Quelques dernières remarques. Je pense que nos points de vue ne sont pas si éloignés les uns des autres.
Et je reconnais une vertu essentielle au lobby anti-nucléaire, c’est de forcer l’industrie du nucléaire à être plus prudente et plus transparente.
Ma conviction est que les personnes (chercheurs, technicien, ...) avec qui j’ai travaillé dans le nucléaire ne sont pas des lobbyistes acharnés déconnectés des réalités. Ils essayent de faire leur travail du mieux qu’ils peuvent et le plus honnêtement possible. Et pour moi la légitimité de leurs propos n’est pas en cause.
L’idée principale est pour moi, qu’anti et pro gardent suffisement de bon sens et de raison pour ne pas s’éloigner encore plus les uns des autres parce qu’à mon sens, c’est dans ce genre de situation que les problèmes surviennent. Je préfère le débat vif plutôt que mort ! A mon niveau, j’essaye de m’impliquer dans la recherche et la proposition de solutions plutôt que dans l’opposition frontale stérile.
Le titre aurait été moins « sexy » mais sans doute plus honnête. Sur des sujets comme celui-ci, je ne pense pas qu’il soit bon de faire dans le sensationnel.
Au delà de ça et pour les énergies renouvelables, la seule solution qui soit à peu près utilisable comme moyen de base (donc ayant prétention à remplacer le nucléaire), c’est la géothermie. Mais la vraie question, c’est combien de centrale géotherme pour remplacer 1 centrale nucléaire ? Pour rappel 1 centrale nucléaire, c’est 1500 MW alors qu’une centrale fonctionnant avec la géothermie c’est 50MW. De plus pour que ces installations soient rentables, il faudrait accepter une augmentation substantielle du prix de l’électricité.
Je suis pragmatique, le défi énergétque qui se présente face à nous est gigantesque et ne peut être relevé qu’en explorant toutes les solutions qui s’offrent à nous en allant d’ITER aux énergies renouvelables en passant bien évidemment par d’importantes économies d’énergie.
Et à mon sens dire qu’on peut se passer d’une des solutions n’est absolument pas réaliste.
Je ne sais pas quelles étaient les compétences de « personne qui a produit un document » etc, ni même quelles sont les votres mais ça m’intéresse.
Comme je l’ai dit, je suis un scientifique et si une erreur de modélisation a été faite, démontrez-là mais il faut juste éviter de balancer des éléments inquiétants sans contenu solide.
Je ne dis pas que vous n’en avez pas mais dans l’article, je n’ai vu que des « tout le monde sait bien » ou « il est évident que ». Moi, j’ai du factuel et sur des considérations mécanique, je pense qu’il est important pour vous de nous en amener.
L’essentiel étant qu’on est bien d’accord sur les éléments essentiels : - le plutonium à Cadarache n’était pas dans la nature, qu’il était confiné et que l’ASN n’a suspendu les opérations que pour un « recomptage » (principe de précaution). Le titre de l’article était donc sans doute alarmiste pour peu de chose.
- de même l’uranium appauvri ne consitue aucun risque pour la santé ni pour l’environnement (cf. documentaire d’arte).
- enfin, un réseau électrique n’est pas gérable avec plus de 20% d’énergie renouvelable car trop sensible aux variations saisonnières. Si vous avez d’autres solutions n’hésitez à apporter des éléments factuels.
Expliquez moi comment on se passe du nucléaire, ça m’intéresse.
Pour la chute d’avion, je ne sais pas d’où vous tenez vos informations mais elles sont fausses. En tous cas les calculs de dynamique rapide qui sont menés chez EDF montrent le contraire.
Dans des conteneurs, je sais pas pour le contenir ? Un peu comme les marchandises dans les bateaux, on les mets dans des conteneurs pas uniquement parce que c’est plus joli.
Pour Olivier, je parlais de l’uranium appauvri entreposé en Russie et pas du plutonium confiné à Cadarache.