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Fif

Fif

Jeune retraité, je me passionne pour les Droits de l’Homme et pour les sciences de la nature. Mes articles sont inspirés par les sites internet de la presse (libre) internationale.
Cancre de formation, maître de recherche en sieste, docteur ès paresse, ancien interne des caves de Bordeaux, j’écoute pousser les fleurs. 
"A.M.G." du 15h00/16h00 de France-Inter.

 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/03/2007
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Derniers commentaires



  • Fif Fif 2 avril 2007 19:00

    Parlons du livre de Harun Yahya. Ses théories sont une perversion du créationnisme, comme l’islamisme est une perversion de l’islam. On peut adhérer ou non aux thèses des créationnistes, mais il ont parfaitement le droit de défendre leur théorie, de même qu’un chrétien a le droit d’aller à la messe.

    Mais il s’agit là d’une nouvelle forme de créationnisme, bien plus sournoise, car Harun Yahya ne prétend pas, en effet, que le monde et ceux qui le peuplent ont été créé il y a six mille ans et en sept jours, comme le dit la Genèse. L’auteur, de confession musulmane, admet au contraire que la Terre a bel et bien 4,6 milliards d’années.

    Après avoir ainsi évacué le principal problème, celui de la datation, il poursuit en dénonçant « l’imposture des évolutionnistes, leurs affirmations trompeuses » et poursuit : « Ceux qui perpétuent la terreur dans le monde sont en réalité des darwinistes. Le darwinisme est la seule philosophie qui valorise et donc encourage le conflit. »

    Il s’appuie ensuite sur les très nombreux fossiles retrouvés depuis deux siècles dans le monde entier pour asséner que « les espèces n’ont jamais changé ». Il présente par exemple des photos de feuilles d’arbres fossilisées et les compare aux feuilles des arbres actuels, et affirme que, comme les spécimens se ressemblent, çà prouve que « les êtres vivants n’ont pas subi d’évolution, mais furent bien créés ».

    L’auteur, qui cite abondamment le Coran, conclut que « la création est un fait », prouve « l’existence de l’âme » et prophétise « la fin du matérialisme ». Reste à savoir qui se cache derrière Harun Yahya et surtout qui a financé l’édition et la distribution massive - et gratuite - de ce livre hors de prix.



  • Fif Fif 2 avril 2007 16:01

    A Thierry

    Merci de votre cordialité,

    A ma connaissance un dogme est une affirmation considérée comme fondamentale, incontestable et intangible, symbole pour moi de rigidité intellectuelle.

    Ce mot n’est plus réservé à la religion, bien qu’à l’origine, il en ait été l’un des piliers. Cette expression est couramment employée dans le domaine religieux, bien sûr, mais aussi philosophique, scientifique et même cinématographique (Lars von Trier).



  • Fif Fif 2 avril 2007 15:01

    Bonjour Cath, et merci pour cet article (vous m’avez grillé car je m’intéresse également à ce sujet).

    Je pense qu’au sujet du créationnisme opposé au darwinisme, la gangrène réside dans les extrémismes. Le fait de trouver dans le débat des individus comme le va-t-en-guerre Georges Bush, le maître du double langage Tariq Ramadan ou l’homophobe Miroslaw Orzechowski me conforte dans cette opinion.

    A mon avis, le défaut des deux théories est dans la présentation qui en fut faite à l’origine, et de l’intégrisme qui leur fut attaché. Les religieux de toutes obédiences nous ont présenté pendant des siècles l’homme apparaissant sur terre il y a seulement quelques milliers d’années, alors que les recherches scientifiques ont démontré que les premiers hominidés ont occupé la planète depuis plusieurs millions d’années.

    D’un autre côté, nos instituteurs nous ont enseigné que toutes les espèces vivantes obéissent au principe de l’évolution et nous ont rabâché : « la fonction crée l’organe ». Enfant, j’étais persuadé que si je battais constamment des bras, que mon fils et mon petit-fils en faisaient de même, un de mes arrières arrières petits enfants aurait un jour des plumes et pourrait voler.

    Je pense que la théorie de l’évolution a été mal présentée par Darwin. Il aurait dû parler de « sélection adaptation ». Les espèces mutent génétiquement, et le hasard fait parfois bien les choses, car lorsque le biotope change, mais qu’il est favorable à la nouvelle morphologie d’un individu, celui-ci survit et fait souche, tandis que les individus n’ayant pas muté sont condamnés. Par exemple les pinsons des Galápagos, que Darwin cite dans son livre « de l’origine des espèces » : seuls les pinsons à gros bec ont survécu dans les îles où la seule nourriture à leur disposition était de grosses graines. Les pinsons à bec fin ont prospéré dans les îles où les insectes étaient la seule ressource. Mais ce n’est pas la vue des graines qui fait grossir le bec de certains ou la vue des insectes qui fait rétrécir le bec des autres.

    Les deux théories ont professé des énormités, mais prisonnières de leur dogme, se sont peu à peu radicalisées.

    La connerie humaine est-elle apparue telle quelle ou est-elle le fruit d’une lente évolution ? Est-elle innée ou acquise ?

    Vaste question

    Fif



  • Fif fif 29 mars 2007 10:15

    -  @ Chmoll, Claire, L’enfoiré, Vilain petit canard :

    Merci de vos témoignages. Pas très gai, hein, mon article ?

    Il faut simplement avoir conscience que çà existe, que ce n’est pas une généralité, mais que connaître cet aspect des relations au travail permet peut-être de mieux s’en préserver.

    On combat mieux ce que l’on connaît.

    Fif



  • Fif fif 28 mars 2007 15:42

    @ pingouin perplexe

    Bien vu. Le P.E n’est que l’avatar « professionnel » du pervers manipulateur ordinaire. Il prospère dans le terreau de l’hyper-concurrence, et est perçu par la direction de l’entreprise comme un auxiliaire efficace, apte à détecter les faiblesses de ses collègues.

    Il devient même un rouage essentiel du patron, capable d’exercer en ses lieu et place la sale besogne, la pression psychologique habituellement qualifiée dans le monde du travail, de « harcèlement moral ».

    La devise « diviser pour mieux régner » peut ainsi se vérifier pleinement, car le patron peut compter sur le dévouement sans limite du P.E., qui exercera son art au-delà de tous ses désirs.

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