Il va encore falloir des siècles pour faire comprendre aux
philosophes et aux obsédés d’un dieu créateur que les lois de la physique se
suffisent à elles mêmes et qu’elles n’ont pas besoin de nos « visions » philosophiques étriquées qui mélangent tout pour fonctionner.
Ce genre d’article fait le lit et donne des arguments ésotériques et mystiques aux intégristes croyants qui s’en servent pour alimenter leurs thèses et dogmes d’un dieu forcement créateur présent partout.
Les obsédés de l’Intelligent Design vont adorer cet article.
Déjà rien que la première phrase de l’article...
On a là un pur génie qui rêve de trous noirs mieux que
Hawking ou Luminet.
A travers un panorama des sciences contemporaines l’auteur
signe aussi un livre politique et nous livre une réflexion sur l’époque et ses
dangers, celui de l’obscurantisme n’étant pas un des moindres, mais aussi les
risques de graves bouleversements écologiques qui menacent la planète. Loin de
tout scientisme Jean-Paul Baquiast prône une métaphysique scientifique ainsi
qu’une morale rationaliste. De graves et déterminants choix s’offrent à nous :
les sciences - dès lors qu’elles sont conscientes et raisonnables - nous
apportent des éléments de connaissances et de réflexions indispensables pour
faire face à la complexité du monde qui est le nôtre. "Livre de
combat" comme le définit l’auteur car c’est bien un combat pour la survie
et la liberté de chacun qui se joue. La connaissance est une arme indispensable
au moment où de fortes poussées obscurantistes se font sentir un peu partout
dans le monde. Ce livre a l’ambition de donner au lecteur la possibilité de
choisir en toute connaissance de cause.
Le matérialisme s’appuie sur la raison et plus
particulièrement sur la recherche scientifique expérimentale, pour qui l’énoncé
d’une loi décrivant le monde doit être justifié par une démonstration objective
que toute personne dotée de raison puisse refaire en tous temps et en tous
lieux. Ceci n’est en rien contradictoire avec le fait que la science propose
constamment de nouvelles lois et de nouvelles expériences visant à les
justifier. Les religions, à l’opposé, s’appuient sur l’affectivité qui est
fondamentalement subjective et dont les grands ressorts évoluent peu au travers
des lieux et des époques.
Tout naturellement, le matérialisme moderne est donc
scientifique et la science moderne est donc matérialiste.
Pourquoi serait-il alors nécessaire dans ce livre de
réaffirmer le postulat matérialiste, voire d’en renforcer encore l’expression
et les ambitions ?
Tout simplement parce que la science, force du matérialisme
occidental, est de plus en plus attaquée par les religions. Adversaire à
combattre non seulement parce que la science et le matérialisme peuvent mettre
en échec leurs messages spirituels, mais surtout parce qu’ils leur disputent le
pouvoir temporel, celui qu’elles exercent sur les personnes et les institutions
et qui leur rapporte influence, honneur et argent.
On aurait pu croire au cours du XXe siècle qu’un accord de
neutralité réciproque s’était établi. Or en ce début du XXIe siècle, on
constate qu’il n’en est rien. Malgré les critiques, la science accumule
aujourd’hui les succès. Elle transforme véritablement le monde et les visions
du monde. Les religions cherchent donc de plus en plus à la mettre à leur
service, quitte à détourner son esprit. Et si une religion prétend qu’elle
utilise la méthode scientifique pour justifier ses affirmations, peu de gens
dans le grand public, faute de temps et de compétences, pourront démontrer
qu’il n’en est rien. La science et le matérialisme font donc l’objet de
nombreuses tentatives de récupération devant lesquelles, fort légitimement, les
scientifiques matérialistes résistent.
Ce faisant, la science et le matérialisme ravivent l’hostilité
non seulement des religions mais aussi des pouvoirs politiques (gouvernements,
partis, organisations combattantes) voulant mobiliser les foules à leur
service. Le monde contemporain voit en effet se multiplier les affrontements
entre puissances, grandes et petites, pour qui tous les moyens de conquérir le
soutien des populations sont bons. Comme les foules sont encore majoritairement
croyantes, ces pouvoirs politiques veulent les empêcher d’écouter la science en
expliquant que la science et le matérialisme sont non seulement dans l’erreur
mais dans l’amoralité et le mal. Ainsi les contrevérités les plus évidentes
propagées par ces pouvoirs politiques ne rencontreront plus de contradictions
de la part des scientifiques.
Le matérialisme scientifique ainsi attaqué doit se défendre.
Mais pour cela il ne lui suffit plus d’en appeler à la vieille rationalité
scientifique dont les arguments ont fini par s’user. Il lui faut s’appuyer sur
les développements les plus récents des sciences émergentes. Celles-ci, comme
le montre cet ouvrage, ne sont pas réductrices. Elles éclairent d’une nouvelle
clarté l’évolution du monde. Il s’agit toujours d’un monde sans Dieu, mais d’un
monde où certains des attributs traditionnels du divin se retrouvent dans les
formes les plus élaborées d’une « matière intelligente » qui semble en
cours d’apparition non seulement sur la Terre mais peut-être plus largement au sein de
l’univers. Les nouvelles explications matérialistes peuvent légitimer la
recherche du sacré et de l’amour qui a toujours caractérisé non seulement les
hommes mais sans doute aussi beaucoup d’animaux. Il s’agit de traits évolutifs
qui, au même titre que la capacité d’imaginer et de créer, ont permis jusqu’à
présent à certaines espèces d’étendre leurs habitats bien au-delà des niches
originelles.
Cet ouvrage vise à montrer que les nouvelles sciences et
philosophies dessinent des paysages dont la splendeur et l’inspiration
dépassent de beaucoup l’au-delà proposé par les religions. De nouvelles
définitions de la vie, de l’homme, de l’intelligence et de la conscience sont
en train d’apparaître. Sans nous éloigner de la nature, elles nous mettront
mieux en phase avec ce qui est peut-être le ressort profond de l’évolution
cosmologique.
À l’inverse, dans Pour un principe matérialiste fort,
Jean-Paul Baquiast, animateur fameux du site web des Automates Intelligents,
reprenant point par point les mêmes découvertes dans les mêmes disciplines,
aboutit exactement à la thèse inverse : pour lui, jamais n’a été démontré de
manière plus flagrante que l’athéisme (ou au moins l’agnosticisme sceptique)
est aujourd’hui la seule attitude philosophique possible - ouvrant à un avenir
vertigineux mais fantastique, où l’humain, enfin adulte, prendra la mesure de
tous ses possibles
Les fonctionnaires français se mettre au cloud computing.
Déjà brancher l’alimentation de leur portable pour le recharger, leurs sessions bureautiques ils ne comprennent pas ce que c’est et oublient en permanences leurs login et mots de passe, et excel c’est trop compliqué pour eux. Il travaillent avec leurs logiciels comme s’ils travaillaient encore avec du papier et des fiches en carton. Il y en a qui en sont à mettre une lampe sur leur écran et fermer les rideaux pour mieux voir l’écran. Déjà les faire passer au travail collaboratif en ligne, partager leurs données et documents entre services c’est illusoire, alors les faire passer au cloud, on va leur parler chinois et ils vont juste s’en servir pour leurs emails et continuer à faxer ce qu’ils pourraient envoyer en ligne.
Je les vois travailler à longueur de journée comme ça.
Mais il est vrai que c’est une révolution par laquelle on devra passer.
Au moins pour le télétravail à domicile, la souplesse de travail que cela apporte, les handicapés qui pourront bosser à la maison, etc
Un « pilote » derrière son écran et son joystick ne pourra jamais piloter un engin volant comme un vrai pilote le ferait à bord de son avion.
Les écran ne donnent pas tout le champs de vision d’un pilote à bord.
Le joystick ne rend pas les sensations de vol d’un véritable avion, les mouvements aérodynamiques et mécaniques induits, etc, le gars au joystick ne ressent pas ce que fait le drone, il n’a que des infos visuelles et pas de sensations réelles.
On est donc pas étonné qu’ils fassent des erreurs de pilotage des plus basiques qu’un pilote à bord ne ferait pas.