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  • Gérard Lebeaupin 11 décembre 2020 22:46

    Bonjour

    Les cours du pétrole t du gaz étant ce qu’ils sont, je ne suis pas certain que l’Azerbaïdjan soit au mieux de sa forme et faire la guerre a deux avantages, reprendre les régions perdues voici trente ans et donc venger le déshonneur d’une part, faire oublier les difficultés économiques d’autre part.

    Le pacte Arménie - Russie ne concerne que la petite république du Caucase du Sud, Moscou ayant toujours affirmé que son engagement ne valait pas pour le Nagorno-Karabakh (Artsakh pour les Arméniens).

    Quant Staline voulut-il annexer l’est de la Turquie ?
    Ne devons-nous pas oublier que ce fut avec Staline que la commission qui statua sur le Caucase du Sud au début de l’ère bolchevique dans la région attribua à l’Azerbaïdjan le Nagorno-Karabakh peuplé d’Arméniens et le Nakhitchevan où la population était mixte bien que le pays fut arménien bien avant que les Turcs n’arrivent dans la région, en 1037 en Anatolie en venant d’Asie centrale (http://www.axl.cefan.ulaval.ca/asie/turquie_2HISt.htm).

    L’Arménie, un pion avancé ?
    Je n’en suis pas certain car son seul allié est certes Moscou mais celle-ci ne peut faire ce qu’elle veut ne serait-ce que pour finir par être décrédibilisée aux yeux de ses propres alliés de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (O.T.S.C.). Disons que la Russie a tout intérêt à avoir une Arménie proche d’elle pour avoir un pied solide dans le Sud Caucase et avoir le beau rôle de protecteur mais cette situation lui coûte aussi beaucoup : environ 5’000 hommes à Gumri, près de la Turquie, et d’autres le long de l’Araxe au sud, près de l’Iran mais aussi de l’Azerbaïdjan (Nakhitchevan) et le risque est grand pour elle de se trouver impliqué un jour dans le conflit que les Turcs entretiennent ne serait-ce qu’en refusant de reconnaître le génocide de 1915 ou encore le massacre des 20’000 Arméniens de Chouchi en 1920 et ce sans parler de la présence arménienne sur tout ce plateau appelé arménien.
    Pour donner une idée du coût de cette présence, il fallut 120 avions pour amener en Arménie les quelques 1’960 hommes et leur matériel de la force d’interposition au Nagorno-Karabakh (The Moscow Times). La Géorgie étant interdite aux troupes russes, l’Azerbaïdjan et la Turquie étant hostiles, l’Arménie est de ce fait complètement enclavée au point de vie militaire.
    Les armes se sont tues mais jusqu’à quand ?



  • Gérard Lebeaupin 3 juin 2008 13:12

    Bonjour.

    Quelques précisions :
    La Russie a acquis la rive gauche de l’Amour en 1858, traité d’Aïgun, et la rive est (ou droite) de l’Oussouri, un affluent de l’Amour en 1860, traité de Pékin.
    Le premier Transibérien passe par la Mandchourie , 1896, qui est alors sous influence russe : Port-Arthur, aujourd’hui Lüshunkou , est cédée pour 25 ans en 1898.
    Les trains passaient en premier sur le lac Baïkal en utilisant des navires, le lac fut contourné en 1904.
    Suite à la guerre russo-japonaise, 1904-1905, la Russie perd toute influence en Mandchourie et le Transsibérien doit passer au nord de l’Amour, en territoire russe. La fin des travaux eut lieu en 1916.
    Quant au BAM, Baïkal - Amour -Magistral, il fut lancé dans les années septante lorsque qu’il apparut aux dirigeant soviétiques que le Transsibérien était bien près de la Chine d’une part, d’autre part que de nouvelles régions pouvaient être mises en valeur au nord.
    Cette voie ferrée part aujourd’hui de l’ouest du Baïkal, Taïchet, et débouche sur la mer d’Okhotsk à Sovietskaya-Gavan (Sovgavan). Il est relié au Transsibérien par deux bretelles : Skorovidino - Tynda et Khabarovsk - Komsomolsk-sur-Amour (Komsomolsk-na-Amore).
    Pour les spécialistes, il est bon de se souvenir des capacités limitées de la voie quoiqu’elle soit maintenant électifiée de bout en bout : il est estimé qu’elle peut porter jusqu’à 100 millions de tonnes et qu’elle peut capter environ 25 % du trafic Asie - Europe - Asie.


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