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emma plaf

Je suis née en 1971 et je porte un prénom qui a eu son pic de popularité cette année-là. A 28 ans, l’âge moyen du premier enfant à ce moment-là, j’ai eu ... mon premier enfant. J’en ai maintenant quelques uns de plus, ce qui classe ma famille dans les 4% de celles de quatre enfants ou plus. Les naissances de mes enfants m’ont donné l’occasion de m’intéresser à tout ce qui entoure la grossesse, l’accouchement, la petite enfance.
 

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  • Premier article le 30/07/2007
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Derniers commentaires



  • emma plaf 6 août 2007 10:23

    Je mets en lien direct le récit de la naissance de Nora et Jean :

    http://portail.naissance.asso.fr/recits/recit40.htm



  • emma plaf 4 août 2007 13:56

    @lambertine sur « il n’y a pas d’accouchement à bas risque ».

    Ce que me gêne dans votre affirmation, c’est que je la ressens plus comme une profession de foi que comme un fait argumenté.

    La profession de foi s’appuie sur des affirmations du type « l’accouchement est dangereux », « ça a toujours été comme ça », le commentaire de AubeMort mentionne « omniprésence des morts en couches dans les romans du XIXe », vous même jouez l’argument que vous reconnaissez populiste des femmes qui n’ont pas accès au minimum de médicalisation.

    Entendons-nous : il ne s’agit ici que de parler des résidentes en France en 2007 apparenant à des groupe non défavorisés. Nous parlons de femmes qui ont accès aux soins de manière régulière, que n’ont pas les carences alimentaires découlant des famines, n’ayant pas subi de mutilations sexuelles, ni de grossesse avant la fin de la puberté. On ne parle pas de femmes syphiliques ou victimes d’épidémies de maladies infectieuses, et nous vivons au quotidien dans des conditions d’hygiène considérées acceptables.

    Est-il prouvé que, dans ces conditions, toutes les grossesses seraient à haut risque - à moins qu’on détecte un risque réel, au cas par cas, pendant la grossesse ou l’accouchement ?

    Entendons-nous également : à bas risque ne signifie pas « zéro risque ». Rien n’est à zéro risque. Personne n’affirme que quelconque accouchement serait à zéro risque. A l’hôpital comme ailleurs.

    Ce qu’on n’a pas prouvé, comme le rappelle KarineL, c’est que « toute la médicalisation qui entoure la naissance en France permette d’atteindre le minimum possible au niveau de ces décès ».

    Cela peut paraître surréaliste. Comment une moindre médicalisation pourrait être aussi efficace, ou plus efficace, en terme de résultats sur la mère et le bébé, qu’une plus forte médicalisation - pour les grossesses sans complication identifée ?

    Elément de réflexion : les actes médicaux en eux-même comportent des risques.

    Un exemple ? Je ressors le coup du monitoring continu, qui n’améliore pas la sécurité mais engendre un besoin en re-interventions (forceps, césarienne) qui elles-même comportent leurs propres risques, inacceptables si on prend en compte le fait que l’intervention était inutile. C’est un cas où, statistiquement, la moindre médicalisation (monitoring intermittent) a de meilleurs résultats que la plus forte médicalisation (monitoring continu).

    @lambertine toujours, pour rebondir sur « Quant aux hormones destinées à accélérer l’accouchement, bien sûr qu’elles sont inutiles quand il dure naturellement 3H4O ! Et quand il dure 2O fois plus longtemps, on fait quoi ? ».

    >> il me semble, d’après les témoignages, que le recours à l’ocytocine (hormone qui provoque les contractions, entre autres) est très répandu en france dans les accouchements, même en dehors d’indication médicale (du genre accouchement qui dure depuis 3 jours).

    Je n’ai pas de chiffres qui viendraient confirmer cette observation (si quelqu’un en a, je le remercierais de nous les communiquer - avec ses sources bien sûr).

    Ce qui est notoire, c’est que les femmes ne sont souvent pas informées de ce qu’on met dans leur perfusion, ni bien sûr pour quelle raison. Lorsque les injectins d’hormones sont inutiles pour la femme (et le bébé), elles sont peut-être utiles à l’équipe soignantes. C’est défendable. Ne faudrait-il pas que la première concernée, la patiente, en soit informée et donne son accord ?



  • emma plaf 3 août 2007 13:12

    @lambertine, je réagis tout de suite à « tendance à déclencher les accouchements de manière sournoise », formule allusive des plus désagréables dans une discussion argumentée j’en conviens : je parlais du décollement des membranes.

    C’est un geste qui se fait pendant un examen du col de l’utérus et destiné à induire le début du travail. Les témoignages disent que c’est douloureux, on ne sait pas si cela marche, on n’a pas prouvé que le geste est anodin. Et surtout, les témoignages concordent : ce geste est « fréquemment » effectué à l’insu des femmes. On leur fait à l’occasion d’un examen du col, et elles remarquent juste que le geste est plus douloureux que d’habitude et induit éventuellement des saignements.

    Voir à ce sujet une étude publiée par des praticiens de la maternité Port-Royal à Paris http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=1669340



  • emma plaf 2 août 2007 22:49

    @Bof : m’enfin, votre histoire révèle quand même que les protocoles hyper routinisés de certains hôpitaux peuvent conduire à des catastrophes, ce qui aurait été le cas si vous ne vous étiez pas interposés ?

    @KarineL : former les sages-femmes au soulagment non médical de la douleur. Il y a des pistes ?

    Pour moi, accoucher ça fait mal, et l’essentiel est de ne pas aggraver la douleur : se voir imposer une position donnée et/ou l’immobilité, cela aggrave la douleur ; subir de examens vaginaux à répétition, cela aggrave la douleur ; être dans un milieu stressant, cela aggrave la douleur (ou alors, cela minimise la capacité à gérer la douleur)



  • emma plaf 2 août 2007 22:39

    @lambertine : « aucune grossesse n’est à bas risque », dites-vous. Pouvons nous en discuter ? Est-ce que cela revient à dire « toute grossesse est à haut risque et doit donc être médicalisée en tenant compte des risques maximum » ?

    @lambertine encore : que chaque accouchement se déroule à proximité d’un bloc opératoire, cela semble raisonnable - et c’est sûrement le cas pour la grande grande majorité des accouchements en France aujourd’hui.

    Accoucher à proximité d’un bloc opératoire, cela semble anodin aussi. Je pense cependant que cela présente des « dangers » pour les grossesses à bas risques (si elles existent, donc). Je ne parviens pas à faire, maintenant, de liste argumentée des dangers auxquels je pense. Je vais donc donner un exemple, probablement critiquable : un bloc opératoire est forcément en milieu hospitalier, donc soumis à tentation de plannification : selon l’occupation des salles, la disponibilité du personnel..., on voit des tendance à déclencher des accouchements (de manière parfois sournoise), à les accélérer (par injection d’hormones - geste tout à fait routinier dans la plupart des maternités)

    @Karine L : « des pistes où le sentiment de sécurité de la mère est plus important que la sécurité médicale ». Je note.

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