Nous sommes en train de nous exciter
mutuellement sur un minuscule point de détail :
« Pour que la vie des pauvres
soit un peu plus supportable, peut-on leur donner un peu de
monnaie ? »
« Si, oui. Où trouver cette
monnaie ? Dette ou création monétaire ? Et qu’est-ce que
ça va engendrer ? »
On a déjà fait plus productif...
Cela revient à poser quelques rustines
sur une chambre à air au bord de l’éclatement. Dans un
environnement aux ressources limitées, la croissance infinie est
impossible. Nous arrivons maintenant au bout d’un système -pas très
Charlie- qui a fonctionné vaille que vaille pendant des millénaires.
Ce système arrive mécaniquement à sa fin. Pendant que nous perdons
notre temps dans de vaines querelles, d’autres préparent « leur »
solution magique qui nous enfermera dans un nouvel esclavage.
Tant que nous puiserons les mots que
nous utilisons dans vocabulaire du capital (monnaie, dette, création
monétaire, état, impôts, banque centrale, ...) et que nous
accepterons de choisir nos dirigeants parmi des psychopathes, définir
un nouveau cadre général (nouveau paradigme) pour envisager des
solutions pertinentes à nos problèmes nous sera impossible.
Nous ne possédons jamais la monnaie,
c’est toujours la monnaie qui nous possède.
@foufouille Ben, si on admet qu’on reste dans le système actuel (monnaie, capital, propriété privée ou étatique des moyens de production,...) je suis pour qu’on verse 600€ à tout le monde sans que quiconque en fasse la demande, à la condition toutefois qu’on prenne en proportion à tous ces « braves gens » en proportion pour financer le RU (du genre 80% des revenus exorbitants dont ils bénéficient).
@ l’auteur :
article intéressant, qui
malheureusement oublie de prendre en compte un bon nombre de
paramètres. Ce n’est pas une critique, je suis moi-même resté
englué longtemps dans cette forme de pensée. C’est toujours un
emplâtre sur une jambe de bois.
Oui, votre
raisonnement est assez correct si on se place dans l’hypothèse où
nous restons dans le même paradigme (capitalisme, monnaie, dette,
cotisations, charges, comptabilité, fabrication du consentement,
...).
Oui, sur ces bases, nous aurons le RU
qui sera immédiatement préempté par le capital car c’est une
occasion de plus pour lui de renforcer les conditions de sa
possibilité. Ce qui au final ne résoudra rien, cela ne fera que
prolonger encore un peu notre agonie et celle du capital.
Pour sortir de l’impasse dans laquelle
nous sommes depuis quelques.... millénaires, il faut repenser
complètement le système en :
- abolissant la monnaie, le capital
privé et étatique,
- empêchant des humains psychotiques
(pervers narcissiques,...) d’accéder au pouvoir (en écrivant
cette règle je m’interdis moi-même d’y accéder...),
- refondant une nouvelle comptabilité
basé sur des principes d’équité, d’altruisme et de bien commun,
cela signifie redéfinir la notion de valeur,
- établissant que les ressources
naturelles sont un bien commun de l’humanité et doivent être gérées
avec prudence, en ayant un contrôle strict de la démographie, ...
- réformant la propriété lucrative
sous toutes ses formes (abolition ?) et en définissant bien les
notions de possession, d’usage,...
- Etc, etc,...
Pour redéfinir durablement cette
société il faudra bien un jour répondre scientifiquement (donc
hors de tout dogme et croyance religieuse) à cette seule question :
Quel est l’objectif de notre présence sur terre ?
Entre-temps, nous pouvons aussi
emprunter des chemins de traverse en créant une (des)
cryptomonnaie(s) permettant de distribuer un DU (Dividende Universel)
=> Voir théorie relative de la monnaie. Qui nous permettra de
souffler temporairement mais ne résoudra pas fondamentalement le
problème. Ou opter pour une société trans-humaniste qui conduira à
l’euthanasie des plus pauvres jusqu’au moment où il ne restera plus
une poignée d’humains augmentés régnants sur des millions de
robots qui finiront par éliminer leurs maîtres... Vaste programme
pour l’humanité.
Une chose qui pourrait être
particulièrement intéressante avec l’IA, serait de pouvoir poser un
diagnostic absolument exact et impartial sur les pathologies
psychiques de nos gouvernants. Cela, permettrait d’aider tous ces
« braves gens », de les soigner et d’éviter de les
élire.
Après, l’IA pourrait permettre de sélectionner les meilleurs êtres humains (les plus altruistes, les
plus honnêtes, les plus équilibrés, …) pour leur confier la
direction du pays et/ou de la planète.