Si j’ai bien compris, la propagande est dépassée par le lavage de cerveau... La discussion est engagée sur une confusion : actuellement, ce n’est pas l’Etat qui intervient, mais un groupe de privilégiés ( 15 à 20% des français) qui défend becs et ongles ses acquis et s’octroie des richesses croissantes.
Il serait donc bien venu que l’information reflète la pluralité d’opinion, garant de la liberté de chacun
. Et pour ce, que les médias soient indépendants des milieux d’affaires, et non plus dirigés par les chefs des plus grandes entreprises.
Vous semblez évoquer une société sans intervention de l’Etat... Alors là, je veux bien en parler, car c’est exactement le milieu où je vis. Ici, l’économie repose essentiellement sur « le travail au noir ». Ces travailleurs ne cotisent pas pour la Sécu, ne payent pas d’impôts donc ne contribuent pas au fonctionnement du service public, et, pour les mieux lotis, ne conçoivent pas de participer à l’effort collectif du bien être social (ils s’insurgent, par ex de devoir participer à une « contribution au service public d’électricité » sur leur facture EDF). Pour les autres, main d’oeuvre sans repères sociaux, assurer leur quotidien au niveau personnel est la seule priorité, la seule préoccupation.
Si cette économie coupée des contributions de chaque citoyen se généralise, nous n’aurons plus de sécurité sociale, plus d’école publique, plus de solidarité collective. Ce sont pourtant les critères de base d’une société faite pour l’Homme.
Dans ce cas, chacun devient indifférent au sort de l’autre, perdant et reniant les liens sociaux qui l’ont servi jusqu’alors. Celui qui perd son statut, malgré les études, la formation, l’expérience, ne trouvant plus de reconnaissance chez les autres, rejette ce qui ne l’intègre plus. Et si c’est pour enrichir en plus d’autres nantis.......
Ne subsiste au mieux qu’ne solidarité familiale ou de corporation établissant de nouveaux groupes de connaissances ou de clientélisme. Et finie la cohésion sociale, indépendante des intérêts privés.
Alors, avant d’en arriver à cette jungle miséreuse, restons lucides. L’absence d’Etat entraîne la perte de toute cohésion sociale et participe à l’explosion de la société.
Les discussions menées ici montrent qu’un sujet aussi noble que l’AMELIORATION DE NOTRE SOCIETE ne s’enrichira pas de schémas réducteurs limités à un parti politique ou à une fonction sociale.
DE plus, à une destruction du tissu social par de nouvelles formes (ultralibéralisme et mondialisation), ne faut-il pas répondre par une réflexion innovante amenant des solutions nouvelles ?
Cependant, la critique aveugle et systématique de ce qui sert notre pays (la Fonction Publique) souligne deux points essentiels au bien-être de chacun en société : LE DROIT A LA LIBERTE D’EXPRESSION, et LE DROIT A L’INFORMATION.
Or il apparaît clairement que les préjugés portés ici sont ceux véhiculés par des médias de propagande et non d’information.
Il est affligeant,en effet de constater qu’ils reprennent en boucle les litanies de chaînes de télévision et de journaux à la solde de la caste des privilégiés. Des chaînes PUBLIQUES françaises que reste-t il ? Des vitrines à la gloire d’un homme et de sa politique en faveur de son groupe, crées par son groupe, contrôlées par son groupe (cf TF = LCI = UMP). Et pour superviser tout ça, un Conseil Supérieur de l’audiovisuel dont tous les sages, sauf un, sont de ce même groupe.
La presse ? Même mise au pas malgré les protestations répétées des journalistes. Celui qui dévie de la pensée unique est mis à pied à la demande express d’un membre du groupe.
Les instituts de sondages ? Même cuisine.
La réduction de ces droits d’expression et d’information n’est pas patente pour la plupart. Elle se révèle créatrice de discorde et de haine, au service des privilégiés. Eux la maîtrisent et en profitent, les autres la subissent et en pâtissent.
Bref, une formidable machine à fabriquer la Pensée Unique par la parole unique.
Et le mécanisme de démolition des liens sociaux vitaux apparaît ici ouvertement, immoral, inhumain, violent, et, ça m’étonnera toujours, sans vergogne. L’enrichissement, la préservation de privilèges d’un groupe aux dépens des autres mène à l’autodestruction, créatrice de sa propre violence dévastatrice. En voici des procédés, ceux que j’observe autour de moi :
- déni d’humanité
- mépris de l’homme par l’homme
- emploi de l’homme comme objet de production, corvéable à volonté, jetable à merci
- domination par harcellement moral et humiliation
- déni d’avenir pour autre que soi-même
- dégradation, démolition de l’homme humilié d’ effectuer ce que sa moralité rejette (« outplacers » entre autre)
- perversion du travail qui ne vaut que par rapport aux besoins matériels du dominant
- dévalorisation, perversion de l’effort public produit pour le bien-être commun
- déni du mérite, de l’effort au nom de l’appartenance à une caste...