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  • gimo 16 juin 2016 08:06

    @La Aucune centrale syndicale n’a essayé d’utiliser la libéralisation des ondes, dans les années 80, pour donner la parole aux salariés, se faire l’écho de leurs problèmes, de leurs revendications et de leurs luttes. Quant aux partis politiques, il est logique de penser qu’ils attendent d’avoir des parcelles de pouvoir de l’État pour accéder aux radios de l’État ; ils ne sont pas connus pour donner la parole à leurs électeurs, mais pour la réserver à leurs chefs et porte-parole officiels.

    En fait, aucune organisation n’a osé prendre ce risque par peur de ne pas maîtriser l’expression des intervenants, par peur de la diversité, par peur de la contestation de la ligne officielle ou des instances dirigeantes. Tout ce système politicien, dénoncé par les anarchistes depuis plus d’un siècle, démontre son incapacité à faire confiance aux individu-es et sa volonté tout contrôler pour garder son pouvoir !

    Seuls, des femmes et des hommes libertaires ont donc eu le courage, (l’inconscience ?) de se lancer dans l’aventure. Aucun ne le regrette aujourd’hui, tant cette expérience est forte, et de ses richesses, et de ses faiblesses.

    La notoriété de Radio Libertaire dépasse largement les frontières de l’Ile-de-France et de l’Hexagone ; notre fréquence est connue par tous ceux et toutes celles qui bougent, se révoltent et veulent prendre leurs affaires en main.

    Le côté « mosaïque » de la grille de Radio Libertaire est une bonne chose : la multiplicité des sujets traités, la variété des approches plaident pour l’image d’ouverture d’esprit que cela donne.

    L’accueil de toutes celles et ceux qui se préoccupent d’un autre futur, qui se battent pour une société basée sur l’égalité économique et sociale et non sur les inégalités, sur l’entraide et non la compétition, sur le partage des richesses et non sur le profit, en constitue sa richesse, essentielle et irremplaçable.

    Cette aventure repose sur notre tendance à croire en l’utopie, si nécessaire et si inaccessible, mais qui nous fait vivre et rêver, supporter les vicissitudes du quotidien et espérer en des jours meilleurs.

    Ah ! L’utopie, qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour elle...

    Et toujours des questions et des projets...Voix De Ton Maître



  • gimo 16 juin 2016 07:41

    @Dany romantique
    Les révolutions passées ont échoué nous dit Kropotkine, parce que le peuple n’a pas directement et immédiatement pris le contrôle de la production et de la distribution des nécessités quotidiennes de la vie. Elles ont échoué en d’autres termes, à “conquérir le pain” et la satisfaction des besoins du peuple, dans toute son acceptation, fut déléguée à des leaders révolutionnaires… Pour Kropotkine, l’État moderne est le produit à la fois du capitalisme et des “révolutionnaires” qui sont piégés au sein de cette logique capitaliste et ne peuvent pas ou ne veulent pas penser au-delà de cela. L’anarchisme appelle à une société post-révolutionnaire sans gouvernants ni gouvernés… Ainsi ce sont les gens eux-mêmes qui devront prendre les décisions et agir ensemble, et si, comme les anarchistes le croient, le peuple ne sait pas encore ce qu’il veut, alors la question doit être suspendue, car autrement, la révolution sociale, une fois de plus, sera usurpée par une petite minorité d’intellectuels qui pensent avoir les réponses… Charles Weigl, 2007 



  • gimo 16 juin 2016 07:33

    @Ouam2
    Les révolutions passées ont échoué nous dit Kropotkine, parce que le peuple n’a pas directement et immédiatement pris le contrôle de la production et de la distribution des nécessités quotidiennes de la vie. Elles ont échoué en d’autres termes, à “conquérir le pain” et la satisfaction des besoins du peuple, dans toute son acceptation, fut déléguée à des leaders révolutionnaires… Pour Kropotkine, l’État moderne est le produit à la fois du capitalisme et des “révolutionnaires” qui sont piégés au sein de cette logique capitaliste et ne peuvent pas ou ne veulent pas penser au-delà de cela. L’anarchisme appelle à une société post-révolutionnaire sans gouvernants ni gouvernés… Ainsi ce sont les gens eux-mêmes qui devront prendre les décisions et agir ensemble, et si, comme les anarchistes le croient, le peuple ne sait pas encore ce qu’il veut, alors la question doit être suspendue, car autrement, la révolution sociale, une fois de plus, sera usurpée par une petite minorité d’intellectuels qui pensent avoir les réponses… Charles Weigl, 2007 



  • gimo 16 juin 2016 07:25

    @alinea

     

    Mode d’emploi

    Prise de conscience individuelle => prise de conscience collective=> boycott et organisation parallèle => désobéissance civile =>réorganisation politico-sociale => changement de paradigme.

    Pour l’essentiel, nous (les peuples), sommes coincés entre les phases 1 et 2 ou 2 et 3.
    Pourquoi ? Parce que le formatage propagandiste a la vie dure et le matraquage idéologique néfaste continue, cela change, mais lentement.
    Le plus dur est toujours de vaincre l’inertie de départ : Prenons un grand portail d’usine coulissant en fer/acier. Il est lourd et il faut s’arque bouter pour le mettre en branle initialement, une fois en mouvement, si on atteint une certaine vitesse, on peut pousser le portail qui coulisse avec deux doigts et maintenir la vitesse d’ouverture relativement constante.
    Dans notre schéma, les phases 1 et 2 sont la poussée initiale, c’est dur… en phase 3 et 4 c’est bien plus facile car le momemtum est créé, les dernières phases se font avec deux doigts…
    Le but de l’oligarchie est de maintenir la masse en phase 1 et 2 de façon à ne jamais atteindre le momentum nécessaire pour l’ouverture du portail en grand.
    De l’autre côté du portail, c’est l’émancipation !…

    Servons-nous des réflexions menés par d’autres personnes par le passé ;



  • gimo 16 juin 2016 07:16

    @Aristoto

    Voter c’est abdiquer votre souveraineté

    Voter c’est signer un chèque en blanc aux oligarques

    Voter c’est cautionner le consensus du statu quo oligarchique

    Voter c’est vous donner de nouveaux maîtres (ou les mêmes… souvent)

    Voter c’est vous mettre les chaines vous-mêmes

    Voter n’est pas une garantie contre l’extrême-droite : guerres, pillage, génocide, colonialisme, austérité et répression politico-sociale sont (aussi) les résultats de républiques « modérées », regardez autour de vous aujourd’hui…

    Voter c’est mettre les pions des banksters en place… Comme d’hab, rappelez-vous ; Mon ennemi c’est la finance…

    Voter c’est être complice des guerres déclenchées en votre nom (pas du mien)

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