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Europe Solidaire

Europe Solidaire

Né à Grenoble l’année des jeux olympiques, j’exerce le métier de bibliothécaire. J’ai été candidat fédéraliste aux élections européennes de 2004. J’ai également participé à l’ouvrage collectif dirigé par Noël Communod, Le Choix d’une France fédérale, publié chez Mirno-Graphie, à Sainte-Hélène-du-Lac (Savoie).
Contrairement au modèle nord-américain, le fédéralisme n’est pas le fan-club de l’Union européenne, ni un groupe de pression “ultra-européiste” au service des institutions bruxelloises. Attaché aux principes de subsidiarité et de souveraineté partagée, dans tous les domaines, il correspond à une philosophie de rééquilibrage du pouvoir en faveur de la “périphérie” et des échelons dits “inférieurs”.
Ses inspirateurs sont Johannes Althusius, Alexis de Tocqueville, Pierre-Joseph Proudhon, Denis de Rougemont, Alexandre Marc et Guy Héraud.

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  • Europe Solidaire Europe Fédérale 17 mars 2010 23:15

    Raisonnement circulaire. Le sionisme a créé un État et c’est cet État qui décide qui est juif et qui ne l’est pas. Effrayant.



  • Europe Solidaire Europe Fédérale 10 mars 2010 23:19

    « ישראל, unser Vaterland ! », conception ethno-raciale d’une nation juive créée par des pionniers yiddish abandonnant leur grande culture judéo-germanique pour un rêve sioniste et étatique, issu du nationalisme européen et de la pensée coloniale du 19e siècle, rêve qui est en train de tourner au cauchemar : pour les autochtones depuis 1948, pour les descendants des colons demain.

    Ces pionniers athées se basaient paradoxalement sur la Bible pour justifier l’appartenance de cette terre aux juifs du monde entier. Blasphème, dirent les religieux. Imposture, dirent les socialistes (marxistes ou bundistes). Gâchis, dirent les sionistes les plus lucides (tels Martin Buber). Le problème réside dans le fait qu’il n’y a pas de « peuple juif » au sens ethnique. Peu d’Israéliens peuvent se prévaloir d’une ascendance hébraïque. Les conversions furent tellement nombreuses (Espagnols, Berbères, Khazars, Yéménites, Allemands, Russes, etc.) que la physionomie des Israéliens n’a aucun rapport avec les Hébreux d’antan, lesquels avaient plus d’affinités ethno-culturelles avec les peuples avoisinants, au point de parler la même langue (le grec dans l’Égypte ptolémaïque, l’araméen en Palestine).

    Cette terre appartient donc, depuis des millénaires, aux descendants des Cananéens, des Philistins, des Hébreux, etc. Lesquels ne se trouvaient pas en Europe ou en Russie. Voici un siècle, les Palestiniens musulmans, juifs, chrétiens - de culture sémitique ou bien grecque, vivaient en paix. Ils pouvaient s’émanciper du joug ottoman, puis de la puissance mandataire britannique, ensemble (comme le voulaient des sionistes très minoritaires). Mais l’idéologie sioniste de Herzl et de Jabotinsky, venu d’Europe, en a décidé autrement.

    Vous pourriez affirmer, bien évidemment, qu’il s’agit du passé. En ce cas, il s’agit d’un passé récent, encore douloureux et bien réel, en comparaison des fables colportées par le sionisme dans les têtes. À moins d’accepter que les Palestiniens exilés puissent bénéficier de la loi du retour - et dans ce cas, leur légitimité historique ne fait aucun doute.



  • Europe Solidaire Europe Fédérale 8 mars 2010 11:15

    Cher auteur, vous auriez pu intituler votre article : Que faire contre ces sites voyous qui professent le sionisme ? (Betar France, Tagar de France, LDJ et tous les musclés du krav maga, une technique d’autodéfense israélienne d’ailleurs très prisée dans les milieux néofascistes). Cela aurait été du même tonneau. Car il est important de préciser que le sionisme ne saurait être réduit à ces groupes qui, comme la LDJ, ont été classés sur la liste des organisations terroristes par le FBI. Le sionisme est très divers. On peut le rejeter en bloc, mais quelle que soit notre opinion à son sujet, il est hors de question d’interdire son expression pacifique en France.

    Il faudrait que nos bien-pensants raisonnent de même avec l’antisionisme, sortent un peu de la paranoïa (car il est toujours possible de tout relier, vous le savez bien). L’antisionisme est loin d’être homogène et ne peut être réduit à sa frange antijuive ou antisémite. Votre article n’apporte rien, suscite des commentaires épidermiques sans que le débat ne gagne en profondeur et participe à la médiocratisation ambiante que vous dénoncez pourtant.

    Comme l’écrivait Saint-Exupéry, il faut sans cesse tisser des liens entre les hommes.



  • Europe Solidaire Europe Fédérale 8 mars 2010 02:19

    Réponse à Castor :

    "Tous les antisionistes ne sont pas des antisémites, mais tous les antisémites sont des antisionistes."

    La deuxième partie de votre phrase est fausse.

    Xavier Vallat, militant antisémite avant la guerre, est devenu directeur du Commissariat général aux questions juives de 1941 à 1942 (et à ce titre responsable des persécutions et des spoliations). Après la guerre, il devint par antisémitisme, un sioniste militant, partisan de l’émigration des juifs français vers Israël. Cf. Laurent Joly, Xavier Vallat - Du nationalisme chrétien à l’antisémitisme d’État 1891-1972, Grasset, 2001.

    L’écrivain fasciste et antisémite Lucien Rebatet eut la même attitude à l’égard d’Israël lors de la guerre des Six Jours (1967). On peut multiplier les exemples de ces antisémites qui ont vu dans le sionisme le meilleur moyen de « se débarrasser des juifs ».

    L’écrivain national-socialiste Marc Augier (pseudonyme Saint-Loup) avait fondé les Jeunes de l’Europe Nouvelle, un mouvement collaborationniste composé d’idéalistes souvent trop jeunes pour appartenir à la Waffen-SS. Marc Augier, lui, fut le correspondant de presse attitré de la division SS Charlemagne. Il fut également responsable de Devenir, l’organe officiel de la Waffen-SS française. Après la guerre, il devint écrivain politique et romancier. On lui doit notamment Le sang d’Israël, un vibrant hommage aux combattants israéliens et une profession de foi sioniste.

    Au sein du Troisième Reich, beaucoup de dignitaires soutenaient la cause sioniste, et pas seulement pour évacuer les juifs européens vers la Palestine. Il s’agissait également de lutter contre la présence britannique au Proche-Orient. C’est ainsi qu’en 1941, le groupe sioniste Lehi (Combattants pour la liberté d’Israël, futur groupe Stern, qui se réclamait du fascisme) pris contact au Liban avec les autorités nazies : Werner Otto von Hentig, du ministère des Affaires étrangères, et Rudolf Rözer, du renseignement. Il proposait sa collaboration avec les nazis contre les Britanniques et pour le peuplement de la Palestine. Pour plus de détails : Marius Schattner, Histoire de la droite israélienne, Complexe, 1991.

    Même au sein de la SS, il existait des désaccords sur la conduite à tenir vis-à-vis du sionisme. Le protocole de Wansee décidant la Solution finale mit fin à ces contacts, mais Heinrich Himmler lui-même reprit contact avec le Congrès juif en mars 1945 lors de sa tentative de tractation avec les Occidentaux. Il promit à Norbert Masur qu’aucun camp de concentration ne serait détruit avant l’arrivée des Alliés (désobéissant ainsi à un ordre du Führer).

    Actuellement, au sein de l’extrême droite européenne et américaine, les passerelles existent avec le sionisme. En France, l’Alliance pour les libertés (APL), composée de nationalistes dissidents (l’ethno-racialiste Guillaume Faye, l’ex-lepéniste Jean-François Touzé, etc.), professe un sionisme sans ambiguïté. Aux États-Unis, le lobby sioniste est essentiellement composé de fondamentalistes chrétiens et l’on passe facilement de l’antijudaïsme conservateur de type Bachanan au sionisme le plus caricatural.

    J’espère que cela aura réussi à vous convaincre que le sionisme antisémite existe bel et bien. Tout peut être vérifié sans problème. Et abondamment complété. 



  • Europe Solidaire Europe Fédérale 8 mars 2010 01:16

    (le commentaire précédent s’adressait à Pascal M. Vincent)







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