@La Aucune centrale syndicale n’a essayé d’utiliser la libéralisation des ondes, dans les années 80, pour donner la parole aux salariés, se faire l’écho de leurs problèmes, de leurs revendications et de leurs luttes. Quant aux partis politiques, il est logique de penser qu’ils attendent d’avoir des parcelles de pouvoir de l’État pour accéder aux radios de l’État ; ils ne sont pas connus pour donner la parole à leurs électeurs, mais pour la réserver à leurs chefs et porte-parole officiels.
En fait, aucune organisation n’a osé prendre ce risque par peur de ne pas maîtriser l’expression des intervenants, par peur de la diversité, par peur de la contestation de la ligne officielle ou des instances dirigeantes. Tout ce système politicien, dénoncé par les anarchistes depuis plus d’un siècle, démontre son incapacité à faire confiance aux individu-es et sa volonté tout contrôler pour garder son pouvoir !
Seuls, des femmes et des hommes libertaires ont donc eu le courage, (l’inconscience ?) de se lancer dans l’aventure. Aucun ne le regrette aujourd’hui, tant cette expérience est forte, et de ses richesses, et de ses faiblesses.
La notoriété de Radio Libertaire dépasse largement les frontières de l’Ile-de-France et de l’Hexagone ; notre fréquence est connue par tous ceux et toutes celles qui bougent, se révoltent et veulent prendre leurs affaires en main.
Le côté « mosaïque » de la grille de Radio Libertaire est une bonne chose : la multiplicité des sujets traités, la variété des approches plaident pour l’image d’ouverture d’esprit que cela donne.
L’accueil de toutes celles et ceux qui se préoccupent d’un autre futur, qui se battent pour une société basée sur l’égalité économique et sociale et non sur les inégalités, sur l’entraide et non la compétition, sur le partage des richesses et non sur le profit, en constitue sa richesse, essentielle et irremplaçable.
Cette aventure repose sur notre tendance à croire en l’utopie, si nécessaire et si inaccessible, mais qui nous fait vivre et rêver, supporter les vicissitudes du quotidien et espérer en des jours meilleurs.
Ah ! L’utopie, qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour elle...
Et toujours des questions et des projets...Voix De Ton Maître