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ExSam

J’ai grandi dans le sud-ouest. J’habite dans les Yvelines et je sais pas où je finirai, mais ça sera pas loin de la mer.
Commencé comme animateur de ciné-club, j’ai continué comme représentant en capitalisation avant de plonger dans l’insertion, comme formateur, quelques temps.
Mon boulot actuel est un peu de côté. J’avais besoin de prendre l’air, de faire de petites choses et des plus grandes.
J’aime les études, je les ai poursuivies longtemps mais elles ne m’ont servi à rien, sauf à entretenir un pseudo-intellectualisme qui ne m’empêche pas de me raser.

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  • ExSam 5 juillet 2007 14:26

    C’est assez juste, dans l’ensemble. Cependant les dernières phrases laisseraient penser qu’il s’agit au fond d’un dévoiement au regard de standarts culturels. Je ne suis pas tout à fait persuadé de ca.

    Je crois que ce parti-pris pour la vitesse et l’action contre la réflexion, contre la figure de l’intellectuel qui incarne aux mieux cette réflexion, s’affiche dans le vocabulaire courant qu’utilise Sarkozy et, par esprit moutonnier, dans celui de sa cour élargie.

    Mais il ne faudrait pas oublier que ce choix est avant-tout calculé. Sarkozy n’est pas Devedjian et ne laissera pas ses élans de satisfaction décomplexée prendre le pas sur sa stratégie.

    Le calcul est, comme souvent chez lui, il me semble, effectué au niveau symbolique.

    Un langage courant peut ne rien dire, ne rien produire en termes de sens. Cependant il a une sorte de fonction phatique. Il signale l’écoute, l’écoute du Président à chaque français. De plus, il relie dans une communauté culturelle ou le jeton d’adhésion s’avère être un degré de rejet.

    Degré de rejet toujours présent dans le parler « peuple », de par la connotation majeure que ce parler : exclusions de l’intellectualisme, l’intellectuel, la réflexion.

    Ainsi Sarko parlant au peuple l’enferme avec lui dans le cercle de cette connotation permanente : on est pas des intellos, mais des êtres simples amateurs de solutions transparentes, carrées, rapides et directes.

    Ainsi, il faut voir dans le parler relaché, comme dans les postures de Sarko au regard de la culture, des livres, une volonté, une démarche politique, plus qu’une sorte de marque identitaire.

    Dans la lignée des gouvernants autoritaires, il tente de lier le peuple à lui par un lien proprement communautaire et exclusif, censé pré-exister aux mesures qu’il prend et prévenir, affaiblir ainsi les doutes sur les mesures. Sarko, c’set un gars de chez nous.

    A ne pas oublier non plus que les grandes figures de l’intellectualisme des decennies récentes sont de gauche, à de rares exceptions près. La communauté du peuple Sarkozien est, donc, une communauté là encore, contre. Contre cette fraction d’individus qui semblent, incompréhensiblement, faire partie pour certains du peuple et apprécier les intellos.

    Mais nous sommes là dans des constructions, des stratégies assez superficielles et impositives. La méthode Sarko, si elle a sans doute raison de tabler sur la méfiance du peuple vis-à-vis des intellos, à tort d’ignorer que ce même peuple a porté et porte encore des intellectuels dans son esprit et dans son coeur et, surtout, que son attrait pour les solutions simples ne veut pas dire que son analyse est simpliste.

    Ainsi, après réflexions, maturations lentes, nul doute que ce peuple mesurera à leur juste valeur et la réalité de sa communication privilégiée avec son chef, et le souci que celui-ci lui porte, sur des actes concrets, rapidement constatables et évaluables, sans se prendre la tête.



  • ExSam 5 juillet 2007 13:44

    Bon article.

    Tragique, oui. On constate la même dérive « patrimoniale » avec les entreprises. Voir fils à papa Dassaut, fils à papa Decaux, fils à papa Arnault, fils à papa Lagardère. Pareil en politique : fils à papa Debré, fille à papa Chirac, fils à papa Maihaignerie, fils à papa Baylet, etc...

    Cette « consanguinité » signe les fins de race, les continuités tératogènes et la corruption générale du sens de l’égalité, comme de la reconnaissance de la qualité.



  • ExSam 5 juillet 2007 13:33

    Merci à l’Enfoiré de traiter ce sujet très intéressant.

    Cette télé libre, dont le nom et les propriétés sonnent comme « radio libre » apparaît à contre-courant. Le contexte est, en effet, à l’étouffement de l’expression libre et inter-active. On constate, par exemple, que le CSA refuse à 9/10 des TV associatives historiques (Zaléa et autres TV Bocal..)une fréquence sur la TNT, alors qu’il l’accorde sans regarder à la pire daube commerciale.

    De plus, le problème de fond des médias, c’est qu’il n’y a pas de réponse. Les médias imposent leur discours et quand ils ont fini de vous formater vous avez le droit de vous taire, ou de répondre à telle question précise en 3s 2 dixièmes.

    Donc, nous sommes devant une avancée technologique - si j’ai bien compris les propos de l’enfoiré qui oublie parfois que c’est pas parce qu’il connaît bien son sujet que c’est notre cas et, donc, fait pas mal de pointillés discursifs - qui permet à chacun de produire, en direct, un flux télévisuel à destination de tous les abonnés d’un FAI, sans contrôle et inter-actif possiblement.

    Je suis fortement intéressé par deux choses.

    Ca coute pas cher, apparemment, donc n’importe qui peut le faire. Ca n’as pas l’air très complexe, non plus. Un appareillage commun (webcam et petite caméra) semble suffire.

    C’est inter-actif, par l’intermédiaire d’un chat nous précise l’Enfoiré, mais je suppose que c’est possible par téléphone et peut-être en télé-conférence, ou du moins en projections simultanées de chaines (avec, par exemple, une moitié de l’écran pour chacune). C’est du moins ce que j’ai compris.

    Ces deux caractères, s’ils induisent des productions trop souvent indigentes, aujourd’hui, n’en ouvrent pas moins la voix à des productions de toute nature dans l’avenir.

    C’est intéressant pour la démocratie car cette « télé du pauvre » pourra servir les groupements citoyens, de toute nature, dont l’impossibilité d’accès aux gros bulldozers télévisuels que sont les chaines publiques et privées, bridait le message.

    Dans un futur prôche, sans doute que des initiatives citoyennes, des groupements de quartiers, des collectifs culturels de toutes natures vont fleurir avec cette avancée. C’est très possible et c’est souhaitable, ne serait-ce pour en finir avec des chaînes qui fonctionnent sur un modèle autoritaire et impositif antédiluvien, et surtout servile, par nature, pour tous les pouvoirs autoritaires.

    Deux coins dans ce navire flambant neuf, comme le souligne l’Enfoiré.

    Qui controlera et comment ?..Car excès il y aura, c’est normal, c’est humain et c’est tout à l’honneur de la démocratie de permettre et de gérer ses excès.

    Excès qui interviendront, sans doute, des deux côtés. Du côté citoyen et du côté pouvoir, qui ne manquera pas, si la formule fait flores, de vouloir brider, limiter, casser les formes les plus libres et subversives, comme d’hab.

    Qui pourra accéder à cette télé, à terme ?..Restera-t-elle sous contrôle Free ?..Je ne le crois pas, la pression du succés devrait amener tous les opérateurs à pouvoir utiliser cette technologie, comme AOL a été amené à rendre libre son format AIM.

    Je ne l’espère pas en tous cas. Une bonne nouvelle du pays de la techno-science, c’est pas si courant.



  • ExSam 5 juillet 2007 12:52

    La Taverne a bien souligné les planches bancales qui soutiennent ce nouveau projecteur pour sa Majesté.

    Une mesure censitaire, autoritaire, enrobée de mousse, de grain à moudre à destination des canards qui vont surfer sur le côté « solidarité » de ce qui n’est, in fine, qu’une obole pour que les pauvres arrêtent de faire tâche sur le paysage. Je parle des canards qui adorent lécher leur laisse, naturellement.

    Du Sarko The One typical, indeed ?



  • ExSam 5 juillet 2007 12:37

    On a bien compris.

    Il est question de dignité publique et de liberté contenue justement en regard de celle des autres, en l’occurence des téléspectateurs.

    Un type qui se comporte à la télé comme s’il pétait dans ses chiottes n’a pas le respect des autres, pas plus que de lui-même. Il n’a pas conscience de limites d’urbanité et donc pas qualité à nous représenter, dans le sens où sa qualité est inférieure à celle du citoyen lambda.

    Ce type doit être privé de la direction de son parti, comme de tout mandat.

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