sont finalement rejointes dans un refus de confondre la prévention et la prédiction.

    Mobilisé, « Pasde0deconduite » demande au gouvernement de tenir ces engagements.

    "Pasde0deconduite" appelle les parents, les professionnels et les citoyens à refuser la mise en pratiques de ces dépistages sur les enfants et à s’opposer collectivement à toute nouvelle tentative de criminaliser de façon prédictive le destin des enfants de trois ans.



  • Elliryc 2 décembre 2008 16:35

    Le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, a fait rechuter le gouvernement le 1er décembre 2008. Il a re-proposé la détection précoce dès trois ans des « troubles du comportement de l’enfant » pour faire face à la délinquance. Il a indiqué « cela a été dans beaucoup de rapports ». En 2006, le ministre de l’Intérieur d’alors voulait déjà mettre en œuvre une telle mesure, en expliquant que « tous les pédiatres et pédopsychiatres le disent... ».

    Près de 200 000 signataires lui répondaient « pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans », à l’appel de la grande majorité des professionnels de la petite enfance, sociétés savantes dans le domaine de la pédopsychiatrie, de la santé publique, de la santé des adolescents, associations et syndicats du champ de la santé, de la psychologie, de l’éducation, etc. Tous refusaient l’amalgame entre difficultés psychologiques chez certains jeunes enfants et risque d’évolution vers la délinquance, tous dénonçaient la confusion entre prévention et prédiction.

    Prenant en compte le débat scientifique et de société qui s’en suivit, lors du colloque de l’Inserm le 14 novembre 2006, le ministre de la santé Xavier Bertrand affirmait « la question du dépistage précoce de ces troubles [des conduite chez l’enfant et l’adolescent], ont pu faire naître le sentiment d’un amalgame entre troubles des conduites et délinquance des mineurs. Je refuse fermement cet amalgame. (...) Toute association systématique entre troubles du comportement et délinquance est non seulement infondée, mais elle amène forcément à des réponses qui ne sont pas les bonnes. ». Le Comité national d’éthique rappelait, dans son avis du 11 janvier 2007 qu’« Une médecine préventive qui permettrait de prendre en charge, de manière précoce et adaptée, des enfants manifestant une souffrance psychique ne doit pas être confondue avec une médecine prédictive qui emprisonnerait, paradoxalement, ces enfants dans un destin qui, pour la plupart d’entre eux, n’aurait pas été le leur si on ne les avait pas dépistés. Le danger est en effet d’émettre une prophétie autoréalisatrice, c’est-à-dire de faire advenir ce que l’on a prédit du seul fait qu’on l’a prédit. ».

    Le collectif « Pasde0deconduite » qui a tenu deux colloques scientifiques et publié trois ouvrages sur ces questions depuis son appel de Janvier 2006, signifie vigoureusement que le débat a bien eu lieu, et rappelle que les instances professionnelles, politiques et éthiques se sont finalement rejointes dans un refus de confondre la prévention et la prédiction.

    Mobilisé, « Pasde0deconduite » demande au gouvernement de tenir ces engagements.

    "Pasde0deconduite" appelle les parents, les professionnels et les citoyens à refuser la mise en pratiques de ces dépistages sur les enfants et à s’opposer collectivement à toute nouvelle tentative de criminaliser de façon prédictive le destin des enfants de trois ans.

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