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Fredon

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Tableau de bord

  • Premier article le 09/06/2009
  • Modérateur depuis le 26/06/2009
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Derniers commentaires



  • Fredon 22 août 2009 08:38

    Le Chat fait ses griffes et sort la grosse artillerie...Il ne répond pas au contenu de l’article, il cherche à disqualifier son auteur et une idéologie qu’il a, certes, le droit de ne pas partager, mais qui ne se résume pas à quelques symbôles, si tant est qu’on puisse imputer à une idéologie tout ce qui a pu se faire en son nom...
    Je ne saurais trop recommander au Chat de lire Alain Badiou :L’hypothèse communiste« .
    Concernant la prise en compte de l’écologie par les communistes français, il a dû rater quelques épisodes.
    Depuis l’éclatement du bloc soviétique, il y a vingt ans, le ralliement de la plupart des pays qui le constituaient à l’économie de marché capitaliste, jamais le productivisme et la course aux profits n’avaient atteint de tels sommets, les inégalités, la pauvreté, la malnutrition, de telles proportions, la planète subi de tels dégâts, au point qu’il faille convoquer le climat pour tenter de détourner la colère des pauvres contre les riches, contre la domination de quelques-uns sur tous les autres. Et cela ne me conduit pas à sous-estimer les conséquences de cet épuisement de nos ressources et des atteintes gravissimes à toute la planète. Bien au contraire.
    Il ne faudrait pas s’interroger sur les logiques économiques qui ont produit tout ça ?
    Les parangons de »l’écologie réparatrice« , chère à Sarko-Borloo et aux adeptes de la »nouvelle religion verte, ni de droite ni de gauche« , ne font que voler au secours d’une droite qui n’en demande pas tant. Marchons, courons, pédalons, chantons, dansons...contre le climat. Entrons dans la ronde, c’est moins compromettant que de parler lutte des classes, exploitation, profit, émancipation, services publics...des mots tellement désuets.
    Heureusement, il y a des voix qui s’élèvent parmi les écologistes pour repolitiser l’écologie, dénoncer la supercherie du Grenelle de l’Environnement qui promet de »laver plus vert" (selon la formule de Paul Ariès, fondateur du site le Sarkophage) tout en évacuant la question sociale. Faisons baisser la température de la planète et la pauvreté reculera !
    Il suffirait de s’en remettre au capitalisme, dont les dérives nous valent la crise actuelle, la plus importante de son histoire, pour résoudre les problèmes écologiques que la logique même de son système a produits.
    On peut toujours rêver.

    René Fredon



  • Fredon 11 août 2009 17:23

    Je voudrais dire à Tommy combien sa réflexion me touche, du haut de ses 16 ans. J’étais loin, à son âge, de me poser ce type de questions et d’esquisser les réponses qu’il préconise après les contradictions qu’il met en évidence d’un système, le capitalisme, qui tourne uniquement pour assurer les profits d’une infime minorité.
    Et qui réussit à faire croire à l’immense majorité qu’il n’y a pas de système plus efficace, qu’il suffirait de corriger certains excès, « d’injecter de la morale », de lui insuffler de l’éthique...pour le rendre encore plus attractif et salvateur. Pour combien de temps encore ?
    Mais comment faire pour que « l’économie de marché se dote de règles bénéfiques à tous... » se demande Tommy ?
    C’est bien ce que nous promettaient les dirigeants du G20, Sarkozy en tête, qui, quoiqu’ils en disent, n’ont pas tellement envie de changer le monde ou alors cherchent à en donner l’impression « pour que rien ne change ».
    L’économie de marché se confond, en effet, avec le capitalisme ou plutôt avec sa variante libérale qui veut nous convaincre que seul le marché est « libre et régulateur » (la main invisible...). mais ce qu’ils entendent par économie de marché, c’est une économie entièrement soumise aux règles du capitalisme et de son but : le profit par l’appropriation privée des moyens de production et d’échanges.
    Et, ce n’est pas le moindre paradoxe, ce serait plutôt la négation du marché que cette « concurrence libre et non faussée » parfaitement hypocrite car elle ne fait que renforcer le monopole des groupes privés les plus puissants. Et leur leadership sur l’économie mondiale.
    Impossible de croire à leurs bonnes intentions proclamées qui n’engagent que ceux qui les croient. D’aileurs les pillules amères qui nous sont quotidiennement administrées ne passent pas comme des lettres à la poste promise, elle aussi à la privatisation, c’est voté !
    Il faudra que la politique retrouve ses lettres de noblesse et que la jeunesse, à l’image de Tommy, se pose les bonnes questions...à mon sens.
    Pour la partie « perspectives », je ne saurais trop recommander le récent livre d’Alain Badiou : « L’hypothèse communiste », une leçon d’histoire et d’optimisme lucide.

    René Fredon



  • Fredon 4 juillet 2009 19:30

    Bonjour Jec75,
    Absent quelques jours, je n’avais pas eu le temps de vous dire ce que m’inspire votre réaction. Avec tout le respect que je vous dois, même si ce n’est pas réciproque, vous avez le droit de ne pas être d’accord et de le dire.
    J’ai l’impression que vous avez lu un peu en diagonale. Passons sur vos qualificatifs.
    Où sont les contradictions et les inexactitudes ? Dans les citations de l’OMC et de la banque mondiale ? Dans l’approche de la taxe carbone...du marché du CO2 ?
    On peut évidemment discuter de l’interprétation d’une politique, fût-elle environnementale.
    Il n’y a nul besoin de croire ou non à la théorie « du réchauffement climatique global et anthropique » (vous ne citez pas ces deux derniers adjectifs...) pour être convaincu qu’il est temps de mettre un frein -et je dirais même un terme- au productivisme et au tout marchand, autrement dit au capitalisme parce qu’il génère une course aux profits à court terme incompatible avec le respect de l’environnement, comme avec une répartition équitable des richesses produites avec toutes les conséquences sur la santé publique, l’alimentation, le niveau de vie, pour faire court.
    Si je ne crois pas à la pensée unique sur ce sujet, je ne devrais pas me mêler des politiques écologiques et suivre aveuglément dirigeants, experts...sans me poser de questions ?
    Vous me dîtes que l’activité industrielle est planifiée ? Je ne m’en étais pas aperçu. Vous auriez pu me dire que Wall Street s’était convertie au socialisme et que Sarkozy s’apprêtait à le faire ! C’est à peu près pareil. Quant à la finance, à la monnaie, au crédit...je les sens toujours au service des politiques libérales et même si le gouvernement envoyait un représentant dans les conseils d’administration, ça ne changerait rien. Et la spéculation continue. Même le CO2 en est un objet.
    Merci Wasson pour votre mise au point ainsi qu’aux autres intervenants.
    J’ai tout à fait conscience de ne pas avoir tout dit, loin s’en faut, d’autant que mes connaissances ne sont pas illimitées...
    Je me permets de vous recommander quelques références, comme l’article du Monde du 27/6 de Max Dorra « Contre la cécité volontaire », Le dernier Frédéric Lordon « La crise de trop, reconstruire un monde failli », celui de Paul Boccara « Capitalisme mondialisé : quelle alternative ? », « Technosciences et démocratie » de Jacques Testart...parmi nombre de chercheurs et d’auteurs pas très sollicités sur les plateaux de télé. Ce n’est qu’un tout petit échantillon.
    Je ne demande qu’à poursuivre le dialogue.
    René Fredon



  • Fredon 11 juin 2009 08:18

    l’archétype de l’overdose
    Que l’auteur me pardonne mais ce texte illustre exactement le pilonnage auquel on assiste pour nous faire entrer dans la tête que le climat est LA question qui éclipse toutes les autres, étant entendu que le réchauffement est, pour vous, une donnée indiscutable !
    C’est bien ça le problème, comme s’il n’y avait pas assez de pollutions à réduire, mais le surplus de CO2 bouleverserait notre climat dans le sens d’un réchauffement irréversible !
    Là se situe l’imposture scientifique et idéologique, pas dans la nécessité de s’attaquer aux atteintes à l’environnement et à leurs conséquences sur la santé publique.
    Pour l’illustrer, vous nous dîtes « n’attendons pas que la mer arrive dans notre jardin pour devenir écolos » ou encore, mangeons moins de viande et coupons éthique nos forêts, abandonnons nos voitures...
    Et vous ajoutez « même si les grands groupes industriels traînent la patte, il ne faut pas les accabler de tous nos maux. » Les pauvres, ils ont des actionnaires à satisfaire, il faut les comprendre.
    Tout est dit : conservons notre bon vieux système capitaliste et faisons qu’il devienne écolo, moral et éthique...L’air est connu mais il est légèrement vicié.
    Cela évite de s’interroger sur : pourquoi en sommes-nous là ? Tous les hommes auraient-ils la même responsabilité dans les dégradations de notre environnement ?
    Les lobbyes industriels, financiers et leurs fondés de pouvoir à la tête des Etats et des institutions qui sont là pour perpétuer leur domination, ne sont-ils pas, en fait, les pompiers-pyromanes auquels il faudrait s’en remettre pour résoudre les problèmes économiques et sociaux (mot que vous ne prononcez pas) tout en respectant l’environnement, en amont, au niveau de la production des biens et services qui ne devraient pas, pour un grand nombre (énergie, eau, santé, éducation, culture...) tomber dans le domaine marchand. En même temps qu’il serait indispensable de repenser à une autre répartition des richesses produites par le travail. Aux inégalités sociales et entre pays dont l’immense majorité continue à vivre dans la pauvreté absolue. Franchement, ce n’est pas ça la priorité des priorités ?
    Cela n’enlève bien sûr rien à la modification nécessaire des comportements individuels, en particulier dans les pays les plus industrialisés, contre les gaspillages et les pollutions domestiques. De grâce assez de culpabilisation.
    Un dernier mot sur votre allusion au vote écolo du 7 juin. Là, vous ne manquez pas d’air : 60% d’abstention et vous y voyez un succès ? Relativement à d’autres (UMP, PS) qui ont perdu plus de la moitié de leur électorat présidentiel du 1er tour, peut-être, mais quand on arrive à un tel constat de désaffection, c’est qu’il y a un problème de confiance dans la gestion de l’Europe qui se fait sans les peuples et contre eux.
    René Fredon



  • Fredon 10 juin 2009 09:05

    Je comprends que l’on puisse ne pas partager toute l’analyse proposée qui, au demeurant, ne fait pas tout le tour de la question infiniment complexe et qui n’a pas fini d’être débattue. J’avais simplement réagi à des affirmations que le simple bon sens paraît commander de prendre avec des pincettes et tenté de dégager les enjeux politiques qui concourrent, selon moi, à dédouaner les gestionnaires de l’économie capitaliste qui se font les chantres de l’écologie alors qu’ils sont les promoteurs de cette course à la sur-consommation dans les pays « riches », au productivisme sans souci des dégâts causés à la planète et aux populations laissées pour compte.
    La question du réchauffement climatique est une de celles qui paraissent tranchées. N’étant pas un scientifique, moins encore un climatologue, comme beaucoup j’ai cherché à savoir s’il n’y avait pas d’autres sons de cloche, face à un tel unanimisme, du moins apparent.
    En découvrant le site dont les coordonnées sont dans l’article, il y a quelques temps, je me suis effectivement demandé pourquoi on ne faisait pas de place aux arguments développés par tous ceux qui, comme le Pr. Leroux, récemment décédé, pensent :
    -qu’il est inexact que la planète se réchauffe, il y a des régions qui se réchauffent, d’autres qui se refroidissent
    -que changement climatique n’est pas synonyme de réchauffement climatique
    -qu’une moyenne de comportements thermiques aussi divers et même carrément opposés n’a aucune valeur climatique globale
    -qu’aucune relation directe entre l’effet de serre (CO2) et l’évolution des températures n’est établie
    -que l’effet de serre est principalement, et de très loin (de l’ordre de 95%) associé à la vapeur d’eau
    -qu’aucune relation causale, physiquement fondée, prouvée et quantifiée n’a été établie entre l’évolution de la température (hausse et baisse) et la variation de l’effet de serre par le CO2
    -que la prédiction du GIEC concernant l’avenir est sans la moindre pertinence car les causes possibles n’ont pas été préalablement déterminées
    -que cette prédiction est doublement erronée, démentie par les faits eux-mêmes et par l’absence de relation fondée avec l’effet de serre
    -qu’il est impossible de considérer un élément/ou un espace, isolé, sans tenir compte de tous les éléments de l’ensemble, à toutes les échelles d’espace et de temps.

    Il est difficile de ne pas se poser de questions, non pas sur la réalité des pollutions d’origine humaine qui appellent une sensibilisation et des mesures de grande ampleur -du local au mondial- pour la sauvegarde de notre environnement, pour la santé publique, mais sur leur relation avec la question du changement climatique, elle-même réduite à la notion de réchauffement climatique anthropique.
    Je ne pense pas qu’il y ait d’un côté ceux qui auraient pris la mesure de la gravité de la dégradation de notre environnement et ceux qui la minimiseraient en se voilant la face par refus de regarder ce problème en face. Ou en mettant de la politique partout.
    Mais quand toute une partie de la communauté scientifique émet de telles réserves sur les conclusiobns auxquelles parviennent les politiques en charge des affaires du monde, on ne peut que s’interroger et chercher des explications nécessairement...politiques

    René Fredon

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