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W.Best

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Je ne sais pas où l'on va mais on y va. 
 

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  • Premier article le 18/12/2008
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Derniers commentaires



  • W.Best fonzibrain 12 août 2008 06:02

    et puis apres kosovo et le nettoyage ethnique pratiqué envers les roms(100 000 expulsions),les macédoniens,les serbes et autres ethnies minoritaire sous la protection des usa,l’otan et l’europe,il fallait bien s’attendre à payer le prix d’une décison débile



  • W.Best fonzibrain 12 août 2008 05:56

    ha oui,et puis la une de libé hier était complétement débile
    c’est les géorgiens dans une attaque suicide se sont lancé à la conquète de l’ossétie indépendance et homogene ethniquement


    enfin les russes se reveillent



  • W.Best fonzibrain 12 août 2008 05:41

    et de l’histoire plus ancienne,les ossettes ne sont pas des géorgiens,staline était ossette,ce sont les descendant des Scythes,enfin bref:petit résumé




    Pratiquement inconnus hors de leur région, les Ossètes n’en sont pas moins les descendants des prestigieux Scythes et autres Sarmates de l’Antiquité. Ces peuples iraniens nomades dominèrent des siècles durant la Russie méridionale. Ils en furent chassés par les Slaves et furent également entraînés par le flot des Grandes Invasions vers l’Europe occidentale.

    Les Alains (ou Alans), ensemble apparenté aux Scythes, avaient bâti un empire près de la mer Caspienne. En 375, l’invasion des Huns disloqua celui-ci. Les Alains se scindèrent alors en trois groupements. L’un se fixa en Hongrie : les Alans y furent appelés “Yas” (les Slaves les nommant “Yasi”, de leur côté) et leur langue y survécut jusqu’au XVIème siècle. Un second se dirigea vers l’Andalousie et l’Afrique en compagnie des Vandales, un peuple germanique.

    Le troisième se réfugia dans le Caucase où il se mêla à des tribus autochtones et y devînt l’ethnie ossète. Son nom est resté accroché à ces montagnes, au Dar-i-Al (Pays des Alains, en arabe), grandiose défilé du Terek, désigné par les Anciens comme étant les “Portes sarmates”.

    Le terme “Alanie” est volontiers revendiqué par les Ossètes actuels pour désigner leur patrie. “Ossétie” est, lui, d’origine géorgienne (Ovs-et-i) et signifie “pays des Os”. Cet ethnique était connu au temps du géographe grec Strabon, à l’époque de Jésus-Christ, sous la forme “Asioi”.

    Comme les autres Caucasiens, les Ossètes sont attachés au patriarcat, aux liens de parenté, au respect du code d’honneur. Comme chez leurs voisins, la structure tribale est encore prégnante. Les Ossètes se subdivisent en Alaghir, Digor, Kurtat et Tagaur, au Nord, les seuls Toual occupant le Sud.

    Sur le plan religieux, l’ethnie ossète a conservé jusqu’au siècle dernier une partie de son héritage païen sous un vernis chrétien ou musulman. Majoritairement chrétiens orthodoxes depuis dix siècles, les Ossètes relèvent du patriarcat géorgien. Islamisés au XVIIème s., par leurs voisins kabardes, 25% des Ossètes professent un islam sunnite marqué par l’influence modératrice du soufisme. Mais les troubles de la région, particulièrement en Tchétchénie, ont favorisé l’émergence d’une tendance radicale d’inspiration wahhabite. Les musulmans ossètes, au Nord, seulement, y côtoient d’autres mahométans minoritaires, Avars, Ingouches, Lezgh, Kabardes, Balkars. Entre tous, ils représentent 30% de la population d’Ossétie du Nord. Dans l’ensemble, 70 ans de communisme ont passablement laïcisé les consciences. La résurgence des sentiments nationalitaires a cependant ravivé les traditions religieuses dans un sens identitaire.

    Longtemps, les Ossètes ont vécu en osmose avec leurs voisins géorgiens. De nombreuses unions mixtes existaient, encouragées au plus haut niveau par les princes géorgiens. Cette tendance se perpétua jusqu’à l’arrivée massive des Russes qui la détournèrent en leur faveur. Fils d’un cordonnier géorgien de Gori, Staline avait pour mère, une Ossète. La propagande soviétique fera du “Petit Père des peuples”, l’”Ossète au large poitrail” !

    Les 620 000 Ossètes vivent pour la plupart en Ossétie même, 410 000 au Nord, 70 000, au Sud. Leurs colonies se répartissent entre la Russie (60 000, surtout à Moscou), la Géorgie (50 000 à Tbilissi et dans la région de Gori, au sud de l’Ossétie) et les autres républiques de l’ex-URSS (30 000). On compte également quelques milliers d’Ossètes musulmans vivant au Moyen-Orient (Turquie, Syrie, Jordanie).

    Avec la guerre en Ossétie du Sud (1991-92), de nombreux Ossètes de Géorgie se sont réfugiés dans leur patrie. Dans le même temps, de nombreux Russes ont quitté l’Ossétie du Nord par peur de l’instabilité caucasienne. Les Ingouches du fertile Prigorodnyi, eux, en ont été chassés par les Ossètes, au cours des troubles de 1992. On assiste donc à une concentration de l’ethnie ossète en Alanie, à l’instar de ce qui s’est passé en Arménie durant la période post-soviétique.

    La langue

    Alors que Géorgiens, Tchétchènes, Abkhazes et Circassiens parlent des langues caucasiques, alors que Karatchaïs, Balkars et Azéris sont turcophones, les Ossètes ont pour héritage une langue indo-européenne de type iranien oriental. C’est à dire que leurs plus proches parents sur le plan linguistique sont les Pachtoun, d’une part, les Pamiriens et les Yagnobi du Tadjikistan, d’autre part.

    La langue ossète possède deux grands dialectes, l’iron, plus archaïque, à l’est et au sud, majoritaire, et le digoron, à l’ouest (bassin du fleuve Urukh et district de Mozdok). C’est la variété tagaur de l’iron qui est à la base de la langue littéraire et officielle. Au cours du temps, l’ossète a subi l’influence des idiomes voisins, caucasiques et turc, sur les plans grammatical et lexical. Le russe l’a évidemment marqué à une date plus récente.

    Fort d’une littérature orale, riche des mythes caucasiens, cet idiome est attesté depuis le XVIIème siècle. Les missionnaires russes ont fait une traduction de la Bible au début du XIXème siècle. Les alphabets cyrillique et géorgien ont d’abord servi à transcrire la langue ossète avant d’être supplantés par l’alphabet latin, officiel de 1924 à 1938. Depuis lors, on est revenu à la tradition slavisante qui lie le peuple ossète à son protecteur russe. L’alphabet géorgien, temporairement utilisé au Sud, a été détrôné par le cyrillique, en 1954.

    L’ossète a connu un développement certain sous les Soviétiques, car il fût enseigné et diffusé correctement. Environ 600 000 locuteurs le parlent aujourd’hui, la plupart (75%) demeurant en Ossétie même, le reste, en Géorgie et à Moscou. Mais la présence d’une forte communauté russe en Ossétie du Nord a contribué à accroître le bilinguisme et la russification des moeurs. Cette situation est à terme défavorable au maintien des positions de l’ossète chez ses propres locuteurs. Au Sud, l’ossète s’est mieux maintenu mais la politique autoritaire de la Géorgie à l’égard de ses minorités ethniques et culturelles représente un grand danger après sept décennies (1920-1990) relativement favorables.

    Histoire

    Au Moyen-Age, le peuple alano-ossète est christianisé par Byzance, au temps du patriarche Nicolas le Mystique (Xème siècle). Le pays des Alains est alors, le siège d’un puissant Etat féodal dominant le Caucase du Nord. Les Mongols de Gengis Khan le détruisent au XIIIème siècle.

    Refoulés dans les montagnes, les Alains-Ossètes conservent leur autonomie. Ils tombent dans le giron russe à la suite du traité de Kutchuk-Kaïnardji (1774), signé par le Tsar et le Sultan ottoman. L’Ossétie voit le régime tsariste édifier la forteresse de Vladikavkaz (la “Maîtresse du Caucase”), en 1784. Dans la foulée, est construite la “Route militaire de Géorgie” vers Tbilissi (Tiflis, en russe), laquelle est achevée vers 1820. Remontant, vers le sud, le cours du fleuve Terek, cette route garde aujourd’hui, sa valeur stratégique et touristique mais, peu praticable, son intérêt commercial est resté médiocre.

    Autrefois liés aux Géorgiens, les Ossètes vont progressivement devenir des partenaires pour les Russes. Ces derniers les laisseront s’étendre vers le piémont nord-caucasien au détriment de leurs voisins vaïnakhs (Ingouches) et circassiens (Kabardes). De nombreux Ossètes s’engagent dans l’armée russe, puis soviétique, au sein de laquelle ils s’illustrent.

    Gagnée par les bolcheviks en 1920, la Géorgie accorde un statut d’autonomie interne à l’Ossétie du Sud, en 1922. Au nord, la région administrative du Terek qui inclut l’Ossétie, est érigée en République autonome, en 1918. A la fin de la guerre civile (1921), les bolcheviks regroupent cette dernière et des territoires confinants pour former la République autonome de la Montagne. Capitale de cette nouvelle entité, Vladikavkaz est rebaptisée Ordjonikidzé, du nom d’un révolutionnaire géorgien. La République des Montagnards est finalement démembrée en 1924 : les Ossètes sont associés aux Ingouches dans une même région autonome jusqu’en 1936. Une refonte a lieu alors, plus logique : la République socialiste soviétique autonome d’Ossétie du Nord est créée ; pour leur part, les Ingouches sont intégrés à la RSSA de Tchétchéno-Ingouchie.
    Figurant parmi les “peuples punis” accusés de collusion avec les nazis, les Ingouches sont déportés en 1944. Une partie de leur territoire ancestral, sur la rive droite du Terek, avec la partie orientale de Vladikavkaz (district de Prigorodnyi), est attribué à l’Ossétie du Nord. En 1957, rétablis dans leurs droits et autorisés à revenir chez eux, les Ingouches ne peuvent pas récupérer leurs terres devenues ossètes.

    Avec Gorbatchev et la perestroïka, l’Ossétie du Sud s’agite. Ses représentants rassemblés dans le Front populaire ossète (Ademon Nykhas) demandent son rattachement à l’Ossétie du Nord. Pour eux, il est clair que son identité culturelle sera plus facile à défendre au sein de la Grande Russie que dans le cadre d’une Géorgie gagnée par la fièvre nationaliste.

    Les Géorgiens ne l’entendent pas ainsi. Multipliant les provocations, le président Zviad Gamsakhourdia déclenche la guerre. Les Ossètes, soutenus en sous-main par Moscou, résistent de façon acharnée. S’ensuit une cruelle guerre faite de “purification ethnique” de part et d’autre, Ossètes et Géorgiens se concentrant dans leurs zones respectives. Durant le printemps 1992, le siège de Tskhinvali par les sinistres milices des “mkhedrioni” (les”chevaliers”) s’avère aussi terrible que celui de Sarajevo, la couverture médiatique en moins.

    L’aide apportée par les Russes aux Ossètes ainsi que leurs pressions sur Tbilissi aboutissent à l’accord de Sotchi du 24 juin 1992. Les deux Etats réaffirment l’intégrité territoriale et l’intangibilité des frontières de leurs pays. La situation est gelée, Géorgiens et Ossètes campent depuis sur leurs positions, dans un calme garanti par Moscou. L’Ossétie du Sud est dévastée et ne peut compter que sur le maigre soutien du Nord, en proie à mille difficultés. Malgré ses sympathies pro-russes, elle n’est qu’un otage de la Russie, un pion dans sa stratégie de contrôle de la Transcaucasie.

    Alors que ces événements tragiques s’apaisaient, le conflit osséto-ingouche prenait, lui, son essor. Le feu couvait depuis le dégel de la perestroïka. En 1991, l’affirmation indépendantiste tchétchène sous la houlette de Djokhar Doudaev se heurte au refus des Ingouches de quitter la Fédération de Russie. Bien que frères d’ethnie des Tchétchènes, les Ingouches sont plus russophiles que les premiers et ont quelques griefs à leur égard. Contrainte à la séparation, la République d’Ingouchie n’en oublie pas moins les torts subis en 1944 et non réparés à ce jour : les banlieues est de Vladikavkaz et le district de Prigorodnyi sont toujours ossètes.
    Avec l’arrivée de réfugiés fuyant les combats d’Ossétie du sud, ils le deviennent plus encore. La tension monte entre les deux peuples. Chaque camp s’arme et la déflagration advient à l’automne 1992. Les Ingouches attaquent, mais, appuyés par les Russes qui les préfèrent, les Ossètes prennent le dessus. S’ensuit un “nettoyage ethnique” du district contesté. Plusieurs dizaines de milliers d’Ingouches sont chassés manu militari, leurs villages et maisons incendiés. On compte un millier de morts, la plupart, ingouches. En janvier 1993, un accord est signé entre les deux républiques. Un calme relatif revient, supervisé par l’armée russe. Le contentieux court toujours, quelques réfugiés ingouches ont réintégré leurs foyers mais le problème est loin d’être réglé.

    Depuis ces terribles et sanglantes années, l’Ossétie-Alanie subit tous les contre-coups politiques, économiques, sociaux et culturels de l’état de guerre permanent dans le Caucase. Au mois de septembre 2004, elle va tragiquement se retrouver sous les feux de l’actualité internationale. Un commando composé de combattants tchétchènes et ingouches prend un groupe scolaire en otage. Dans la pire des confusions, sans donner du temps aux médiateurs, l’armée russe donne l’assaut. C’est le carnage : des adultes mais, surtout, de nombreux enfants périssent ; on décompte plus de 350 morts. A la monstruosité illuminée des preneurs d’otages répond la monstruosité froide d’un Etat impérialiste.

    Tétanisé, le peuple ossète voit ses certitudes vaciller et se sent abandonné de tous. La Grande Russie est impuissante à protéger des brigands, l’Ossétie. Ses élites politiques sont incapables d’exercer une quelconque influence, ni sur le pouvoir moscovite ni auprès des peuples voisins. Ravivant tous les clichés négatifs, ces derniers s’avèrent n’être que des barbares avec lesquels toute collaboration est, par avance, minée. Aujourd’hui, dans un environnement hostile, les Ossètes vivent avec la peur de l’avenir. Seule l’infime minorité islamiste peut encore espérer voir le monde évoluer dans son sens.

    http://www.ben-vautier.com/ethnisme/analyses/regions/ossetie.html



  • W.Best fonzibrain 11 août 2008 05:47

    lerma,
    pourquoi es tu toujours l’avocat du diable



  • W.Best fonzibrain 9 août 2008 12:01

    vive la chine

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