On va se retrouver avec le même problème qu’en 2007, à savoir un candidat de droite pour le PS, créé par les médias (parce qu’ils l’ont ressorti de nulle part, quand même...). C’est fou ce pouvoir qu’ils ont de choisir le candidat à la place du peuple... Personnellement, si c’est DSK vs Sarko au 2e tour, je crois bien que je vais m’abstenir, pour la première fois de ma vie de votant.
Opposons un peu le capital et le travailleur/contribuable.
- Dette : L’Etat a une dette abyssale, or pour pouvoir la rembourser,
celui-ci doit désormais fonctionner comme une entreprise, selon toute
logique, afin de gagner de l’argent (les créanciers des Etats en étant
en fait les « actionnaires »).De ce fait, les Etats doivent donc prendre
aux contribuables plus qu’ils ne leur donnent.
- Inflation : Les prix augmentent plus que le SMIC et donc les salaires,
indexés de fait sur celui-ci.
- Démographie : De plus en plus de retraités qui gagneront bientôt plus
que le salarié moyen, et qui vivent vieux en plus !
- Ecologie : Après une prise de conscience mondiale sur ce sujet,
protéger notre planète nécessitera un investissement
d’argent (augmenté par la spéculation) sans aucune possibilité de gain
(dépense « à perte »). Or, cette dépense reposera sur le contribuable.
- Imposition : Quand une personne physique est visée par l’imposition,
elle n’a d’autre choix que de payer, quand une personne morale est visée
par l’imposition, elle la répercute sur les prix, ce que personne ne
conteste, et c’est donc la personne physique/travailleur/contr
ibuable qui paie cet impôt de fait. Or quand
il y a un allègement fiscal pour la personne morale, cette baisse de
charge ne se retrouve pas ou peu dans la baisse des prix.
- Croissance : La croissance est en réalité exponentielle, vu que le PIB
(ou PNB, peu importe, en fait l’argent généré) doit être supérieur à
celui de l’année précédente pour être attractive pour le capital. Or,
pour cela, deux possibilités : augmenter les prix, ou baisser les charges
(salaires ou taxes/impôts, or, j’ai montré plus haut qu’au final, cela
grevait le budget des seules personnes physiques).
- Paradoxe : La consommation est le moteur de la croissance. Elle est
d’ailleurs encouragée pour ne pas dire imposée par le fait que
désormais, le taux d’intérêt étant inférieur à l’inflation, on perd de
l’argent en épargnant, et c’est d’ailleurs là qu’on peut constater le
rapport inique que nous entretenons avec les banques dans le sens où
quand nous épargnons(et de fait leur prêtons de l’argent), nous gagnons
moins (et beaucoup) que quand celles-ci nous prêtent. Or, les prix
augmentant plus que les salaires, les impôts devenant directement ou
indirectement de plus en plus élevés pour les travailleurs/consommateurs/contribuables, le concept même de croissance
ne va pas à mon sens tarder à imploser.
Aussi, pour paraphraser le film « La Haine », je dirais que nous vivons à
l’époque d’une société qui tombe, disant à chaque étage : Jusqu’ici tout
va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, mais ce qui
compte ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage.
Le NPA aurait pu... ne rien faire ! N’oubliez pas que Besancenot ne veut pas être au pouvoir, il souhaite un rôle d’opposant. Et personnellement, je remercie Mélenchon, qui redonne à la gauche ses lettres de noblesse (d’âme, bien sûr !)